‹ La limitation des armements navalsChapitre 51 sur 58 · PAIN · texte numérisé non relu

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aticignant la Hinite d'age entre 1934 et 1936, allaient remettre cet accord en question, car, tandis que les Gouvernements Anglais et lialien désiraient laisser à la conférence de 1935 le soin de fixer ce point, ie Gouvernement Français, invoquant des motifs de sécurité nationale, ne voulait pas renvoyer à une dale aussi lointaine la solution de la ques- Uon et revendiquait le droit de mettre en chantier dès 1934 le tonnage destiné à remplacer en 1937 les 85.357 tonnes d'unités vieiilies. Ainsi la soudure entre 1936 et 1937 aurait été faite et la marine française serait restée proportionnellement la même après qu'avant. Sinon notre supériorité serait tombée de 229.467 tonnes en 1936 à 144.110 tonnes en 1937, supériorité insuffisante par rapport aux besoins différents des deux sœurs latines car nous avons non seulement à garantir nos communications en Méditerranée entre la Métropole et l’Afrique du Nord, mais encore à protéger notre empire colonial dispersé dans quatre continents.

La Grande-Bretagne et l'Italie repoussèrent les revendications de ia France en déclarant que l'interprétation française allait à l’encontre du but de l’accord, qui avait été de mettre un terme jusqu’au 31 décembre 1936 à toute course aux armements en Méditerranée. Cependant, à Rome comme à Paris, chaque Gouvernement faisait valoir l’importance des sacrifices par lui consentis à la cause de la paix.

Depuis le mois de mai, le comité de rédaction de l’accord de Rome n’est pas arrivé à terminer utilement ses travaux. D'ailleurs il ne faut pas oublier que l’accord du 1* mars 1931 n’était que provisoire et devait recevoir l'approbation des Etats-Unis et du Japon, signataires du traité de Londres. La conférence de 1932 allait reprendre la question dans son ensemble.

Avant que s'ouvre la Conférence du désarmement, le

conseil de la S. D. N. avait invité les gouvernements qui doivent y prendre part à faire parvenir au Secrétariat Général avant le 15 septembre certains renseignements sur l’état de leurs armements et toutes indications de nature à éclairer à leur sujet la Conférence de 1932.

C’est ainsi que le 15 juillet 1931 le Gouvernement Français lui envoya son mémorandum qui constitue un exposé succinct de la doctrine française. Il rappelle que nous possédons un empire peuplé de 60 millions d'habitants ct d’une superficie égale à 23 fois celle de la Métropole, soutient une fois encore l’interdépendance des trois grandes catégories d’armements, exprime l’espoir que d’ici février 1932 un arrangement convenable permettra à la France et à l'Italie, en plein accord avec la communauté de nations britanniques, de définir pour quelques années leurs constructions dans un Modus vivendi provisoire susceptible de faciliter les travaux de cette Conférence, enfin il donne le chiffre global du tonnage français en service et en construction au 1° janvier 1931 qui se répartissait à cette date de la manière suivante:

Bâtiments de ligne soumis aux règles

de Washington ........ RP M PEN Le 133.134 tonnes Bâtiments de ligne non soumis aux rè-

ésode Was RINg ONE Tr TM ENS ERTTOE 52.791 — Porie-ferohels nel use 22.146 — Croiseurs de 1'* classe (non compris les

12.539 tonnes de l’Edgar-Quinet) ...... 124.424 — BA ENIB M lÉSerS EN PE ES UE 198.233 —

SOHS=NATIDS TT Er SR EST OTESTOR

Le 2 février s’ouvrait à Genève la Conférence du Désarmement. Il serait prématuré de parler de son œuvre, mais nous Gevons indiquer qu'avec elle la question de la limitalion des armements est parvenue à un point critique, car si la Conférence échoue, ce sera là une véritable catastrophe pour {a $S. D. N. qui perdrait par cet échec la confiance des peuples. Ce serait, il faut le dire, une catastrophe pour le monde entier.

