CANADENSIS
Mandements des évêques de St-Hyaciuthe, publiés par l'abbé À. X. Bernard, chanoine de St-Hyacinthe. Cette publication qui comprendra 4 volumes dont trois déjà parus, renfermera, outre les mandements,
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lettres pastorales et circulaires des évêques de St-Hyacinthe, les Actes Pontificaux les plus mémorables depuis l’année 1852; les documents collectifs des évêques de la province de Québec ; la notice biographique des quatre évêques de St-Hyacinthe ; le résumé des conférences diocésaines, etc. Cette collection sera donc des plus précieuses pour l’histoire ecclésiastique du pays et pour l’instruction du clergé ; il est à espérer que les prêtres des diocèses étrangers à St-Hyacinthe voudront encourager cette entreprise.
Nous aimerions à voir ces Mandements à côté de ceux des évêques de Montréal dans les bibliothèques de nos Fabriques paroissiales.
Le prix de chaque volume est de $2.00.
Un voyageur des Pays d'en Haut, par l’abbé G. Dugast, missionnaire. In-12, 142 pages, chez Beauchemin et Fils, Montréai, 1890. 30 centins.
La lecture de cette brochure nous a beaucoup intéressé ; M. Dugast raconte bien :
point de recherche, point de grands mots, point de phrases ronflantes, mais toujours le naturel et la vérité.
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Le héros de l’auteur est Jean Baptiste Charbonneau, un eniant de la paroisse de Boucherville. J. B. Charbonneau n’est pas un saint, ni un génie ; sa figure n’est même que médiocrement sympathique, mais c’est un homme actif et remuant, un fort à bras, un marcheur. M. Dugast, observateur attentif, a remarqué avec raison que les épisodes auxquels J. B. Charbonneau s’est trouve mêlé, pouvaient faire la matière d’un livre utile. Il ne s’est pas trompé, car ce livre, c’est de l’histoire, une histoire peu connue, et une histoire qui ne nous est pas étrangère. C’est un t.bleau vrai de ce que fut le Canada occidental dans les trente premières années du 19ième siècle. Sil y a du pittoresque dans ce tableau, il y a aussi matière à de tristes réflexions. On ne voit pas sans surprise des forts épars dans ces régions sauvages dans ces forts, de hardis marchands. On assiste avec curiosité à la lutte entre la Compagnie de la Baie d'Hudson et celle du Nord- Ouest. On voit jusqu'où conduit l’ämour du lucre. On voit à quelle école de fourberie et d’immoralité se formèrent les sauvages. La compagnie du Nord-Ouest, dans tous les cas, se montre sous un jour peu avantageux.
Les courses À travers ces immenses solitu-
des, la manière de vivre des sauvazes et des employés des compagnies, les rapports avec les sauvages, tout cela est plein d'intérêt.
Jean Baptiste Charbonneau prit part à la bataille de Châteauguay, et devint plus tard prisonnier des Sioux, là encore, plusieurs renseignements, peu connus.
La manière dont les Canadiens aux servivices des compagnies se rendaient de Lachine à la Rivière-Rounge est prise sur le vif, mais la réalité est plus poétique de loin que de près.
Bref, cette lecture est à la portée de tous.
Nous ne pouvens qu’encourager M. Dugast à nous ouvrir de plus en plus lPhistoire de contrées qu’il connait si bien. (1)
L’Association, Québec, sous la direction de M. Philippe Masson. Journal d’économie politique et d’affaires, L’ Association comble une lacune. Les questions d’économie doivent être étudiées ici comme ailleurs si nous voulons nous préserver des maux qui menacent de près déjà plusieurs peuples. L'abonnement à l’Association, hebdomadaire, est d’une piastre. En vertu d’un arrangement fait avec M. Masson, les abonnés de l’£tudiant peu-
(1)En vente à Montréal, chez Beauchemin, 30 cts l’exemplaire.
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vent s'abonner moyennant 75 centins. Le programme de M. Masson annonce une publication chrétienne qui mérite notre confiance.
Manuel des assemblées délibérantes, par P. M. Sauvalle.
C'est un guide pratique destiné à tous ceux qui à divers titres sont appelés à remplir les fonctions de présidents, vice-présidents, secrétaires d’assemblées publiques ou spéciales. Il n'existait, jusqu’à présent, aucun guide de ce genre en français, sauf certains ouvrages volumineux destinés aux assemblées parlementaires.
