‹ La littérature au Canada en 1890 [microforme]Chapitre 20 sur 34 · C. J. MAGNaAN · texte numérisé non relu

C. J. MAGNaAN

La Semaine Religieuse de Québec.

En parcourant cet ouvrage qui n’a pas moins de 350 pages bourrées de renseignements historiques, géographiques et scientifiques, on serait porté à croire que l’auteur a dû séjourner un temps considérable dans les îles dont il nous parle d’une manière si intéressante. Il n’en est rien pourtant, et un voyage de six semaines lui a suffi pour puiser cette somme de connaissances. Ceux qui connaissent M. l’abbé Provancher, n’en sont pas étonnés, car ils savent que personne ne sait mieux voyager, et que rien n'échappe à son esprit observateur. L'auteur a donc droit à la reconnaissance du public, que la lecture de son ouvrage intéressera et instruira en même temps.

En vente chez J. A. Langlais, libraireéditeur, 117 rue St-Joseph, St-Roch,Québec.

L'ABBÉ D. GOoSSELIN.

Essai sur la traduction, ‘ou manuel des professeurs pour l’explication des auteurs anciens, par M. l'abbé Verniolles.— 2e éd.—1890.

Nous ne ferons pas aujoud’hui lanalyse de ce volume, car nous aurons l’occasion de faire connaître les idées de l’auteur sur les questions qui y sont traitées.

Nous disons seulement que ce manuel devrait être entre les mains de tous ceux qui enseignent le grec et le latin.

M. l’abbé Verniolles est, sur la matière, un des hommes les plus compétents.

Ce livre rendra d’immenses services. 11 est substantiel, complet, méthodique, clair et pratique.

Ce qui manque dans plusieurs de nos quartiers, c’est la méthodologie de la traduction. Consultons l’ouvrage du supérieur du petit sé minaire de Servières et nous n’aurons qu’à nous en féliciter.

Ce voluine de près de 300 pages a été publié chez Ch. Delagrave, 15 rue soufflot, Paris.

Justice aux Canadiens-Français, par le Vte de Bouthiller-Chavigny — Cadieux et Derome — Montréal — 1890 — 50 cts.

M. le baron Pierre de Coubertin visite notre province et publie à son retour à Paris une série d’appréciations où il blesse à chaque instant la justice à l’égard des Canadiens-Français.

M. Bouthiller-Chavigny, français qui a épousé une canadienne, et qui connait très bien le pays, vient de publier une réplique qui est un beau modèle du genre. Il fait voir, preuves en mains, tout ce qu’il y a d’injuste et de faux dans les jugements de son compatriote, C’est à lire.

Il y a dans cette brochure des connaissances, du style, de la vivacité et beaucoup de courtoisie. C’est un gentilhomme qui parle. .

Nos félicitations.

Le clergé et les communautés religieuses se feront un devoir d’acheter ce volume.

Pèlerinages d'outre-mer, par l’abbé Lionel Lindsay — Hardy — Québec — 1890.

Ce volume, de 228 pages, grand format, fait connaître en détail : Lourdes, Assise, La Salette, Le Mont Saint-Michel, Le Mont-Cassin etc.

Le préfet des études du collège de Lévis n’est pas un conteur ordinaire. Il sait mettre beaucoup d’intérêt dans sa narration. Rien ne languit et chaque détail prend une couleur attrayante sous l’habile coup de pinceau de l’auteur.

M. Lindsay est un littérateur de belle venue. Son style est remarquable. Son livre est un de ceux, en petit nombre, que l’on relit avec plaisir. Donnons-le en récompense aux élèves.

La monnaie de carte au Canada.

L’annuaire de la Société Numismatique, pour 1889, contient des détails intéressants sur la première monnaie au Canada. Cet Annuaire que nous à fait parvenir le sergent Desjardins, qui s’occupe besucoup de nur ismatique, a une grande importance en ce qui concerne l’origine du Canada, |

Les premiers temps de la colonisation française au Canada furent très difficiles sous le rapport du numéraire. Presque toutes les lettres des intendants au ministre de la marine constatent la disette d’argent.

