II. Quem quœritis in sepulchro, 0 Christicolœ
Respondent. y^j/zw Nazarenum crucifixuin,o cœlicolœ.
Respondent. Non est ibi. Surrexit sicut prœdixit. Ite, nuntiate quia surrexit.
Respondent. Alléluia. Ad sepulchrum residens angélus nunciat resurrexisse Christuni. Ecce completum est illud quod olim ipse per prophetam dixerat,ad patrem taliter inquiens : Resurrexi (2).
On ne peut dire à quel point ces textes sont importants. Ces tropes sont si bien, sont si évidemment l'origine de tous les Mystères liturgiques, que le premier, celui qui précède l'introït de Noël, se retrouve TOUT ENTIER dans le «Mystère des Pasteurs ». Ce SONT EXACTEMENT LES MÊMES MOTS. On a développé le Trope, mais on l'a conservé intégralement en lui ajoutant un commencement et une fin. Ce « Mystère des Pasteurs », chose grave, se chante tout entier, comme l'ancien Trope, avant l'introït de la Messe, et il se termine par cette formule : Postea, statim incipiatur Missa.
Même remarque pour le Trope de Pâques : il se retrouve tout entier dans les Mystères du Sépulchre et de la nuit de Pâques (3).
De tout ce qui précède, on peut conclure fort légitimement que les TROPES ONT DONNÉ NAISSANCE AUX PREMIERS
Mystères liturgiques, et que, les Tropes étant une institution presque uniquement monastique, le théâtre moderne est d'origine bénédictine.
1. Fuey natus est est le commencement de l'introït de Noël (tertia missa).