‹ La littérature au Canada en 1890 [microforme]Chapitre 31 sur 34 · EN PETITES NOTES · texte numérisé non relu

EN PETITES NOTES

M. Fréchette a donné une nouveile édition,

à bon marché, de sa Légende d’un Peuple. La

Revue Canadienne a publié, dans le temps, une

longue appréciation du travail de M. Fréchette,

On lira aussi avec profit, sur ce volume, les remarques élogieuses de feu l’'Honorable F, X. Trudel, si peu dignement traité par Cyprien.

— Voir la Revue canadienne, année 1888, p. 244,

La Revue canadienne a publié, dans le cours de l’année, un bon nombre d’excellents articles. Voir sa table générale des matières, No de décembre.

Cette revue gagne du terrain en rédaction et en intérêt. Elle n’est pas assez encouragée. On peut s’abonner aux bureaux de l’Etudiant, Joliette, $2,00 par an.

C’est avec peine que nous apprenons la nouvelle de la disparition prochaine du Canada- Français. Mgr Hamel qui a toujours été l’àme de cette revue lavait d’abord formée à son image. Plus tard on a cru devoir modifier nn peu, et M. Fréchette a travaillé utilement dans ce sens. Cependant le genre du commencement nous a toujours paru supérieur à celui de la fin. On a pensé qu’un genre moins sérieux serait préférable : on ne peut en blâmer les rédacteurs qui ont fait pour Île mienx, vou-

lant s’accommoder d’avantage à la majorité des lecteurs. Il y avait, de cette façon, plus de chances de vivre, Et cependant la vie est devenue impossible,

Ce fait démontre que la vie intellectuelle, pour profonde qu’elle soit ici et là, n’est cependant pas assez développée chez nous. Nous entendons parler d’une vie intellectuelle aristocratique. Les Canadiens aiment la littérature, mais ils ne se livrent pas en assez grand nombre à la partie sérieuse des choses.

Il existe encore un certain nombre d’exemplaires de la série complète du Canada-Français. Comme il y a là nombre de travaux importants et originaux, nous conseillons fortement aux amis de l’étude, de se procurer cette série. Elle se vend $6,00,

Nous aimons à croire que le Canada-Français ressuscitera, un jour, comme organe des écrivains de Québec. ,

Nous aimerions à voir s'établir une louable émulation entre les penseurs de Montréal et les penseurs de Québec.

Chacune de ces villes peut alimenter une revue,

C’est en 1890 surtout, que l’on a vu la jeu-

nesse canadienne se livrer à la littérature.

On à pu lire ses travaux dans le Glaneur, de Lévis ; fe Recueil Littéraire, de Ste-Cunégonde ; Le Monde Illustré ; V’Etudiant et le Couvent.

Cette jeunesse a du talent et du feu sacré.

Nous lui consacrons plusieurs pages, l’an pro-

chain, si Dieu nous prête vie.

L’année 1890 a vu paraître aussi un journal d'économie politique : L’Association, sous la direction de M. P. J. Masson. Ce journal, d’excellents principes, mérite encouragement.

Le Canada Artis'ique, de Mortréal, sous la direction de M. A.Filiatrault, a publié beaucoup de musique et un bon nombre d’articles distingués.

N'ayant pas l’intention d'apprécier le journalisme canadien, arrêtons-nous ici.

Nous avons omis de mentionner p. 181, le journal de M. le Dr Séverin Lachapelle : La Mère et l Enfant.

Les écrits du R. P. Hamon, S. J., sur les Canadiens des Etats-Unis, dans les ETupes RELIGIEUSES, ont été très remarqués.

Nous n’avons pas sous la main : Receties pour faire du vin natif, par Alexandre Cousineau, Ottawa—non plus que Le Claviste ou petite méthode pratique pour le piano, par Gustave Smith, Ottawa, 1890.

Mentionnons encore :

Appendice au RITUEL ROMAIN à l’usage des proviuces ecclésiastiques de Québec, Montréal, Ottawa— Hardy, Québec, 1890.

L'Enfant Mystérieux, par le Dr V. Eug.

Dick, réédité.

. Nous aurions dû citer aussi sans doute FACCOMPAGNEMENT DU NOUVEAU MANUEL DE

% cHANTS LITHURGIQUES de M l'abbé Bourduas,

par R. Octave Pelletier--Senécal—Montréal.

M. Guillaume Couture a fait de cet Accom- PAGNEMENT, une appréciation très élogieuse dans le CANADA ARTISTIQUE, août 1890.

Le PROGRÈS pu SAGuENAYy fait observer à Raoul de Tiliy (voir p. 57, 16ème ligne) que feu Mgr Racine ne fut pas nommé évêque de

Chicoutimi en 1871, mais en 1878.

On nous a fait remarquer aussi qu’à part

une forme d’une douzaine de pages dont les épreuves furent revues par un correcteur novice, on ne troyve guère plus de coquilles dans la brochure de M. Huart que dans les autres livres. | |

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