Cependant des espèces étaient envoyées occasionnellement par le roi à la colonie. Si cet

argent joint à celui apporté pour ieur propre usage par les trafiquants ou les immigrants fût resté dans le pay:, il eut pu, soigneusement ménagé, suffire aux besoins limités de la population ; mais, par suite de l'imprévoyance et de Ja vie avantureuse de la plupart des colons, dont un petit nombre seulement se livrait aux travaux agricoles, la balance commerciale accusait un déficit c’est-à-dire que les importations excédaient les exportations, et la diffé. rence, qui devait être compensée en argent, avait bientôt enlevé du pays tout le nnméraire qui s’y trouvait.

Pour retenir l’argent dans la colonie, on aurait augmenté d’un quart la valeur des monnaies de France, et les espèces particulières émises en vertu de la Déclaration du roi dn 19 février 1670, par la Compagnie des Indes Orientales, avec la légende Gloriam regni tui dicent, furent portées par arrêt du Conseil d’Etat du 18 novembre 1672, la pièce de 15 sols à 20 sols, et la pièce de 5 sois à 6 sols et 6 deniers.

Cette mesure illusoire n’était pas de nature à arrêter la sortie du numéraire.

Un problème encore à résoudre par l’intendant était le paiement des troupes. Il était d’usage de payer les soldats au ler janvier, et l'argent destiné à la solde n’arrivant de France

que beaucoup trop tard, c’était mettre continucllement l’intendant dans l'obligation de recourir aux expédients pour satisfaire la garnison.

C’est dans ces iaborieuses conditions que Jacques de Meubles, intendant de la justice et des finances en Canada, se vit dans la nécessité d'écrire de Québec au ministre de la marine, le 24 septembre 1685 pour lui rendre compte de la situativn financière de la colonie et lui faire part des expédients auxquels il était obligé d’avoir recours pour pouvoir payer la solde des soldats.

Relativement à la monnaie de carte l’intendant écrivait : Je me suis imaginé de donner “ cours au lieu d’argent à des billets de cartes ‘ que j’avais fait couper en quatre, je vous en- ‘ voie Monseigneur, des trois espèces, l’une es- ‘“ tant de quatre francs, l’autre de quarante ‘ sols et la troisième de quinze sols, parce- ‘ qu'avec ces trois espèces je pouvais faire leur ‘ solde juste d’un mois. J’ai rendu une ordon- ‘€ nance par laquelle j’ay obligé tous les habi- ‘ tants de recevoir cette monnoye en m'obli- ‘ geant en mon nom de rembourser les dits bil- ‘ lets, personne ne les a refusé et cela a fait un * ai bon effet que par ce moyen les troupes ont ‘ vescu à l’ordinaire.”

A cette époque, il n’y avait pas encore d’im-

primerie dans la colonie, et d’un autre côté, comme peu d'habitants savaient écrire, le papier n’était pas en abondance. Mais pendant les longues soirées d’hiver, les jeux de cartes étaient l’amusement favori de la population, et par conséquent, il s’en trouvait un dépôt assez considérable. C’est à cette ressource que l’intendant eut recours et de communes cartes à jouer, coupées en quatre, avec la valeur écrite à la main, ont inauguré le premier papier-monnaie qui fut émis sur le continent américain, et de fait, il a toujours été connu au Canada sous le nom de monnaie de carte. Chaque carte était timbrée à la cire à cacheter d’uue fleur de lys, et portait les signatures de l’intendant et du secrétaire de la trésorerie de Québec. Une époque était spécifiée pour leur rentrée à la caisse du gouvernement, et après que leur montant eut été converti en lettres de change tirées sur le trésor royal, elles étaient brûlées.

Dans la lettre de De Meulles, on relève trois valeurs de cartes : 4 livres, 40 sols et 15 sols. D’après Ferland ( Histoire du Canada }, il y en aurait eu cinq: 32, 16 et 4 livres, 40 et 20 sols; mais c’était peut-être une émission ultérieure.

