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pect absolu de la lettre et de l'esprit du pacte en considérant la limitation des armements non comme un problème technique mais politique et moral. Il fallait dissiper les inquiétudes, assurer la coopération: ce n’est certes pas de notre faute si cette coopération est encore mal coordonnée. En conséquence la thèse soutenue par la France est qu’il est nécessaire pour réaliser une limitation des armements que les pouvoirs de la S. D. N. soient de plus en plus affermis. Nous avons, il faut le reconnaître, sans cesse travaillé à l’affermissement de ces pouvoirs et si ceux-ci sont loin de présenter le degré de fermeté indispensable il n’y a point là de notre faute.
Pour terminer cette étude, nous dirons que pour réaliser un désarmement naval véritable, digne de ce nom, il faut avant toute autre chose assurer aux états la sécurité et reconnaître la liberté de circulation des navires de commerce, en temps de guerre comme en temps de paix. Tant que l’on ne se décidera pas à organiser la sécurité et la liberté des Mers, on pourra parler de limitation des armements navals mais aucun désarmement ne sera possible.
Vu : Le Président :
DE GEOUFFRE DE LAPRADELLE
Vu : Le Doyen :
H. BERTHÉLEMY.
Vu et permis d'imprimer :
Le Recteur de l’Académie de Paris :
CHARLÉTY.
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