Le Manue! de M. Sauvalle est un guide pratique sans prétention, à la portée de tous et indispensable à ceux qui désirent voir introduire dans les délibérations politiques, municipales et sociales un decorum et un ordre qui font malheureusement trop souvent défaut.
Ceux qui sont appelés à présider des as-
sembiées quelconques devraient se faire un devoir de s2 procurer cet ouvrage.
L'Etendard.
Le Séminaire de Notre-Dame des Anges.
M. Dionne est infatigable.
Jacques Cartier vient à peine de paraître et voici que nous recevons du même auteur une intéressante hrochure intitulée Ze Séminaire de Notre Dame des Anges.
Dans cette brochure, M. N.-E. Dionne fait l'historique de la première résidence des Jésuites au confluent de la rivière St- Charles et du ruisseau Lairet.
Il indique le but de la fondation de cette résidence, comment elle fut transformée en Séminaire pour les jeunes hurons, et comment après quelques années de succès partiels, et de nombreux insuccès on dut fermer ce même Séminaire peu après 1639.
Cette étude est une belle page de plus à ajouter à nos annales, et nous ne saurlons trop encourager M. Dionne à nous favo-
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riser souvent de travaux historiques de ce genre.
Mars 1890. Le National.
Le Canadian Antiquarian.
Nos remerciements à M. A.de Léry Macdonald, de Montréal, pour la dernière livraison de l’intéressante revue mensuelle, publiée à Montréal, sous les auspices de la Société des Antiquaires de Montréal, le Canadian Antiquarian.
Cette publication comptait au moins une dizaine d’années d’existence, lorsque la publication en a été momentanément suspendue.
Elle vient d’être reprise.
Elle se publie dans les deux langues. C’est organe de la Société des antiquaires et des numismates, présidée par le juge Baby, qui a succédé à l’honorable P. J. O. Chauveau. On trouve dans ce savant recueil, à tôté des recherches des écrivains anglais, John Gilmary Shea, Hart, Lyman, Lighthall, Reade, les travaux d’un grand nombre de littérateurs canadiens-français : Chauveau, Baby, Sulte, de Léry-Macdonald, etc.
Bien que les annales canadiennes en soient
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la pièce de résistance, l'Antiquarian contient des renseignements précieux sur les inscriptions, monnaies, médailles, du Canada. Avec le personnel de collaborateurs actifs qui l’alimentent, elle va donner avec le temps un recueil indispensable à tous ceux qui s'occupent d’histoire.
Voici la table des matières :
Daniel Hyacinthe Mary Liénard de Beaujeu John Gilhnary Shea Pierre François Mezière…............ Hire de Léry Macdonali American Postage Stamps....….......…
Gleaners of Fame. — poetry........….....…. AT Last of the Illini..….…. Le Indianapolis News Noble Resignation....…..............…....... se Canada Communion Tokens...…...….…
R. W. MacLachlan The Lachenaye Bridge...
The Death of Geneval Wolfe...…… Pan nn
London Times Documents inédits... de Léry Macdonald L'Eglise des Trois-Rivières... Benj. Sulte
Venus Mn + — Hi T. Martin The Beaver at Montréal... ..... ...........
J. M. LeMoine
Canadian Medals struck in 1889... .......
R. W. Maclachlan
Conditions de souscription, $2.00 par année.
La Revue contient une excellente gravure en pierre-douce de M. de Beaujeu, le héros de la Monongahela. |
S’adresser— Canadian Antiquarian and Numismatic Journal, Montréal. Boîte de poste
Mars 1890.
. La Justice.
Jacques Cartier, par Joseph Pope.
L’essai de M. Pope couronné au concours ouvert par le Lieutenant-Gouverneur de Québec en 1888, vient d’être publié en un joli volume de près de 200 pages.
Ce travail tant au point de vue de la critique historique qu’à celui de l’exactitude des renseignements, fait honneur à son auteur.
Monsieur Pope est un écrivain aussi correct que consciencieux, dégagé de tout préjugé et très sympatique à la race française dont il a apprécié avec une grande justesse le rôle important dans les dé-
couvertes du quinzième et du seizième siècle. L'étude obstinée des historiens et la recherche persévérante de toutes les sources d'informations auxquelles il pouvait puiser, ont seules pu lui faire atteindre le succès qui a couronné son œuvre.
