‹ La littérature catholique et nationaleChapitre 131 sur 161 · XII. — Mystères du sixième et dernier degré · texte numérisé non relu

XII. — Mystères du sixième et dernier degré

LES caractères des Mystères du sixième et dernier degré seront encore plus faciles à saisir. Ils sont d'ailleurs fort importants : car c'est dans leurs textes que nous allons constater le trait d'union qui relie entre eux les Mystères latins et nos Mystères français.

Les types de nos drames latins, à cette époque dernière de leur histoire, sont les documents suivants, qui ont tous été publiés : les Trois Maries, du manuscrit d'Origny-Sainte- Benoîte ; la Nativité du Christ, publié par M. Schmeller d'après un manuscrit du Munich, qui est du XIII'^ siècle, et la Passioti, d'après le même maauscrit. Cette dernière date est utile à retenir. Analysons avec soin ces trois textes, qui, à raison même de leur caractère de transition, ne nous paraissent guère mériter moins d'attention que ceux des plus anciens Mystères.

Dans certains de ces drames relativement modernes, comme les Ti-ois Maries d'Origny, la langue vulgaire joue un rôle beaucoup plus considérable que dans les Vierges folles ou dans le Daniel. Les didascalies sont toutes en français : « Chascune des trois Maries doit avoir en sa main un cierge aîumeit, etc. » Deux scènes tout entières sont, en outre,

Page 1