Depuis l’ouverture des débats, le fait le plus important a été le dépôt sur le bureau de la Conférence par le Gouvernement Français d’un plan de sécurité et de désarmement assez complet le 14 novembre 1932, mais avant d’en parler, il nous faut signaler qu’au mois de juillet notre Gouvernement avait enfin autorisé la mise en chantier du cuirassé Dunkerque (4) de 26.500 tonnes portant des canons de 330 m/m, capable de réaliser 28 à 29 nœuds, fortement protégé et qui est estimé à environ 650 millions de francs.

Les Anglais, les Américains et les Allemands s’efforcerent alors de démontrer le caractère nettement offensif de cette nouvelle unité dont notre Gouvernement venait de décider la construction. Les premiers semblent oublier qu’ils possèdent les navires les plus puissants du monde, le Nelson et le Rodney construits en 1925, armés chacun de 9 canons de 406 m/m, de 12 pièces de 152 m/m, 6 de 120 m/m, 4 de 47 m/m, 8 de 37 m/m, 15 mitrailleuses, 2 tubes lance-torpilles de 533 m/m, dont le poids de la bordée représente près de 9 tonnes, pour une portée de 32 kilomètres. De leur côté, les Allemands oublient leur fameux « cuirassé de poche », produit du désarmement, le Deutsch-

(4) Le Dunkerque est destiné à constituer une réponse « au bâtiment de ligne de poche » allemand. Voir Revue Maritime, janvier 1935 20-102

land, armé de 6 pièces de 280 m/m dont les qualités balisiiques seraient équivalentes à celles des 396 ordinaires el dont la poriée atteint 30 kilomètres, dépassant de 6.000 mètres celle de nos 203. En outre, les Allemands oublient qu'ils ont non seulement lancé le Deuschland, mais aussi mis en chantier deux autres unités (les croiseurs-cuirassés B et C). Le croiseur-cuirassé C, destiné à remplacer le vieux navire de ligne, le Brunswick, est un perfectionnement du croiseur-cuirassé B (Preussen), en cours de construction depuis 1930, comme ce B était déjà un perfectionnement du croisceur-cuirassé À (Deutchland) mis sur cale en 1928 et achevant actuellement ses essais. Le C, comme ses deux frères aînés, censé ne représenter que 10.000 tonnes, limite autorisée par le traité de Versailles, jaugera en réalité 15 à 14.000 tonnes. Susceptibles d'atteindre une vitesse de 28 à 29 nœuds, ces croiseurs-cuirassés se joueront de nos cuirassés anciens types Bretagne ou Jean-Bart qui, s'ils sont mieux armés et plus protégés, ne peuvent dépasser 21 nœuds. En outre portant chacun 6 canons de 280 m/m, lançant à 20 kilomètres des obus de 350 kilos, étant suffisamment cuirassés pour résister aux obus des canons de 203 m/m de nos croiseurs modernes de 10.000 tonnes, ils pourront mettre ceux-ci hors de combat en quelques minutes, Ainsi nos croiseurs Foch, Dupleix, Algérie, insuffisamment protégés, au lieu de pourchasser les croiseuns allemands n’auront en cas de rencontre qu’à s'éloigner au plus vite en profitant de leur vitesse supérieure puisqu'ils peuvent atteindre 32 nœuds.

Enfin les trois croiseurs-cuirassés allemands pourront constituer une division homogène et entraînée au plus tard en 1936 car s’il a fallu quatre années pour achever le A il n’en faudra certainement pas plus pour terminer et mettre

AVS.

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au point le B d’abord et le C ensuite, chacun d’eux pouvant profiter des expériences faites sur son prédécesseur.

Ainsi donc, en ne perdant pas une minute et en allant aussi vite que les Allemands, on peut espérer voir le Dunkerque achevé en 1936. Mais il ne nous faut pas oublier que, s'il sera capable d’affronter deux des trois croiseurs-cuirassés allemands, il ne saurait pouvoir faire face aux trois en même temps.