Le successeur de De Meulies, l’intendant de Champigny, trouva la situation financière de la colonie au même point.

Le cadre de cet articie ne permet pas de donner ici un plus grand développement à l’histoire du papier-monnaie au Canada, la baisse constante de sa valeur et sa dépréciation finale, lorsque plus tard et par suite de l’état désastreux des finances du royaume, les traites tirées eur le trésor demeurèrent impayées et les remboursements suspendus. Nous dirons seulement qu’il y eut des cartes entières, au verso blanc ou de couleur, auec les cachets armoriés et les signatures des principaux fonctionnaires du gouvernement, et de valeurs très diverses, depuis 6 deniers, différentiées de forme et de dimension. Dans la suite, les cartes furent émises en vertu de déclarations on ordonnances royales,

La monnaie de carte a toujours prévalu au Canrda. Le public en avait adopté l’usage avec faveur ; sa plus petite valeur, 6 deniers, Jui facilitait toutes les transaciions, et lorequ’en 1722, la compagnie des Indes y importait pour vingt mille livres en espèces de cuivre fabriquées en vertu de l’édit du mois de juin 1721 pour les colonies, ce fut en vain que le gouvernement local tenta de faire accepter cette monnaie au public. ;

Les cartes primitives de De Meulles n’existent plus : celles jointes à sa lettre au ministre

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ont disparu et il ne s’en trouve dans aucun dépôt public an Canada. Les cartes les plus subséquentes ne se sont pas non plus retrouvées ; elles ont, jusqu'ici, échappé aux patientes recherches du possesseur de la plus importante collection de papier-monnaie du Canada, M, Cyrille Tessier, notaire de Québec.

Les cartes qui se trouvent dans les dépôts publics à Paris sont de la série de 17i4. Les cartes de douze à cent livres sout signées en haut Duplessis et au bas Vaudreuil et Begon.

Celles de 6 livres, 4 livres et 2 livres sont signées en haut Duplessis et au bas Begon.

Celles d’une livre, 15 sols et 10 sols sont signées en haut Duplessis et au bas d’un B.

La bibliothèqne nationale possède des cartes de la série de 1729.

10 avril 1890. La Presse.

Le Directory portatif de la cité de Québec.

Nous accusons réception d’un ‘ Directory” nouveau publié par M. Jos. Dussault et compilé par M. Joseph Drapeau. Ila pour titre ‘ Pocket Directory ” ou ‘“ Le Directory Portatif de la cité de Québec.”

C’est un excellent ouvrage, bien imprimé, bien relié et qui a surtout pour mérite d’être à la portée de toutes les bourses par son coût restreint. Pour une piastre, chacun peut se procurer cet ouvrage qui Contient en 241 pages, tout ce qu'il faut pour trouver à Québec la résidence ou place d’affaires de tous les citoyens.

Ce petit volume peut être placé dans la poche d’un habit de voyage. Rien de plus utile aux commis voyageurs qui passent par notre ville et veulent connaître et trouver les personnes avec qui ils peuvent faire affaires.

Jusqu'ici le directory de Québec était un gros volume considérable, fournissant des renseigner -nts utiles à quelques personnes, inutiles au grand nombre et coûtant la somme de trois ou quatre dollars.

Cet immense ‘ directory ” aura encore son utilité, mais le directory que MM. Dussault et Drapeau offrent aujourd’hui au public comble une lacune. Tous peuvent se le procurer.

L'Union Libérale.

Les journaux de Lévis par Horace Têtu.

C'est l’histoire succincte des journaux de Lévis qui ont paru dans cette ville jusqu’à ce jour ; ce sont le Drapeau de Lévis, le Journal de Lévis, Le progrès de Lévis, La semaine de famille, L'Echo de Lévis, le Quotidien, et le Travailleur de Lévis.

La Justice.

Avril 1890.

L'Étudiant et le Couvent.

( Le National )

Les petites revues de M. l’abbé F.-A, Baillairgé, de Joliette, l’Etudiant et le Couvent, sont surtout destinées à la jeunesse des collèges et des couvents.

