NOTA BENE
Nous avons déjà reproduit des appréciations sur les ouvrages qui suivent. Ayant eu l’occasion de les lire depuis, nous en dirons quelques mots :
La Monongahéla, par Edmond Rousseau— Darveau— Québec—1890. Voir page 164.
Ce n'est pas un livre parfait, mais c’est un livre réussi. Le fonds est intéressant et les diverses parties sont bien agencées. Plusieurs amis qui ont lu ce volume sont restés favorablement impressionnés.
Daus une seconde édition, l’antenr modifiera quelques ligres de son imitation de Gozlan p. 44. On peut se demander si les transitions sont toujours suffisamment préparées. Les exploits de Daniel de St-Denis qui pose son pied sur la tête d’un taureau furieux surprei.nnent le leceteur. On pourrait peut-être faire aussi quelques remarques sur le titre même de l’ouvrage qui n’a d’application que dans Peépilogue,
Quoiqu'il en soit, M. Edmond Rousseau travaille — le but est excellent — à populariser l’histoire du Canada. Les beaux sujets ne lui font pas défaut : il les utilise avec talent. La Monongahéla nous donne des détails intéressunts sur Mgr de Laval, sur les déconvreurs et
les découvertes, sur l’expédition de Walker, et finalement sur la bataille dite la Monongahéla.
Le sentiment chrétien s’affirme utilement en divers endroits du volume.
Somme tonte, M. Edmond Rousseau fera bien de poursuivre ce genre de travaux.
Jacques Cartier, par Joseph Pope, traduction de l'anglais, par L. Philippe Sylvain (de la bibliothèque du Parlement). Ottawa —1890.
Voir page 53.
Cette brochure, de 172 pages, honore son auteur. M. Pope a des dispositions marquées pour le genre historique. Son récit n’est point ‘une sèche énumération. Une critique historique sage tient large place dans cette étude.
L'auteur poursuivra sans doute ses utiles travaux. Les gens un peu sérieux et un peu soucieux de l’histoire de Jeur pays, achèteront ce volume en même temps que celui de M. KE.
Dionne. Quant à la traduction de M. Sylvain, elle nous paraît très bien faite. (1)
(1) La démonstration d'’illustre aventurier que l’on donne à Jacques Cartier n’est-elle pas discutable ?
La Foi et la Raison. Voir page 157.
Ces 180 pages sont bien remplies. L’auteur dit ce qu’est la raison, ce qu’est la foi, et quels sont les rapports qui existent entre elles. Les points traités sont nombreux :
Le rationalisme ; le traditionalisme ; la valeur du miracle ; les devoirs de la raison et ce dont elle est capable — ; des harmonies qui existent entre la raison et la foi; de l’accord de la bible et de la géologie ; futilité des accusations que l’on fait au sujet de Galilée; le Syllabus, l’Index, Inquisition : ce qu’il faut en penser ; ce que la raison doit à la foi : témoignage de l’histoire sur le progrès des sciences et des lettres par la foi.
M. l’abhb5 Paquet utilise St-Thomas, Monsabre, Satolli, Balmes, Léon XIII.
Il n’y a pa: de digressions inutiles.
L’auteur est court, mais clair, précis et substantiel.
Il donne le nécessaire pour la réfutation des fanfaronnades des pourfendeurs ignorants qui n’ont jamais édudié au collège ou qui ont fait leur éducation dans des auteurs ennemis de l'Eglise.
Nous recommandons ce livre à MM. les directeurs de collège.
Ce travail réalise en grande partie le pro-
gramme que nous avons rêvé pour l’instruction religieuse supérieure dans les collèges.
Nous félicitons l’auteur.
Dans une seconde édition, un tableau synoptique, dépouillé de la terminologie des chapitres et des articles, serait peut-être à propos.
Le Révd P. L. Saché. Voir page 60.
Excellent livre de lecture spiritnelle. Utile à tous, mais particulièrement à ceux qui visent à perfectionner leur caractère et à grandir en eux la vie intérieure. [’auteur, on le voit, ne cherche pas seulement à taire connaître «on héros mais à faire marcher sur ses traces, c’est un fnsil à deux coups, et bien chargé. La plume du Rév. Père Duguay est prime et décidée ; elle. exerce- certains actes de justice : il ‘est à propos de mettre parfois les points sur les i. L’histoire générale qui se mêle ici à la biographie ; la spiritualité qui donne la main à l’activité extérieure ; le style vif et rapide de l’auteur : tout rend cette lecture agréable. Excellent livre de prix.
LITTÉRATURE ANGLAISE Siriple énoncé :
JOSHUA, by George Ebers, Lovell, Montreal
SYLVIA ARDEN, by Oswald Crawford, id.
THE MYNN'S MYSTERY, by G. Manvill Fenn, Lovell, Montreal.
NURSE REVEL’S MISTAKE, by Florence Warden, Lovell, Montréal,
BLIND LOVE, by Wilkie Collins, Toronto.
PRACTICAL PROBLEMS IN ARITHME- TIC, by J. White, Toronto.