‹ La littérature au Canada en 1890 [microforme]Chapitre 28 sur 34 · BAP, LESUEUR, inhumé le 19 octobre · texte numérisé non relu

BAP, LESUEUR, inhumé le 19 octobre

JEAN VINCENT, inhumé Île 21 septembre, JEAN DE LALONDE, inhumé le 10 octobre, PIERRE PER- THUIS, (1) sépulture mentionnée au 30 septembre, HENRY FROMAJEA®M, inhumé le 19 octobre, JEAN PETITEAU, inhumé le 19 octobre, PIERRE CA- MUS, inhumé le 19 octobre, et PIERRE BONNEAU, dont la sépulture est mentionnée au 30 septembre.

Quant à CLAUDE LAMOTHE et LOUIS JETS, Île Régistre ne dit pas qu’ils ont été tués par les Iroquois.

Mgr Tanguay répète à satiété dans son pic- TIONNAIRE ( Tom ler: pages 67, 101, 243, 32, 342, 349 ) que dix français furent tués par les Iroquois — et furent inhumés À LACHINE, tandis que déjà —— il a dit, et avec raison, que les dix personnes mentionnées dans le Régistre de M.

d’'Urfé — ont été inhumées A SAINT LOUIS (Ste-Anne ).

La conclusion de tont ceci, c’est qu’il y a quelques corrections à faire : dans le DICTION- NAIRE GÉNÉALOGIQUE, Tone ler, page XIII, et pages 67, 101, 243, 321, 342, 349. ; dans 4 TRA- VERS LES RÉGISTRES, p. 66, et Annales de la soci- ÉTÉ ROYALE DU CANADA, vol. 3, p. 139.

+ x + Et maintenant un bout de procès à M. Girouard.

(1) Pierre Perthuis n’a pas eu l'honneur d’être mentionné dans le Dictionnaire de Mgr Tanguay. — F. Bourgeault.

Nous lisons dans le VIEUX LACHINE, page 11, sous le titre : UN COMBAT AU BOUT DE L'ILE :

L'année 1661 fut plus malheureuse que les précédentes. Il se passa à peine une journée que les Iroquois ne fissent quelques victimes. M. de Maisonneuve s’alarma tellement, qu’il forma une compagnie de volontaires sous le nom de ‘‘ Soldats de la Sainte-Famille de Jésus, Marie et Joseph. ” Il serait trop long de signaler tout ce que nos ancêtres ont eu à soutfrir de c@s barbares. Qu'il nous soit permis d’arriver de suite à l’époque qui nous occupe. En 1687, l’on voit par les régistres de Sainte-Anne, sortis de la poussière avec ceux de toute la Nouvelle- France par linfatigable Mgr Tangnay, qu’un combat eut lieu à la baie d’Urfé. Cette baie était située un mille plus bas que le site de l’église actuelle de Sainte-Anne, près de la terre occupée à présent par Antoine Caron, no. 313 du cadastre de Sainte-Anne, où, pour citer les expressions du terrier de l’île de Montréal, était “ Ja première chapelle de Sainte-Anne, habitée ‘et desservie par M. fabbé D’Urfé, qui y à ‘ donné son nom.” (1) Cette mention est faite à deux pages différentes, sous les numéros ill et 112 du terrier. Ainsi que le constate le régistre du 30 septembre 1687 de la paroisse de Saint-Louis, signé D’Urfé, “ curé de la paroisse de Saint-Louis,” premier nom de Sainte- Anne du bout de l’île, (2) dix français y furent

Er

(1) D’Urfé appartenait à une des meilleures familles de France. Il était fils du marquis D'Urfé.

(2) Ce registre se trouve, on ne sait trop pourquoi et com-

massacrés. Leurs noms ont été publiés pour la première fois par Mgr Tanguay dans les annales de la Soci1ÉTÉ RoyaLE pu CANADA, vol. 3, page 139 ; ils sont : —

Pierre Camus dit La Fewllade, soldat, âgé de 21 ans. :

Claude de LaMothe dit le Marquis des Jourdis, âgé de 40 ans.

J. Bte LeSueur dit La Haye, soldat, âgé de 21 ans,

Louis Jets, meunier de M. Jean le Ber, âgé de 24 ans.

Jean Vincent, laboureur, âgé de 45 ans.

Jean DeLaLonde dit Lespérance, habitant du coteau Saint-Pierre, marguillier en 1685, âgé de 47 ans.

Pierre Bonneau dit Lajeunesse, caporal, âgé de 38 ans,

Pierre Perthuis, serviteur, âgé de 24 ans.

Henri Fromageau, habitant, âgé de 25 ans.

Pierre Petiteau, âgé de 20 ans.

Ils furent tous enterrés “ proche le lieu destiné pour le cimetière, auprès de l’église paroissiale.”” M. DeLaLonde fut le seul inhumé ‘ (ans l’enceinte de l’église paroissiale de Saint- Louis du Bout de lIle de Montréal,” et le registre dit que Jean Vincent fut enterré à la pointe Saint-Louis, aujourd’hui pointe à Caron, lieu ordinaire des sépultures du temps. En 1866, on trouva par accident les ossements de ces victimes, avec d’autres, sur la terre d’Antoine Caron, no. 313 du cadastre, à la pointe de

ment, parmi les registres de Lachine. Sainte Anne cessa d'être desservie comme mission de Lachine en 1685. — Registre de Lachine, p. "7.

