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La littérature de guerre. Manuel méthodique et critique des publications de langue française. Préf. de Gustave Lanson

En passant de la France aux pays étrangers, notre travail doit changer dans sa méthode comme il change dans son objet. Le nombre très élevé des ouvrages publiés en français sur la France ainsi que sur la Belgique, pays de langue française, nous forçait jusqu'à présent à un choix et à de fréquentes éliminations. Mais les œuvres françaises qui portent sur les nations de langue étrangère sont nécessairement beaucoup plus rares ; s'adressant à un public moins étendu et plus cultivé, elles sont également, et sauf exception ', d'une valeur moyenne plus grande. Aussi, loin de supprimer des titres et des œuvres, devrons-nous chercher désormais à compléter l'ensemble, souvent très restreint, des livres consacrés à tel ou tel pays, par un choix assez large d'articles de revues : ceux-ci, en plus d'un cas, formeront la principale matière d'un paragraphe ou même d'un chapitre.

Sur chacun de ces articles, courts d'ordinaire, il serait excessif de donner une notice particulière : les notices sont réservées aux plus importants. En règle générale, le

I. L'exception est faite pour l'Allemagne : il a paru sur la nation ennemie pendant la guerre, ainsi que sur ses chefs, un certain nombre d'ouvrages populaires et sans valeur. — Pour des raisons différentes, indiquées en leur lieu, nous devons également fiiire un choix parmi les publications romandes relatives à la Suisse.

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sujet, déjà indiqué de façon plus ou moins exacte et sommaire par le titre, sera, comme précédemment, détermmé par la place assignée dans notre liste aux différentes études, et par le commentaire continu qui les accompagne '.

Il est une constatation que les amis de la grande nation slave aimaient à faire au cours des deux premières années du conflit : nous ne connaissons pas la Russie. Et en effet, nous ignorions tout des conditions réelles dans lesquelles la guerre se faisait chez nos alliés russes. Les journaux et revues de grande vulgarisation favorisaient les illusions du public plutôt qu'ils ne cherchaient à les détruire 2. Un sentiment de discrétion, mais surtout la surveillance d'une censure sévère, arrêtaient les velléités de franchise des publicistes renseignés : c'est pourquoi les publications elles-mêmes destinées aux lettrés apparaissaient plutôt comme des apologies que comme des études objectives. Tel est le cas notamment pour Ic^ quelques ouvrages, relatifs aux antécédents de la guerre . que nous avons mentionnés dans notre première partie ^ .

1. Nous ne nous attachons pas à suivre un plan uniforme pour chacun des pays en guerre : le plan est déterminé par le sujet.

2. Voir par exemple le numéro spécial des Lectures pour tous : K^ nlliés russes (15 novembre 19 15), la livraison des Cahiers de la guerre Que fait la Russie? Que fera-t-elle ? etc.

î. Consulter la table alphabétique des matières. Il semble que c façon générale la même tendance soit assez marquée dans les articK relatifs à la Russie publiés dans la Revue couiemporaiue, périodique frai, çais de Pétrograd. On peut compter encore au nombre des apologies >.; la Russie l'opuscule : Grande guerre et culture tusse. Le Rote de la Russ: dans le droit international, par Pierre Mikhaïlow. Préface par Lou: Renault (Paris, Hachette, Victorion, Didier, 1916. In-i6, 48 p. — i fr. i

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