‹ La Lithase Du Cholédoque: Sans IctèreChapitre 37 sur 54 · Formes latentes · texte numérisé non relu

Formes latentes

Les observations I, IT, IT et IV montrent qu'il y a des formes tout à fait latentes où l’obstruction calculeuse du cholédoque ne s’accuse par aucun symptôme et n'est qu'une trouvaille d'autopsie. Il s’agit là d’un fait bien connu et sur lequel insistent tous les auteurs classiques.

Sans doute, dans les cas que nous avons reproduits plus haut, une palpation attentive de l'abdomen aurait pu déceler l'existence d’un point douloureux cholédocien, ainsi que nous le décrirons plus loin, surtout quand il s'agit de calculs volumineux tels que ceux des observations [I et Il; mais, comme il n'y avait aucune raison de pratiquer une semblable exploration, ils sont demeurés complètement ignorés, et ils méritaient de l'être, puisqu'ils ont pu êlre tolérés pendant de longues années sans entraîner de troubles appréciables de la santé.

L'âge avancé de ces malades est à retenir, car il constitue une circonstance adjuvante importante, grâce à laquelle la lithiase a pu évoluer silencieusement. Il est certain, par exemple, qu'une complication péritonéale de l’obstruction calculeuse, analogue à celle de l’observation IIT, n’a pu passer inaperçue qu’en raison de l’état de sénilité accusée de la malade « vieille femme gâteuse ». Dans un autre organisme moins déchu, plus apte à réagir et à sentir surtout ses réactions, elle se serait manifestée

sans doute par des symptômes qui auraient attiré l'attention sur l'abdomen et commandé son examen. Nous verrons plus loin en étudiant les formes frustes, les résultats que eelui-ei peut fournir, toutes les fois qu'on trouve, dans les troubles de l’état général et les perturbalions des diverses functions de l'économie, une raison de le pratiquer.

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