VII. — Première époque. — Mystères du premier degré
LE premier « degré :» est représenté surtout par les textes suivants : Les trois Rois et la Nuit de Pàqties du manuscrit 904 ; \e Jour de Ja Résurrectio7i du manuscrit de Cividale (ï); \ Office de V Etoile de Rouen et V Office des Voyageurs dans la même église ; V Office du Scpidchre de Rouen, et celui que M. Ed. Duméril a publié d'après le manuscrit 79 d'Einsiedlen ; VOffice de la Résurrection selon l'usage de l'église canoniale de Kloster Neubourg, et presque tous les Offices du Sépulchre dont un de mes confrères, M. Marins Sépet, m'a fourni la liste d'après les manuscrits de la Bibliothèque nationale depuis le XII^ jusqu'au XV^ siècle. Et ces Offices se rapportent notamment aux églises d'Arles, de Sens, de Senlis, de Châlons-sur-Marne, d'Orléans, de Saintes, de Clermont-Ferrand, de Coutances, de Noyon, de Paris et d'Udine; aux abbayes d'Epternach, de Saint-Martial et de Saint-Germain.
Cette énumération, ennuyeuse autant qu'utile, ne saurait nous donner une idée de ces premiers Mystères.
Leur principal caractère, c'est qu'ils SONT PROFONDÉ- MENT, SUBSTANTIELLEMENT LITURGIQUES. C'est que leurs textes ne se composent que DE PAROLES SCRUPULEUSEMENT EMPRUNTÉES A L'ÉCRITURE SAINTE OU A LA LITURGIE OFFICIELLE.
Nous prendrons comme exemple un de ces Mystères delà liturgie rouennaise qui se distinguent par leur cachet de haute antiquité, et c'est à dessein que nous omettrons ici les didascalies pour n'offrir que le texte:
Sacerdos. Qui sunt hi ser?nones çuos confertis adinvtcefn ambulantes^ et estis tristes. (Luc, XXI v, 17.)
Peregrini. Tu sotus peregrinus es in Jérusalem, et non cognovisti quce facta suntinilta, his diebus. (Ibid,, 18.)