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et des muscles abdominaux n’est point nécessaire pour les produire, elle nè saürait même y concourir; ils sont seulement l'effet des mouvements de l’æœsophage ;
3 Enfin dans les cas de compression de l'estomac; d'obstruction et de squirrhe de l'orifice supérieur de ce viscère ou de l’æsophage les matières rejetées par le vomissement doivent être sans odeur ou n'avoir que celle qu’elles avaient quand elles ont été avalées.
D’autrelois l'affection s’est manifestée uniquement par des signes gastriques. Le diagnostic du cancer de l’estomac ou du pylore a été porté. Le malade est guéri. L’obstacle gastrique est supprimé Soit par gastro-entérostomie, Soit par gastrectomie et dans les jours qui suivent survient un syndrome d’occlusion intestinale qui emporte le malade et signe la participation de l’intestin au processus linitique. Tel est le cas rapporté par Bensaude et Ockinczyc, dans l'observation suivante.
Obs. 13. — Rétrécissements cancéreux multiples de la partie sous-diaphragmatique du tube digestif (BENSAUDE et Ocxinczyc. Cas I. Congrès internat. de Méd. de Lisbonne, 1905).
R. âgé de 38 ans, employé, entre le 20 juillet 1905 au n° 39 de la Salle Behier à l'hôpital St-Antoine (sérvice du Prof. Hayem).
Sa mère est morte d'un cancer de l'utérus et son grandpère paternel d’un cancer de l'estomac.
R... N'a jamais fait de maladies sérieuses. Il ne souffrait habituellement pas dé troubles digestifs.
Il lui arrivait, très rarement d’ailleurs, d'avoir un vomissement suivi de diarrhée, après un repas copieux.
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Depuis 18 mois, le malade avait beaucoup augmenté de poids, au point d'en être effrayé. Il fait remonter le début de sa maladie actuelle au 30 avril 1905. Etant à déjeuner chez des amis, il éprouve subitement une douleur vive au creux de l'estomac, suivie d'un abondant vomissement. Puis tout rentre dans l'ordre et il n'éprouve aucun nouveau trouble digestif jusqu’au 7 mai, malgré des écarts de régime, fréquents à cette époque.
Du 8 au 10 mai, il éprouve un malaise général, avec troubles digestifs vagues, qui l’obligent à consulter le médecin de la compagnie. Celui-ci ordonne une purgation (magnésie) et institue une régime de viandes blanches. Pendant quelques jours ce régime est bien toléré, mais une nuit, R. est pris de douleurs violentes qui ne se calment qu'après des vomissements abondants. Le médecin consulté le lendemain le met au lait, aux œufs et au jus de viande.
Pendant une dizaine de jours, le malade se trouve assez bien et reprend son service. Au commencement de juin 1905, l'état de malaise ayant reparu malgré le régime rigoureusement suivi, le médecin lui prescrit 5 jours de repos. Ce repos lui réussit si bien que le malade retourne à son buréau avant l'expiration de son congé.
Fin juin, à la suite d'un repas composé de rosbeef et de petits pois, il est pris dans la nuit à deux reprises de vomissements abondants sans douleurs violentes. Depuis ce moment, vomissements alimentaires, chaque après-midi malgré un régimé sévère. À partir du 3 juillet régime lacté absolu. Le 8 juillet il revient plus tôt que de coutume se sentant malade, et il rend 3 cuvettes d'un liquide sale, bien qu'il n'ait antérieurement ingéré que du lait. Il quitte son travail : repos, régime lacté, eau chloroformée et fleur d'oranger. Malgré ce traitement, vomissement quotidien, entre 5 et 7 heures. Nausées. Pas de douleurs stomacales, pas de fièvre.
13 juillet, le médecin fait le diagnostic de cancer de l'es-
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tomac et conseille l'opération. Le képhir, ordonné, est mal toléré. On reprend l'usage du lait dont le malade n’absorbe guère qu'un litre par jour.