‹ La Ligue de l'enseignement [microforme] (volume 2)Chapitre 26 sur 39 · CT PR · texte numérisé non relu

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La morale, la grande morale régénératrice de l'esprit humain, devait naître spontanément et se maintenir avec l'appui de “la lecture et de l’écriture, considérées comme étant au dessus de toute controverse dans le trésor des connaissances humaines.””

Des bibliothèques, des bibliothèques libres surtout de toute vaine et importune censure, et la morale allait prendre un essor irrésistible !

Aux membres dela Ligue, Jean Macé répétait souvent le mot d'ordre: ‘ Nous sommes des faiseurs de lumière sans plus.”

Ces nombreux faiseurs de lumière crurent peu à peu qu'ils étaient eux-même la lumière! C’est alors que Jean Macé commença à exercer une réelle et néfaste influence.

Maître de ces Ligueurs qu’il menait comme des bêtes domptées, il prépara, aidé de ses frères les maçons, la chute de l’Empire et l'édification d’une république basée uniquement sur les principes maçonniques. Ce-dont il se vantait en 1877, comme nous l’avons vu plus haut.

L'Empire renversé et la République rétablie —et si bien entre les mains de la maçonnerie que tous ses Présidents, à l'exception de McMahon et peutêtre de Casimir Périer, ont appartenu à l'Ordre du Grand-Orient — la tâche devenait facile.

Il est vrai que l’on mit encore dix ans pour en arriver à un résultat sérieux. Mais dix ansn'étaient pas de trop pour mener à bien la campagne entreprise contre la loi de 1850, dite loi Falloux, qui accordaïit la liberté de l'enseignement.

C'est dans l'intervalle de ces dix années que Jean Macé mit en œuvre toute Sa ruse, toute son astuce, tout son art de tromper et de mentir à l'exemple de celui qu’il donna Pour patron à sa Ligue, le F... Voltaire.

Enfin aidé des Paul Bert, des Jules Ferry, des Gambetta, des Steeg, etc. etc., en un mot de toute

la maçonnerie il réussit au-delà de toutes ses espérances dans ses vastes projets de réforme scolaire. Nous allons le voir.

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