Si notre Dunkerque en effet comporte 8 canons de 330 m/m dont chaque projectile pèse 500 kilos ce qui lui permet de lancer à la fois 4.000 kilos d’obus, ses 8 canons sont répartis en 2 tourelles quadruples, il ne peut donc s’attaquer qu’à deux bâtiments différents à la fois. S’il rencontre les trois croiseurs-cuirassés allemands type Deutchsland, il lui faudra non seulement encaisser tout seul 6.300 kilos de projectiles ennemis alors qu’il ne pourra en envoyer que 4.000 à deux seulement de ses adversaires (soit 2.000 pour chacun d’eux) et pas du tout au troisième, mais encore ce troisièmelà pourra exécuter contre lui son tir comme à l’exercice. De plus la vitesse du tir des canons de gros calibre étant généralement en raison inverse du poids du projectile, il y a beaucoup de chances pour que les salves allemandes puissent se répéter à intervalles plus courts que les salves françaises. fi

Ce danger est bien montré dans La Bataille de l'Océan, que vient de publier M. F. Boverat.

On peut alors s’indigner contre ceux qui nous reprochent d’avoir décidé la construction d’un seul Dunkerque pour nous défendre le cas échéant contre trois Deutschland.

Et maintenant, avant d'achever notre étude sur la « limitation des armements navals », nous allons brièvement indiquer la teneur du plan constructif français, plan d’or-

ganisation de la paix, présenté à la Conférence Générale du Désarmement le 14 novembre 1932 parce que l'initiative française est assurément la plus importante qui ait été prise jusqu'ici dans le domaine que nous étudions. Le chapitre IV de ce mémorandum du 14 novembre 1932 s'exprime en ces termes: (5).

« En matière navale, les solutions à envisager, soit dans l’ordre de la sécurité, soit dans celui de la limitation et de la réduction des armements, se place nécessairement dans un cadre général commun à toutes les puissances mari- ‘times. Mais la conclusion, à la conférence de Washington, de l’accord du Pacifique qui permit la signature du traité naval de 1922, a clairement montré l’avantage d’ententes régionales de caractère politique, destinées à faciliter la réduction des flottes de combat. Si tel a été l’effet d’un aacord limité dans sa portée à quelques restrictions concernant l’usage des bases navales et à un simple engagement de consultation entre les signataires, il est permis de penser que des réductions de tonnage sensiblement plus importantes, seraient facilitées par des accords organisant, avec toutes les précisions nécessaires, la coopération des flottes dans des cas analogues à ceux qui sont visés à la section À du Chapitre III. La remarque vaut, en particulier, pour le cas où serait conclu entre les puissances navales intéressées un pacte méditerranéen.

« Quoi qu'il en soit, selon l’esprit des propositions Hoover, en matière d’armements navals, comme en matière d’armements terrestres, l’dssentiel des réductions devra porter sur les classes de bâtiments qui ont été reconnues,

(5) Voir le plan constructif français paru intégralement dans Le Temps du 16 novembre 1932.

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comme les plus offensives, par la réduction qualitative des caractéristiques actuellement fixées pour certains types de navires de guerre.

« Quant aux réductions quantitatives et puisque d’après les termes de la proposition Hoover, « les armements navals mondiaux se sont développés entre les diverses nations selon des proportions réciproques », il ÿ aura lieu de rechercher des réductions de tonnage « concrètes et positives » laissant intacte cette relativité.

« En conséquence, sous réserve d’un régime spécial pour les flottes dont le tonnage global n'excède pas 100.000 tonnes, le pourcentage uniforme de réduction qui sera admis devra s'appliquer aux tonnages globaux déclarés en 1931 par les différentes puissances navales en réponse au questionnaire du Conseil de la S. D. N. sur l’état de leurs armements.

