‹ La Linte Plastique Gastro-IntestinaleChapitre 30 sur 39 · SANG · texte numérisé non relu

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l'usage des boissons, pour ne pas croire que celles-ci n auraient pas eu letemps de parvenir jusqu'à l'estomac. Je conjecturai que ce même viscère était comprimé.par les intestins distendus, gonflés et obstruës et que cette compression offrait un obstacle invincible à l'entrée des boissons. J'avoue que je ne soupçonnais aucun vice à l’æsophage.

L'ouverture du corps fut faite par M. Baget, maître en chirurgie. Il observa ce qui suit :

1° Un épanchement d'une eau jaunâtre extrêmement fétide dans la cavité du bas-ventre à la quantité d’environ 3 seules pointes ; ne ‘20 Le pancréas absolument squirreux ;

3° Le foie paraissait dans un état parfaitement sain et d’un volume ordinaire,mais sa substance était extrêmement molle et friable, cédant aisément à l'impression du doigt el se réduisant en une espèce de pâte molle et grenue ;

9 La vésicule du fiel, les reins et la rate dans l'état naturel et cette dernière extrêmement petite ;

5° L’æsophage comme racorni et entièrément squirreux, toute sa circonférence vers son union à l'orifice inférieur de l'estomac et à un travers de doigt au-dessus et dans cette portion sa cavité presque oblitérée.

6° Une liqueur d'un jaune clair contenue dans la cavité de ce canal ne présentant rien de sanieux ni de purulent

7” L’orifice intérieur de l'estomac, absolument squirreux dans toute sa, circonférence et des concrétions squirreuses qui s’étendaient jusqu à environ 2 travers de doigt autour

de cet orifice ;

8° L'estomac vide paraissant dans l’état naturel maisextrémement flasque et rapetissé et comme écrasé sous le poids des intestins ; Ë | z

9 Le pylore absolument dans l’état naturel;

10° Les intestins grèles squirreux dans presque toute leur étendue, leurs parois fort épaisses, fort dures, comme racornies, et-leur cavité très rétrécie ; j

11° Les gros intestins dans un état de phlogose sur la plus grande partie de leur étendue, présentant quelques taches noires que nous avons regardées comme gangreneuses ;

42° Nul vestige d'air dans la cavité du bas-ventre ni dans celle des intestins.

Il résulte de cette observation que les vomissements fré-

quents et la couleur brune des matières qu'on rejette par le vomissement ne sont point des symptômes pathognomoniques du squirre du pylore, ainsi qu'on le croit assez communément, puisque dans le cas dont il est ici question, j'ai observé ces deux symptômes et cependant le pylore était dans l’état naturel.

Il en résulte encore que la fréquence des vomissements peut dépendre de plusieurs autres vices, comme du squirre de l’æsophage, du squirre de l’orifice cardiaque de l’estomac, de la compression de ce viscère par les intestins distendus, gorgés et tuméfiés, du squirre du pylore, de la compression et du rétrécissement de l'intestin duodénum.

Enfin, cette observation peut servir à nous faire distinguer les différents vices pouvant donner lieu à ces vomissements : «

4° Dans les cas de compression, l’obstruction de squirre, de rétrécissement de l'intestin duodénum, ainsi que dans celui du squirre du pylore les boissons sont reçues librement dans l'estomac; elles y séjournent quelque temps, par conséquent, les vomissements ne doivent point suivre immédiatement i’usage des boissons. Au contraire, dans le cas de compression de l'estomac, d'obstruction ou de squirre, soit de l’orifice supérieur de ce viscère, soit de l'æsophage, les boissons ne peuvent point parvenir jusque dans la cavité de l'estomac ; elles doivent donc être rejetées beaucoup plus tôt, même presque toujours dans l'instant où elles ont été avalées, ainsi qu'il est arrivé dans le cas qui fait le sujet ;

20 Dans ce dernier cas les vomissements doivent se faire sans effort ; l’action simultanée de l'estomac, du diaphragme

MAYRARGUE È 6

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