Ce qui n’empêche pas les personnes plus âgées d'y trouver leur profit.

Il y a un peu de tout dans ces petites publications, dans l’Etudiant surtout, de la phiiosophie, de l’astronomie, de l’histoire, de la grammaire, de la critique, de l’hygiène, de la littérature, etc.

De sorte qu’un philosophe qui a oublié un point de sa logique ; le littérateur, une règle

de sa grammaire ; l’historien, une date ou un fait, trouveront souvent l’objet de leurs recherches dans l’Etudiant et feront même des découvertes inattendues.

L'Etudiant nous tient au courant des œuvres canadiennes à mesure qu’elles paraissent et a parfois des articles très remarquables. Je mentionnerai particulièrement les instructives correspondances de Charles B.

Pourquoi cet écrivain se laisse-t-il désirer si longtemps et si souvent ?

Il doit bien savoir que ses pages sur le comte de Mun, Mgr Freppel et autres ont gâté le lecteur canadien.

CHs M. DUCHARME.

La Foi et la Raison en elles-mêmes et dans leurs rapports, tel est le titre d’un ouvrage que vient de publier l’un des plus jeunes professeurs de l’Université Laval, M.

l’abbé Louis-Adolphe Päquet.

Ce sujet n’est pas nouveau, il est vrai, et a déjà été traité au long par bon nombre d'écrivains; mais, comme le dit S. E. le caruinal Taschereau, dans une lettre très élogieuse adressée à l’auteur, “ on en était cependant encore à désirer pour la jeunesse de nos

collèges un exposé de ces doctrines assez court pour servir de manuel, et toutefois assez long pour donner une juste idée de cette partie de l’enseignement catholique.”

Ce travail dédié au public instruit, et particulièrement à la jeunesse de nos hautes maisons d’éducation, vient donc très opportunément remplir une lacune que beaucoup désiraient voir combler, pour les raisons que l’auteur expose admirablement bien dans sa préface.

Inutile de nous le dissimuler; dit-il, la foi, surtout dans les classes élevées de notre pays pourtant si catholique, n’est pas exempte de dangers. Personne, en effet, n’ignore que le premier dissolvant des principes et de l’esprit chrétiens, c’est la lecture des mauvais livres, des livres impies et immoraux. Or, qui osera dire que ce fléau qui a perdu l'Europe, la France en particulier, ne tend pas à se répandre d’une manière alarmante parmi nos populations ? Cette peste des âmes a déjà produit et continue de produire des effets désastreux. C’est aux lectures malsaines qu’il faut faire remonter, comme à leur cause principale, les maximes fausses et risquées qui, sur les sujets les plus graves de la religion, ont plus ou moins cours dans cer-

tains cercles de notre société catholique.

De là à l’indifférence, au doute religieux, il n’y à qu’un pas.

Comment réagir contre ce mal? Comment prémunir et fortifier la jeunesse instruite contre les dangers de l'avenir? Le grand moyen, c'est de lui donner, dès les premières années du collège, une instruction religieuse forte et raisonnée, d'imprimer profondément dans son esprit les principes qui devront la guider, les réponses victorieuses qu'elle devra opposer aux sophismes les plus en vogue contre les de notre religion.”

Voici ce que pensent et disent, avec M.

Pabbé Pâquet, tous ceux qui ne sont pas aveugles ou sourds. Demandez, par exemple, à certains membres de notre classe instruite un énoncé de principes sur l’Index, le Miracle, l’Inquisition, le procès de Gaïilée, la Révolution française, a nsi que sur une foule d’autres graves questions ; vous constaterez qu’ils professent sur tous ces points les opinions les pius erronées, et que les notions les plus élémentaires de l’apologétique chrétienne leur font complètement défaut. Il est trop incontestable que ce mal existe parmi nous, dans une mesure que nous n’avons

point à déterminer ici. Le généraliser, serait faire un accroc à l’exacte vérité ; le nier serait se rendre ridicule.