€ IL n’y a pas lieu, au point de vue armements de distinguer, pour les forces navales, entre les forces générales et les forces spécialisées. Mais pour compléter sur mer l’action prévue sur terre par le chapitre III, section B II, chaque puissance contractante disposant de forces navales devra, au premier appel de la $S. D. N. fournir le secours de première urgence auquel aura droit tout état victime d’une agression dans les conditions prévues au chapitre IIT, section A. Ce secours comprendra une proportion de navires de chaque catégorie, proportion déterminée à l’avance par la convention. »

En résumé, en matière navale, le plan constructif français, constatant que le traité naval de Washington de 1922 a clairement démontré l’avantage d’ententes régionales de caractère politique destinées à faciliter la réduction des flottes de combat, tel l’accord du Pacifique, préconise des

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accords organisant avec toutes les précisions nécessaires, la coopération des flottes dans des cas déterminés, ce qui vaudrait, est-il dit, « pour le cas où serait conclu entre les puissances intéressées un pacte méditerranéen ». Il est à souhaiter que cette idée soit comprise comme elle doit l’être à Londres et à Rome.

Aujourd'hui il faut espérer que la Conférence du Désarnement de 1932 aboutira à un résultat, sans «cela ce serait .la faillite de la S. D. N. en même temps que de l’idée du désarmement. Mais il ne faut pas croire qu'avec cette conférence, la limitation des armements sera définitivement fixée. La convention à laquelle on aboutira, en cas de succès, ne constituera jamais qu’une première étape, le premier pas dans la voie du désarmement, et aura surtout pour objet d'arrêter toute reprise de nouvelles courses aux

armements.

Conclusion

La limitation des armements, question capitale du moment présent devrait être l’objet des efforts de tous les Gouvernements. Pourquoi donc? Parce que, ce n’est que par une limitation conventionnelle que l’on empêchera désormais toute nouvelle course aux armements, génératrice de guerre, que l’on atténuera peu à peu les rivalités entre états et que l’on développera la confiance nécessaire au maintien de la paix. Et aussi, parce qu’en limitant les armements de chaque Etat, aucun d’eux ne pourra à lui seul disposer de forces supérieures à celles de la collectivité, et ainsi pourra jouer, sans charges excessives, « l’action commune » contre tout agresseur.

D'autre part la question de la limitation des armements est d’une importance capitale par rapport à la crise économique et financière particulièrement aiguë à laquelle presque tous les pays s’efforcent de trouver en ce moment une solution, car l’on ne saurait vraisemblablement nier que l’une de ses causes essentielles a précisément été le fardeau financier des armements et des guerres passées. Celui«ci en effet n’est-il pas l’une des principales causes du déséquilibre budgétaire d’un grand nombre de pays?

Peut-on dès lors conclure sur un problème aussi com-

plexe et aussi vaste que celui que nous avons abordé? Peuton conclure tant que le désarmement moral, état d’âme individuel et collectif tendant à substituer les moyens rationels à la force pour le redressement de la justice, l’élément prépondérant de ce problème, n’aura pas été obtenu, tant que le désarmement économique, or nous sommes en pleine ère protectionniste, n’aura point fait de progrès, tant que chaque nation ne verra, à tort ou à raison, chez ses voisines, que la mauvaise foi et la ruse en vue de réarmer ou de surarmer pour des raisons de prestige et d’hégémonie, enfin surtout tant que la sécurité sans laquelle tout désarmement est impossible ne sera pas pleinement garantie à tous sans distinction par des sanctions appropriées et efficaces. !

Aujourd’hui, alors que la dernière guerre vient de démontrer l’importance vitale de la puissance maritime au point de vue éconornique, on peut dire que le rôle essentiel, sinon exclusif, des marines de guerre est d’assürer ou d’interrompre les communications maritimes surtout d’ordre économique, que leur principal objet est de conférer à la puissance qui en dispose l’arme si redoutable du blocus économique ou d’en interdire la disposition à la flotte adverse. En conséquence l’importance des marines de guerre devrait être proportionnée aux pouvoirs qui leur sont reconnus au regard des navires marchands et du commerce neutre où ennemi. Leur importance devrait être en raison directe de ces pouvoirs, augmenter ou diminuer nécessairement avec eux. (1).

