‹ La Ligue et Henri IVChapitre 34 sur 37 · Chapitre I, p. 1 et 2. Les ArcHvesdu Fafican révèlent · texte numérisé non relu

Chapitre I, p. 1 et 2. Les ArcHvesdu Fafican révèlent

deux faits curieux : Charles IX, le 6 septembre, demanda au pape le prix du massacre, un prêt de cent mille écus. Déjà le 2 septembre, huit jours après la mort de Coligny, son parent, M. de Montmorency, avait tiré de Charles IX une abbaye dont Coligny avait les revenus.

Le nonce écrit au pape que le roi* se lue. à la chasse ; depuis peu il a éreinté cinq mille chiens, et il crevé pour trente mille francs de chevaux par an. Le cardinal db Lorraine craint extrêmement un arrangement et conseille un nouveau massacre. — Le roi trouve des hommes cachés dans son Louvre (29 avril 1574>). — Dans la nuit du 9 mai, la vieille reine s'imagine qu^on a mis de la poudre sous son lit pour la faire sauter; elle cherche et ne trouve rien. — Le roi meurt, et les évêques viennent demander à la régente ce qu^il a dit en mourant. Elle répond spirituellement : « Que vous résidiez dans vos diocèses. » — Sa misère est grande cependant; les cardinaux de Lorraine, de Bourbon et d'Est se cotisent avec d'autres prélats pour lui procurer cent écus (22 juin 1574).

— Enfin Henri III arrive. Le nonce en -fait le plus lamentable portrait, n dit : • Il est faible et luxurieux ; il n'aura pas de postérité. Quand il passe une nuit ou deux avec ime femme, il reste hm't jours au lit. >

— Un autre écrit : « C'est un jeune homme aussi jeune d'esprit qu'on puisse imaginer, une créature paresseuse et voluptueuse qui passe sa vie à niaiser au lit. Il a peu de mois k vivre, etc. » — La mère et le fils écrivent au pape de longues lettres, radoteuses et pleureuses, pour demander de Targeni Le pape offre dix mille francs. {Archives de France, extraits des Archives du yaiican, carton II, 388^)

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