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Elles ont pour auteur le R. P. Henri Tricard, S. J.
Blasé ? Un acte, en vers.
Nuit d' ne “7,6
Vitus (Le his sanglant) Drame en 4 actes, en vers.
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a LE ms
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La Mennais. Un acte, en vers.
Palestrina. Tableau lyrique.
Ces brochures sont en vente à Paris, chez Retaux-Bray, 82 rue Bonaparte.
On trouve à la même librairie :
Loc’h Maria. drame splendide en trois actes, en vers, par le R. P. V. DeLaporte, S. J.
An account of the battle of Chateauguay, by W. D. Lighthall, M. À., with some local
and personnal notes, by W. Patterson, M. À., Montréal. 1889. Drysdale & Co.
(Le Monde Illustré ).
Le mouvement littéraire s'accentue de plus en plus. Chaque jour arrive un nou vel ouvrage.
C’est étonnant, maïs on dirait que Français et Anglais se sont donné le mot pour produire le plus possible, comme si un cataclysme effroyable devait anéantir bientôt vainqueurs et vaincus ! ‘
Hélas ! il faut l'avouer, dans cette joute pacifique, ce sont nos concitoyens d’une autre origine qui remportent la palme.
La chose s’explique aisément par le fait que les lecteurs anglais sont plus nombreux, ensuite, que de toutes parts. ce peuple qui possède à un si haut degré, ce que j'appellerai : idée des associations, forme des groupes pour l'étude de l’histoire du pays.
Tous travaillent avec une ardeur, un enthousiasme que nous devrions avoir, car cette histoire n’est-elle pas la nôtre P
Cependant chez les trois quarts du peuple, il règne une espèce d’apathie envers les récits historiques, on leur préfère le roman ! Je ne suis pas le premier à signaler ce mal, déjà Ernest Myrand dans son aimable récit : Une fête de Noël sous Jacques- Cartier, faisait de semblables remarques en 1888.
Oui ! les Anglais ont cela de bon qu'ils ne laissent rien perdre, pas le plus petit fait, pas le moindre détail qui ne parvienne à se faire jour. Souvent même ils en inventent, ce que toutefois je n’aime pas.
Combien savent que notre ville possède près d’une dizaine de sociétés anglaises qui s'occupent exclusivement des annales du.
Canada ? Combien savent que les Anglais s'emparent doucettement de nos reliques historiques, de nos vieilles peintures, de nos vieux souvenirs, de nos documents, de nos parchemins ?
Pourquoi dire cela ? N'est-ce pas inutile ?..
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Parmi tous ces livres, j’ai choisi de préférence : An account of the battle of Chateauguay, publié en décembre 1889, sous les auspices de la Société Littéraire et Historique de Chateauguay, société organisée à Ormstown en octobre 1888, par les soins de mon excellent ami, M. W. Patterson, qui en est le secrétaire.
Le récit de M. Lighthall a été lu devant la société en mars 1889 et il a obtenu le succès qu’il méritait, car c’est véritablement un beau travail. S'appuyant sur les travaux des nombreux historiens qui ont parlé de la guerre de 1812, ajoutant à cela les nombreux détails qui ont paru dans les différents jouruaux depuis cette époque, et ne dédaignant même pas quelquefois d’y faire entrer la tradition, le conférencier, après
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avoir donné les causes de la guerre, fait le portrait d'Hampton et du brave de Salaberry, place les deux commandants sur le champ de bataille qu’il décrit avec une fidélité et une abondance de détails trouvés nulle part ailleurs. Puis vient le combat qui se termine par la victoire de notre héros.
Les citations sont peut-être un peu nombreuses, mais 1] est dificile de les éviter, surtout dans un travail de ce genre.
Cette brochure est accompagnée d’un excellent portrait du Lt.-Col. de Salaberry, d’après une gravure de l’antiquaire bien connu, Gerald E. Hart, et d’une carte topographique, de l’endroit désormais fameux, par J.-A.-U. Beaudry, encore un collectionneur et un antiquaire.