Il est donc souverainement important d'inculquer, surtout aux jeunes générations, les principes qui devront les guider dans leur carrière, et leur permettre de professer et de défendre la vraie doctrine de l'Eglise sur toute question. C’est à nos collèges, le simple bon sens l'indique suffisamment, qu’il incombe de poser les premiers fondements de cette instruction forte et raisonnée, qu'il est aisé de développer plus tard, du moment que l’on possède la matière première. Il est d'autant plus facile d'initier à cet enseignement catholique la jeunesse de nos hautes maisons d'éducation, que ces dernières sont toutes sous la direction du clergé.

Pour toutes sex raisons, nous saluons avec plaisir l’appar:tion du travail de M.l’abbé Piquet, travail qui réunit l’ensemble des qualités qui distinguent le bon professeur : la clarté, la simplicité, la précision, la méthode et l'intérêt. Il fera un bien immense à notre ciasse instruite, si elle veut se donner la peine de lire ces deux cents pages, et ne pas se laisser effrayer par,les titres des chapitres, plus abstraits que ne le sont les démonstrations.

L’encouragement du public auquel l'auteur a certainement droit, le décidera peutêtre à traiter les autres parties de l’enseignement catholique dont l’importance et l’actualité ne sont pas inférieures à celle-ci.

Nos remerciements pour l’envoi d’un exemplaire de cet excellent ouvrage, hautement recommandé par $. E. le Cardinal Taschereau.

La Semaine Rehgieuse, de Québec.

Juillet, 1890.

La lettre, ou LEÇON DE STYLE ÉPISTOLAIRE —a l'usage des écoles primaires — par Melle À. Germain, ancienne élève de l'Ecole Norme e Laval, approuvé par le Conseil de l’Instruction Publique — Québec, J. À. Langlais, éditeur.

Tel est le titre d’un ouvrage qu’on devrait étudier à l’école, dans la famille et partout. La lettre est d’une utilité générale, c’est le véhicule de la pensée de chacun dans tous les rangs de la société et le genre épistolaire même dans les classe instruites est peut-être encore celui qui est le plus négligé, si l’on tient compte de son utilité.

Ecrivons bien nos lettres, car dans peu

d'années, hélas, c’est probablement tout ce qui restera de nous, si elles méritent d’être conservées.

La Justice.

Dictionnaire généalogique des familles canadiennes, par Mgr Tanguay.

C’est avec plaisir que nous accusons réception du septième et dernier volume du Dictionnaire Généalogique des Fumilles Canadiennes.

Sous le rapport typographique et sous ce- Jui de la célérité dans l'exécution de ce travail nous n'avons que des félicitations à adresser aux éditeurs MM. Eus. Sénécal & fils, Montréal.

Comme œuvre historique, on peut dire que le Dictionnaire G'énéalogique est l’ouvrage le plus considérable qui ait été publié de nos jours.

Ïl est vrai que ce n’est pas une production littéraire, mais l'intérêt qu’il comporte comme répertoire, comme compilation, en fait une œuvre unique.

Le Dictionnaire G'énéalogique devrait être dans toutes les bibliothèques publiques et paroiïssiales et dans toutes les familles, pau-

vres comme riches. Comme on l’a déjà dit, il est d’une utilité inappréciable dans les questions de parenté ou de successions soulevées, soit devant les tribunaux, soit auprès des autorités religieuses.

Un des rôles du Dictionnaire est de faire retrouver ou découvrir des héritages qu’on croyait perdus ou dont on ignorait l’existence. Le cas s’est déjà présenté.

Au point de vue de simple compilation, il est vraiment curieux de consulter une si grande quantité de noms, de chiffres, de dates, d'événements ou de faits.

Cet ouvrage considérable s’adresse nonseulement à la nationalité française en Canada ; mais aussi à tous nos compatriotes disséminés dans la grande république des Etats-Unis. Nos frères émigrés seront heureux de trouver dans ce Dictionnaire le berceau de leurs ancêtres, l’origine de leurs familles.

