V. BucAiLLE. Revue hebdomadaire an 8 avril
Ce sont ici également les souvenirs d'un témoin.
La « crise » de ces mois historiques est analysée avec beaucoup de méthode et de clarté dans l'étude d'un italianisant, professeur à l'Université de Grenoble :
L'Opinion italienne et l'intervention de l'Italie dans la guerre actuelle, par Gabriel Maugain. Paris, E. Champion, 1916. In-8, 107 p. — 2 fr.
L'auteur étudie en premier lieu les arguments et mobiles des neutralistes, et il fait le dénombrement de ceux-ci (Il compte principalement parmi eux les socialistes, les catholiques, les clients de rÂlleniagne, les Italiens unis aux Allemands par des liens de parenté). Puis il procède au même travail pour les interventistes, au premier rang desquels se placent les universitaires et Gabriele •d'Annunzio. La conclusion résume la solution de la crise par le ministère Salandra. Cette étude se fonde sur les documents imprimés, non sur les résultats d'une enquête personnelle en Italie.
A l'occasion du premier anniversaire de la « guerre italienne », quelques articles étudient à nouveau, avec le recul du temps, l'évolution nationale :
La Crise italienne, par Jean Alazard. (Août 1914-mai 191 5.) Revue de Paris du i'^'' mai 1916.
L'Intervention et la campagne de l'Italie. Les causes •et les étapes de la décision. Correspondant au. 10 mai 1916.
La Crise nationale italienne. De la neutralité à l'ultimatum (août 1914-niai 1913), par Stéphane Piot. Revue ■des sciences politiques du 15 juin 1916.
Des écrivains français, qui ont assisté aux journées critiques, voient dans l'évolution de l'Italie un drame hautement intéressant au point de vue des lois historiques et de la psychologie sociale; et ils cherchent à dégager d'une -crise nationale l'élément universel :