M. Patterson a fait la préface et un appendice dans lequei se trouve une foule de notes inédites très intéressantes.
An account of the battle of Chateaugua y se vend au profit de ia société et les recettes seront employées pour élever un monument sur le champ de bataille.
Déjà M. Robidoux, C. R. M.-P.-P., direc-
er.
teur de cette société a fait part du projet à notre parlement local, je crois.
Qu'on me permette d'ajouter qu'il vaudrait peut-être mieux élever ce monument à Montréal et placer là-bas un marbre commémorat:f. Je partage sur ce point l’opinion énoncée dans la Presse par Un fils de
Voltigeur.
E. Z. MASSICOTTE.
Jacques Cartier, par M. N-E Dionne.
Québec. 1889.
( Gazette des Campagnes )
Depuis quelques années, nos littérateurs canadiens se livrent avec ardeur à l'étude de l’histoire de notre pays ; c’est un vaste champ à exploiter, et, comme le disait le bon La Fontaine, c’est le fonds qui manque le moins. Aussi nos infatigables chercheurs ont vu leurs efforts couronnés d’une noble récompense. De la poussière qui recouvre les vieux documents, ils ont fait jaillir une nouvelle lumière sur des personnages célèbres déjà, mais dont la vie ne nous était pas assez connue.
Parmi ces écrivains patriotes, M. N.-E, Dionne occupe un rang distiugué. Son travail sur la découverte du tombeau de Champlain, ses articles publiés dans le Canada- Français, sur les missionnaires et les marins de Miscou, avaient donné déjà une haute idée de ses aptitudes de chercheur, et de la sûreté de sa critique historique, mais l’ouvrage qui lui fait le plus d'honneur, c’est sa biographie de Jacques Cartier.
Cet ouvrage, on s’en s'ouvient, a été couronné à la grande fête nationale le 24 juin dernier, lors de la bénédiction du monument de Jacques Cartier, sur les bords de la rivière Saint-Charles. Des deux grand monuments élevés à la mémoire du grand navigateur malouin, je préfère celui qui est dû à la plume de M. Dionne. En effet, il a sur l’autre l’avantage d’être d’un accès plus facile, et l’on n’est pas tenté de le prendre pour l’épitaphe de tous les inissionnaires qui ont évangélisé les peuplades sauvages du Canada. Ce n’est pas que je veuille dire que les héros chrétiens qui ont nom Brébeuf, Lalemant, etc, ne méritent
pas qu'on érige à leur mémoire des colonnes de marbre et de granit qui témoignent bien haut de notre admiration pour leurs vertus.
Loin de là, mais je trouverais plus convenable qu'ils eussent un monument spécial.
Jacques Cartier nous était connu par les grands historiens du Canada ; que de lacunes cependant dans leurs récits ! M.
Dionne a complété et même corrigé les renseignements donnés jusqu'ici sur le grand découvreur : 1l nous fait connaître la date de sa naïssance et d2 sa mort, sa famille et son rôle honorable comme citoyen de Saint Malo.
Après la biographie vient l'éloge. M.
Dionne a parfaitement compris le caractère de son héros, et les motifs qui l’ont fait agir toute sa vie. Il a su mettre en relief ses grandes qualités, son courage pour affronter les dangers de toute sorte que présentaient ses expéditions au Canada, son établissement au milieu des tribus sauvages qui habitaient alors les rives du grand fleuve, sa prudence dans la conduite de son équipage et dans ses rapports avec les indiens
Le
de Stadaconé qui, d'abord amis des Français, ne tardèrent pas à devenir pour eux de dangeureux voisins ; sa foi robuste de Breton, foi éclairée autr nt que vive qui le distingue de la plupart des autres découvreurs, et qui lui donne une honorable ressemblance avec l’immortel Christophe Colomb.
Tout l'ouvrage est écrit d’un style sobre et clair comme il convient à la discussion de documents historiques et à l'exposé d’une vie où les faits parlent assez d’eux-mêmes pour que le narrateur ne s’attarde pas à faire des fleurs de rhétorique.
Je souhaite que l’auteur de cette intéressante biographie trouve chez ses compatriotes l’encouragement qu'il mérite, et les fasse profiter encore du fruit de ses patientes études.