Nous exprimions, plus haut, l’espoir que le “ Dictionnaire généalog'que ” pénétrerait dans toutes les demeures, ous constatons que MM. les éditeurs se sont mis en tête de réaliser ce projet. Grâce à un plan aussi ingénieux que pratique, ils veulent adopter vis-à-vis des souscripteurs le système des

versements ou paiements hebdomadaires.

En payant 50c. par semaine, chacun pourra avoir avant longtemps sept beaux volumes magnifiquement reliés dans lesquels se trouve inscrite l’histoire authentique de toutes nos familles canadiennes. Qui voudrait se dispenser d’avoir cet ouvrage si nécessaire ? Personne. Aussi prévoyons-nous pour les promoteurs de cette entreprise un succès aussi légitime que mérité.

Le Courrier du Canada.

La Monongahéla.

Nous accusons réception d’un roman de M. Edmond Rousseau, qui a pour titre : La Monongahéla.

C’est le troisième volume d’une série de romans canadiens destinés par l’auteur à propager la conna’ssance de l’histoire du Canada.

Avec du travail, de l’énergie, s’il met et remet sur le métier, M. Rousseau pourra se faire un nom dans la littérature canadienne

L'Union Libtrale.

A Newspaper Directory for Canada.

Messrs. A. McKiM & Co. Advertising Agents of Montreal, are preparing what will be the first comprehensive newspaper directory of this country.

Canada is now quite large enough and its journalistic interests:of sufficientfimportance to require its own annual Newspaper Directory and there are several new features of the proposed work which will make it a valuable hand-book for all seeking information concerning the Canadian Press.

We bespeak for this enterprising firm the hearty support and co-operation of Canadian publishers generally.

SOPRRSRRSRS

Société des Missionnaires Oblats de S.

Jean-Baptiste, ou des missionnaires colonisateurs, pour les besoins de la colonisation en Canada, par le KR. P. Paradis — 25 cts — Montréal — 1890.

C’est avec une véritable émotion que nous avons lu cette brochure... Le projet que le P. Paradis expose aujourd’hui au public canadien, il l’a médité et mûri longuement.

Le but de la congrégation, le voici : Ex-

tension et affermissement de l’Eglise et de la patrie par l'occupation progressive du sol... 16 août. La Vérüé.

Le P. Paradis reçoit de Mgr Fèvre, à l’occasion de cette brochure, une ïiettre très encourageante.

Fortifications du Canada sous le régime français, par À. Béchard.

Cette laborieuse et intéressante étude a été publiée par la Justice. Voir le No du 8 septembre 1890 et les suivants.

Dernier chant des serins de Laval.

C’est une réponse de M. le Dr J. M. Beausoleil, professeur de l'Ecole de Médecine et Chirurgie de Montréal à un mémoire soumis par les professeurs de la succursale de l’université Laval, à Montréal. Cette réponse est très virulente, très violente même ; qu’on en juge par cette phrase, la seconde de l’ouvrage :

‘“ Ce mémoire, libelle où l’impertinence le ‘ dispute à la mauvaise foi, où le mensonge “ g’allie au manque de logique, où la gram-

‘“ maire elle-même est impitoyablement “ maltraitée, etc. ” Le Trifluvien.

La Semaine religieuse, de Québec.

M. D. Gosselin, curé du Cap Santé, rédacteur-propriétaire de cette revue se donne beaucoup de peine pour la rendre instructive et intéressante. C’est nne utile publication. Le prix de l’abonnement est d’une piastre par

année.

The duty of Judges as constitutionel advisers.

Cette brochure qui a paru dabord dans P‘ American law Review,” a pour auteur un Canadien-français trè distingué, de Full River, M. À. Dubuque, avocat, ex-député.

Le Guide du Cultivateur, par CE. Rouleau — Québec.

Seite publication sera d’un secours considérable pour tous les cultivateurs qui cher-

chent à =méliorer leur sort et à tirer le meilleur ” arti possible de leurs terres.

£ Le Monde.

