Bibl. Nat. fr
3. Quant au Mahométisme, il n'a eu aucune influence sur notre Épopée. Nos poètes s'imaginaient que les Sarrasins adoraient des idoles, comme les Grecs et les Romains. Les trois principales idoles des infidèles auraient été, d'après nos Chansons de geste, Mahom (Mahomet), ApoUin (.\pollon) et Tervagan. Comme on le voit, nos pères mettaient sur le compte de l'Islamisme toutes les erreurs des paganismes anciens. Néanmoins quelques trouvères plus iHStruits n'ignoraient pas qu'il y avait, entre l'islamisme et le christianisme, des points communs assez nombreux et assez importants. C'est ce que l'auteur à&X Entrée de Spagne (1. c. i° 69) fait dire au geint Ferragus, après que Roland a e.xposé au Sarrazin les dogmes de l'unité de Dieu et de la création : « Par mon chef, dit le géant ; tu dis voire ; tôt autretal trovons en notre histoire. »
184 l'idée religieuse