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la Baie d’Urfé,et M. Chèvrefils, curé de Saint-

Anne, les fit transporter, dans” un grand cercueil, à la cave de l’église, après un service solennel chanté en présence de tous les paroissiens qui comptaient les ancêtres parmi ces infortunées victimes. M. Chèvrefils conserve un petit crucifix trouvé sur l’une d’elles. ” :

Monsieur Bourgeault poursuit :

M. Girouard a en le malheur de suivre avec trop de confiance Mgr Tanguay dont 9n a vu la valeur jusqu'ici, mais il est bien moins inexact que son gnide.

: Voyons pourtant ce en quoi il pêche prineipalement.

10 M. Girouard prétend qu’il y eut, en 1687, un combat à St-Louis an Bout de PIle. Or rien ne dit qu’il y ait eu un combat. Il y a eu tout au plus une surprise de la part des Iroquois, comme en bien d’auires endroits.

M. Girouard dit que DIX FRANÇAIS FURENT MASSACRÉS dans ce combat. Mais nous avons dit en critiquant Mgr Tanguay que huit seulement sont mentionnés comme victimes des Iroquois. Mais les huit ne furent pas tués le même jour. En effet, JEAN BAPTISTE LESUEUR, inhumé le 19 octobre 1687 avait été tué la veille, JEAN VINCENT, inhumé le 21 septembre avait été tué dans la guerre, dit le Régistre, qui ne mentionne pas le-jour de sa mort, et PIERRE CAMUS, fut tué le L8 octobre. On peut compter qne JEAN DE LALONDE, PIERRE BON- NEAU, PIERRE PERTHUIS, HENRY FROMAGEAU et JEAN PETITEAU, eu tout CINQ, furent tués le 30 septembre 1687.

ET

20 Dans une note M. Girouard dit que on ne &ait pourquoi ni Comment le Régistre de M.

d’Urfé est à Lachine, Voici pourquoi et comment. M. d’Urfé repartit pour la France dans l'automne de 1687, et la paroisse St-Louis que les Iroquois dévastaient, fut déservie de Lachine jusqu’à ce que M. De Breslay en devint le curé vers 1703.

30 M. Girouard dit qne les dix victimes (nous savors qu’elles n'étaient que huit ) furent toutes enterrées proche du lieu destiné pour le cimetière. En cela il suit Mgr Tanguay Nous avons vu ce que dit le Régistre. M Girouard dit que Jean De Lalonde fut seul inhumé dans Péglise, Il oublie que Pierre Bonneau fut inhumé dans le lieu destiné à bâtir l’église,

40 M.Girouard est moins inexact que Mer Tanguay quand il dit que les corps des victimes furent trouvés avec d'autres, mais il est encore dans lerreur en supposant que le Régistre de M. d’Urfé a suffi pour expliquer la présence, dans la cave où Caron a creusé, des corps qu'on v à découverts.

De plus :

Pierre BONNEAU doit être Pierre BoYNNEAU ; c’est ainsi que M. d’Urfé l’écrit bien lisible ment.

Claude LamoTHe dit SOURDYS, et non pas comme me dit M. Girouard de LaMothe, Marquis des Jouvrpis. Marquis n’est pas anthentique, n’étant de M. d’Urfé, et de Jourpis, est inexact. C’est done Claude LAMOTHE dit Sour- Dys d’après M. g'Urfé

Jean de LaLoNDE est habitant de St-Louis et non pas du Côteau St-Pierre, s’il a été du Côteau St-Pierre, il n’en était plus à sa mort.

Le Régiétre de M. d’Urfé, quoique dise Mgr Tanguay, est dans les Régistres de Lachine mais à sa date parmi les autres de même date, et non pas parmi les Régistres de dates postérieures.

Les bons comptes font les bons amis.

Quoiqu'il en scit nous devons beaucoup et à Mgr Tanguay, et à M. Girouard et au Rév. M.

Bourgeault.

F. A. BB

Petit Manueldu Cuitivateur, à l’usage des écoles primaires, par Edmond Roussean — 64 pages — Darveau — Québec — 1890.

Il y a dans cette brochure du bon et du défectueux. L’auteur a voulu faire un livre classique. Ce genre d'ouvrage présente beaucoup de difficultés ; il ne faut donc pas s’étonner si M. Rousseau ne les à pas vaincues toutes.

Dans une deuxième édition, il devra s’appliquer à rendre son livre plus classique encore,

Pour cela : /

Il retouchera la rédaction qui est défectueuse pp. IV., 10, 18, 20, 21, 28, 49.

Il xe multipliera pas autant les que. ons :

Que ferez-vous ensuite ? Pourquoi ?

A la question : QU'ENTENDEZ-VOUS PAR SUPER- PHOSPHATE ? Il répond : ‘ J’entends un engrais chimique fabriqué à Capellon ; qui se vend $1.25 le cent livres. L’italique est bon à savoir, mais non en réponse à la susdite question.

Ailleurs :

Qu'est-ce qu’une rigole ?

R. “ C’est un canal que l’on fait sur le travers des champs. Toutes les deux, raies et rigoles doivent aboutir aux fossés. ”

Sans doute que l’auteur a parlé précédemment des raies ; ce n’est pas une raison pour y revenir ici, de cette manière.

Plus loin : p. 41.

‘ Qu’entendez-vous par vitriol ?

R. L’huile de vitriol est de l’acide sulfurique appelée vulgairement eau forte.

Vitriol, huile de vitriol, acide sulfurique, eau forte ( acide nitrique ), c’est trop à la foie, sans parler du défaut d’exactitude.

Nous parlons de tout ceci avec d’autant plus de liberté que nous savons M. Rousseau capable de remédier aux défectuosités. Il y a du reste dans ce travail d’excellents conseils.

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