L'auteur a réuni dans ce volume tous les éléments nécessaires pour faire entrer les cultivateurs dans la voie du progrès, sans augmenter leurs dépenses. Il traite tous les sujets qui peuvent intéresser l’homme qui se voue aux travaux des champs et lui indique, dans le style le plus simple et le plus clair, la meilleure manière de défricher, de cultiver et de diriger une ferme. Il parle aussi des qualités que doit posséder le cultivateur, et des fautes qu’il lui faut éviter pour arriver au succès. En un mot il enseigne au cultivateur tout ce qu'il lui importe de savoir pour améliorer sa position en augmentant la production de sa ferme.

C’est assez dire que M. Rouleau a rendu par là un service signalé au pays, puisque celui-ci ne peut que bénéficier de l’amélioration de notre agriculture.

La Presse.

Question du travail, allocution prononcée devant la société de St-Vincent de Paul

de Montréal, par le président du conseil particulier. Cette brochure mérite d’être lue et fait honneur à l’esprit chrétien de celui qui

Pa prononcée.

Courrier de St-Hyacinthe.

Les Codes de la Province de Québec.

Nous accusons réception d’un très joli petit livre, bien attrayant, coquettement relié, portant pour titre “ Léon Larrain, Les codes de la Province de Québec,” et édité par A. Périard, à Montréal.

Monsieur Périard n’en est pas à son premier essai; depuis plusieurs années qu’il travaille à améliorer la librairie légale dans cette Province, il a fait paraître nombre de livres de droit qui sont d’un grand secours à tout le barreau aux vieux conime aux jeunes membres, aux juges comme aux étudiants.

Ces dernières éditions de nos codes renferment tous les amendements faits jusqu’à la dernière session, un index alphabétique et analytique, une table des matières, et les formules en rapport avec les articles de droit, tant ancien que nouveau ; elles sont bien imprimées, sur bon papier; tout y est net, clair, bien corrigé, se lit bien, très bien, et

cependant le tout est renfermé dans un volume si petit que c’est plutôt un livre de poche qu’un énorme code ordinaire; et le texte y est complet. Le prix de chaque code, — $1.60, ou #4 00 les trois reliés en un seul volume — est si minime que cette généreuse entreprise de M. Périard devra nécessairement être couronnée de succès.

La Putrie.

Premier voyage de Jacques Cartier au Canada.

Le voile qui recouvrait l’histoire de la vie et des voyages du déconvreur du Canada, l’immortel Jacques Cartier, tombe peu à peu.

Nous avons dabord eu l’ouvrage de M. N. EH.

Dionne, couronné par Son Excellence le gouverneur Angers, puis celui de M. Pope, secrétaire de sir John Macdonald, enfin la traduction de cette dernière œuvre par M. Sylvain, de la bibliothèque d'Ottawa; voilà qu’on nous signale l’apparition d’un quatrième ouvrage qui vient pour ainsi dire couronner le monument élevé à la mémoire du navigateur malouin par MM. Dionne, Pope et Sylvain.

Cet oûvrage dont nous devons la ré-impression à M. Raoul de Tilly, est le ‘ discours du

voyage fait par le capitaine Jacques Cartier “ aux Terresneufues de Canadas,Norembergue, Hochelaga, Labrador, et pays aca liens, dite ‘ Nouvelle France, avec particulières mœurs, 4 langage et cérémonies des habitants d’icelle ” publié pour la première fois à Ronen en 1598 par Raphaël du Petitval, libraire et imprimeur du Roy.

1 existait déjà une réimpres"ion canadienne du “ Discours de voyage, ” mais elle n’est plus dans le commerce et quand bien mêine elle y serait encore, elle ne peut être d’une très grande utilité, les notes qu’elle contient étant, pour la’ plupart, erronées, C’est dont un service signalé que M. Raon!l de T'illy vient de rendre aux lettres canadiennes en publiant ce volume qui contribuera à répandre de plus en plus l’histoire du vaillant capitaine Jacques Cartier.

Fête nat'onale des Canadiens-français célébrée à Québec en 1889, par M. H. J. B.

Chouinard.

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