Cest d’ailleurs ce qu’admet l’Amiral Castex lorsqu'il

(1) Voir Revue des Vivants : numéro de novembre 1929 : J. Lyon : Le désarmement Naval,

écrit: « Si l’on écarte la possibilité de capturer, de saisir ou d'arrêter la propriété ennemie sur mer, navires ou marchandises, si l’on respecte la propriété privée neutre, même si elle est formée de contrebande à destination de l’ennemi, en quoi consistera la sanction du contrôle des communications maritimes? Ne supprimerons-nous pas une bonne partie des effets de la maîtrise de la mer? Avec ce système les flottes de guerre ne seraient plus d’aucune utilité. Il n’y aurait plus qu’à les désarmer. Elles ne pourraient plus servir qu'à vider en champ clos, avec la force militaire ennemie, uné querelle dont l'issue n’affecterait ultérieurement que les opérations contre les côtes ».

C’est en effet dans le principe de la liberté des Mers que se trouve la véritable solution de la question des armements maritimes.

Or, dans les années qui suivirent la guerre, loin de rechercher à s’entendre sur l’application de ce principe, la imitation des armements navals ne fut pour les deux puissances anglo-saxonnes qu’un moyen de régler leur rivalité maritime. C’est ainsi qu’à Washington et à Londres on s’est beaucoup plus préoccupé de résoudre la rivalité navale entre les Etats-Unis et l’Angleterre et de répartir entre ces deux nations la maîtrise des mers que de chercher à dégager les conditions d’un désarmement naval général. Depuis 1920 nous avons vu les diverses conférences s’efforcer avant tout de partager entre ces deux pays la domination des mers. Aussi le désarmement naval, subordonné à la solution du problème de la liberté des Mers a peu progressé.

Cela vient de ce que le véritable problème n’a jamais été abordé dans aucune de ces conférences.

Deux conditions semblent en effet nécessaires pour qu’une réduction des armements navals devienne possible:

tout d’abord, qu'indépendamment des zones avoisinant plus ou moins étroitement les territoires bloqués, la circulation des flottes de commerce soit désormais libre en haute mer, et d'autre part que soient définies les conditions et formalités à la suite desquelles des blocus tenus pour’ légitimes seraient opposables à toute puissance.

Ainsi donc le problème de la liberté des Mers domine l’organisation générale de la paix. Une solution s’impose si l’on veut que l’œuvre entreprise jusqu'ici, au prix de quels efforts, ne demeure point vaine.

Assurément la meilleure condition serait de reconnaître la liberté absolue des Mers en temps de guerre comme en temps de paix, car ainsi toutes les nations, petites et grandes, se trouveraient placées sur un pied d'égalité. En limitant le champ d’action des forces navales, on diminuerait par là les besoins en tonnage et l’on résoudrait de la façon la plus catégorique le problème de la réduction des armements navals, car les pays n’ayant plus à protéger leur commerce et leurs communications d'outre-mer n’auraient plus besoin d’entretenir des flottes de guerre aussi puissantes. Maheureusement le problème de la liberté des Mers est aujourd’hui encore sans solution et c’est là le véritable obstacle au désarmement et à l’organisation de la sécurité.

Enfin il ne faut pas oublier que la limitation des armements est dans le cadre de la S. D. N. une question inséparable des autres et qui dépend avant tout de la politique, que c’est un problème qui ne saurait être résolu si les états n’obtiennent pas la sécurité. En un mot l’augmentation de la confiance est une condition préalable à toute limitation des armements.

On doit reconnaître à la France d’avoir tout fait pour augmenter cette confiance en cherchant celle-ci par le res-

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