‹ La limitation des armements navalsChapitre 27 sur 58 · D CL · texte numérisé non relu

D CL

Précédemment, nous avons vu, à la conférence de Genève de 1927, et après le compromis naval franco-anglais, à quel point étaient opposées les thèses anglaises et amcricaines. En 1929, la conciliation des deux points de vue différents devait mettre un terme à cette opposition.

Deux faits nouveaux allaient, en effet, permettre ce rapprochement : d’une part le pacte de Paris ou pacte Briand-Kellogg (1), signé le 27 août 1928 et entré en vigueur au mois de juillet 1929, par lequel les nations du monde prirent l’engagement solennel de renoncer à la guerre « en tant qu'instrument de politique internationale », d'autre part le changement d’opinions en Angleterre qui a donné le pouvoir au parti travailliste. Celui-ci eut, dès le début, à se débattre parmi des difficultés intérieures particulièrement graves telles que le chômage. Prenant la direction des affairas publiques alors que sévissait une lerrible crise économique et financière, il lui fallait à tout prix, pour consolider sa situation, un succès extérieur.

M. Mac Donald estimant qu’un accord préliminaire sur les divergences anglo-américaines était indispensable pour permettre un accord général sur les constructions navales entama, alors, des négociations, et n’hésita pas à rendre visite au président Hoover pour arriver à concilier les thèses anglo-saxonnes.

Le Gouvernement Britannique, le 7 octobre, prit l’initiative d'inviter les gouvernements des principales puis-

() Voir L'Esprit International : octobre 1929. N. Politis « Le Pacte Briand-Kellog se borne à mettre la guerre hors la loi et à obliger les Etats qui y ont adhéré à substituer à la force des moyens de règlement pacifiques pour résoudre les conflits, sans rendre efficaces cette obligation puisqu'il ne complète pas les sanctions insuffisantes du pacte de la S. d. N.

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