DE FEURE. - HERMANN PAUL. — WEBER. - JEANNIOT
De Feure s’est exercé abondamment dans la lithographie en couleurs. Il y a cherché et travaillé en divers sens. La manière qui paraît lui être plus personnelle et le caractériser, se retrouve dans la série sous ce titre : L Amour libre. Des tons plats, mais de coloris monté, s’enferment dans des lignes soucieuses de l’arabesque et produisent un arrangement d’ensemble.
Hermann Paul également s’est servi avec adresse des aspects multiples de la lithographie en couleurs. Il est familier avec les petites ressources du métier : crachis, teintes plates, estompages ou taches franches. A côté du mérite habituel d’observation et du sens caricatural de l’artiste, il y a des recherches personnelles indiquant qu’il se complaît dans le procédé choisi. Certaines de ses pierres montrent une notation un peu crue mais réelle des tons.
Weber lui aussi a de la diversité dans ses estampes : certaines claires, d’autres plus foncées. Ces dernières semblent davan-
tage lui être typiques. Le travail est très poussé , seulement se rehaussant par endroits de quelques teintes.
On peut dire presque même chose de Jeanniot. Plutôt des lithographies, d’un crayon consciencieux d’ailleurs — faites d’après sa peinture, et nuancées après coup. De là une série d’opérations qui ne sont guère pour faciliter l’expression directe d’une émotion ressentie et donnent à ses estampes un air chargé. Jeanniot, artiste sérieux mais un peu lourd et sombre en ses toiles, reste le même dans la lithographie en couleurs.