C'est donc avec plaisir que nous félicitons M. Pope sur son brillant début dans la carrière des historiens et que nous recommandons son ouvrage à tous ceux qui se piquent d'étudier l’histoire de notre beau pays.
Le Canada.
Mars 1890.
Carte de l'Ile de Montréal, parM. Malingre.
Nous accusons réception d’une spiendide carte coloriée représentant l’île de Montréal avec ses divisions de paroisses.
Cètte carte due au travail patient et intelligent de M. l'ingénieur Malingre, est excessivement précieuse. Rien n’y manque, indication des frontières des différentes mu-
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nicipalités, ainsi que la ville de Montréal, chemins de fer, routes pour les voitures, :
damier complet de toute la propriété foncière avec numéro correspondant à celui du cadastre officiel.
M. Malingre a poussé l'amour du détail jusqu’à indiquer par un point noir toutes les maisons construites dans l’île à l’endroit où elles sont supposées être. Il est IMmpos-
sible d’être plus complet.
Le National.
Mgr Dominique Racine par M. lablé Huart, 2ème édition.
( L’Etendard )
La presse quotidienne, toujours occupée de questions politiques et sociales, ne fait guère que sigualer par un banal accusé de réception les productions de notre littérature nationale. C’est une faute grave. Nos écrivains qui, souvent en publiant leurs livres, ne couvrent pas leurs déboursés méritent certainement plus d’encouragement de la part de la presse ; sur tout quand ces livres, comme celui que nous voulons faire connaitre, ont un mérite réel.
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Monseigneur Racine, premier évêque de Chicoutimi, par Pabbé Victor A. Huart est une brochure, format in-douze, d’une centaine de pages, imprimée sur papier velin mais mal-' heusement chargée de fautes typographiques.
Il n’y a pas encore longtemps, le territoire du Saguenay et du Lac St Jean n’était parcouru que par les tribus indiennes ; d’immenses forêts recouvraient ce sol que nous voyons aujourd’hui produire de si bellés moissons, Ils vivent encore en bon nombre, ces vaillants colons qui, les premiers, entreprirent ici la lutte sans cesse renouvelée de la civilisation contre la barbarie ; à présent, ils iouissent paisibieblements des fruits de leurs labeurs, et notre chère patrie canadienne-française voit briller, à sa couronne trois fois séculaire, un nouveau joyau qui, pourtant, n’a pas acquis encore tout l’éclat qu’il aura un jour.
C’est la vie si bien remplie du premier évéque de ce royaume de Sagnenay, pour parler comme les naïves Relations que vient de publier M. l’abbé Huart.
Dominique Racine est né le 24 janvier 1828, à St Ambroise de la Jeune-Lorette, près de Québec. Après avoir fait ses études classiques au petit Séminaire de Québec, cette pépinière fertile d’où sont sorties la plupart de nos célé-
brités canadiennes, Dominique Racine embrassa l’état ecclésiastique et reçut l’onction sacerdotale le 24 septembre 1853. C'était le troisième prêtre que la famille Racine consacrait au service de Dieu. L’aîné, ordonné en 1838, mourut à l’âge de 29 ans. Le deuxième, M. Antoine, ordonné en 1844, est le digne évêque de Sherbrooke,
Successivement vicaire à Notre-Dame de Québec, curé à St Basile et à la Rivière-du- Loup, M. Dominique Racine fut en 1862 nommé curé de Chicoutimi. C’est de cette paroisse que s’étendit son action bienfaisante sur tout le Saguenay.
Nommé évêque de Chicoutimi le 19 mars 1871, Mgr Racine, pendant son épiscopat de près d’un quart de siècle, a rendu de bien grands services à la religion et à la patrie. Il a fondé un collège, un couvent et un hôpital ; il a ouvert de nombreuses paroisses et élevé plusieurs temples. Mais son œuvre capitale c'est d’avoir =avert à la colonisation l’immense région du Saguenay, que l’on a appelée avec raison, le grenier de la province de Québec.
Lorsque le 27 janvier 1888, la mort est venue le surprendre, le saint évêque de Chicoutimi pouvait prononcer le Nunc dimittis : son œuvre était terminée.
La vie de Myr Racine est écrite dans uu style qui n'exclut pas l’élégance et le coloris. M. Pabbé Huart possède toutes les qualités qui font le véritable écrivain : élévation d’idée, élégance et sobriété d'expression.