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CHAPITRE IV

Les traducteurs et les paysagistes.

La « vieille garde » de la lithographie.

Après Raffet, la lithographie reste en possession d'un instrument admirable et de recettes raffinées dont on pouvaitaugurer un avenir autrement brillant encore. Il n’est point facile d’expliquer comment le mouvement tourna de court tout à coup; le fait est cependant que les artistes originaux s’en détachèrent vite et que, de la pléiade du règne de Louis-Philippe, il restait à peine dans les premières années de Napoléon III quatre ou cinq survivants fatigués, désorientés, et bien près de quitter la bataille. Il semblait que les événements politiques eussent cette fois manifesté leur influence dans le sens rétrograde. Les belles inventions d’auparavant n’apparaissent plus, soit que l’eau-forte un peu revenue à la mode eût accaparé les meilleurs esprits, soit que la marche fantaisiste en avant eût été arrêtée par l’autorité moins pacifique des nouveaux maîtres. Ce qui n’avait été jusque-là qu’une des manifestations les moins vivantes de la lithographie, la traduction de l’œuvre peinte, prend alors un développement considé-

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