ÉTATS-UNIS ET FRANCE
Notre interview de M. Brieux, retour d'Amérique, par L. Schneider. Lectures pour tous du 15 mai 191 5.
Comparer :
La France et les États-Unis, par Jules Bois. Nouvelle revue du 1" novembre 191 5.
Conférence faite aux États-Unis, sur la communauté d'idéal de deux nations.
— L'exposition de San Francisco fut pour nous l'occasion d'un sérieux effort de propagande et d'un avantage sur l'Allemagne. Voir La Fratice à Vexposition de San-Fraticisco, par A. de Lapradelle. Revue des deux inondes du i" septembre 191 5.
En France même, l'élite française tient à affirmer sa solidarité avec la grande république américaine. Le Comité France-Amérique, présidé par M. Emile Boutroux, avait à la veille de la guerre organisé une importante série de conférences, reproduites en un volume : Les États-Unis et la France. C'est à ce Comité qu'est due la publication des ouvrages plus haut cités de MM. Sharp et Baldwin ; et c'est lui qui avec l'aide de la revue La Renaissance provoque d'imposantes manifestations de fraternité franco-américaine :
Hommage des artistes et des écrivains français aux États-Unis. Renaissance politique, littéraire et artistiqne des 29 mai et 12 juin 191 5.
— Comparer les livraisons des 18 septembre, 30 octobre 191 S, 5 février, 18 mars, ij, 27 mai, 10 juin, 22 juillet 1916 où sont réunis de nombreux témoignages de l'amitié qui unit les deux nations.
Il ne semble pas que Ton puisse nous faire un reproche de ranger dans la division des « Neutres » les publications relatives à l'attitude du Saint-Siège devant la guerre. Les catholiques, en effet, établissent une distinction entre l'Eglise et le Vatican, entre le point de vue doctrinal et la politique du Pape ou de la Curie romaine. Or Benoît XV, en tant que chef de l'Église, s'est refusé à prononcer un jugement doctrinal sur la guerre actuelle, autrement qu'en termes généraux sans application pratique : et la cause de ce refus doit être cherchée dans les exigences d'une politique qui est incontestablement, dans l'intention et dans le fait, une politique de neutralité.
On sait de quelles vives critiques cette neutralité a été l'objet en France. Les critiques s'exprimèrent avec violence dans la presse quotidienne pendant les premiers mois de 1915; beaucoup de cathohques euxmêmes manifestèrent leur mécontentement'. Le haut clergé répond de son mieux à ces doléances : plusieurs lettres et instructions d'évêques sont consacrées à l'apologie du Saint Père. Deux de ces documents sont reproduits en brochures de propagande :
Le Pape, par Mgr Marbeau, évêque de Meaux. Paris , Bonne Presse, 19 16. In-ié, 61 p.
Lettre pastorale datée du 25 février 1916 ; — suivie d'uuc Bibliographie.
Le Pape et la guerre, par Mgr Rumeau, évêque d'An-
I. On trouve l'écho de ces critiques dans les ouvrages doctrinaux de source française cités dans notre Première Partie, p. 61 $q.
gers. Paris^ Bonne Presse^ 1916. In-i6, 23 p. — o fr. 25 '.
Les Pères Jésuites dans leurs Études périodiques se sont
fait un devoir de défendre également l'attitude pontificale :
Le Pape et la guerre, par le P. Paul Dldon. Paris, Lethielletix, 191 5. In-ié, 24 p. — o fr. 50. Apologie parue primitivement dans les Éludes. — Comparer, dans le même périodique, deux articles de M. