‹ La littérature au Canada en 1890 [microforme]Chapitre 24 sur 34 · CHARLES · texte numérisé non relu

CHARLES

* + M. Léon Lorrain est un poète agréable et facile qui affectionne particulièrement la note

sentimentale et se complaît dans une sorte de spirituulisme plein de charme.

Sa muse est chaste et pieuse et respire le patriotisme le plus ardent.

Nous citerons : Extase ; Salve Regina ; À Crémazie.

Le Move,

de Montréai 11 déc. 1890. :

Le volume de M. Lorrain renferme de très jolies choses,

Le sérieux tient assez large place à côté du léger. L’auteur dans ce léger se respecte et respecte aussi ses lectenrs, ce n’est pas un petit mérite de nos jours ‘ à l’on s’imagine que le sale moral est le beau littéraire. Les malpropres à la Zola sont assez connus.

Le sentiment chrétien, à la manière de Lamartine, pénètre plusieurs de ces bluettes.

C’est alors que l’auteur donne ses meilleurs coups d’aile.

Nous voyons avec plaisir que la première des poésies de M. Lorrain est dédiée à son bienfaiteur M. A. Dufreene, La reconnaissance est si peu commune de nos jours que l’on aime à la voir s’affirmer ainsi hautement.

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