‹ La Ligue de l'enseignement [microforme] (volume 2)Chapitre 25 sur 39 · SAS · texte numérisé non relu

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fänts lui demandaient quelétait le programme dela Ligue; c'était toujours par des phrases vagues et sans conclusions qu’il répondait. (1)

«Ainsi donc, répondait un jour Jean Macé à une personne qui lui demandait: «Où est le Souvernement? I] en faut un!» Ainsi donc, pour résumer le sens de ma réponse à la question qui m'a été posée, qu’on n'attende Pas, pour entrer dans la Ligue, l'exhibition d'un pro. &ramme et la nomination d'un £&ouvernement. Qu’on y entre avec la volonté bien arrêtée de s'organiser entre soi, de se passer de Bouvernement et dese faire son programme soi-même. Ilne peut pas être le même partout, et l’on n’est pas des hommes tant qu’on a besoin d’aller demander aux autres ce qu’on a de meilleur à faire chez soi.» (Macé, Les Origines, p. 250.)

Rien de plus vague et de mieux fait en même temps pour exciter bon nombre d'individus à faire partie de la Ligue.

Mais lorsque grâce à ses officiers choisis avec grand soin, Jean Macé vit qu’il pouvait pousser de l’avant, il dirigea habilement les ligueurs à l'esprit de révolte contre l'Empire et surtout contre l'Église. Il montra l'Empire comme un gouvernement despotique, et la morale de l'Église catholique comme une cause naturelle d’abrutissement et d’asservissement des esprits.

(1) Comme l'ont fait les ligueurs de Montréal.

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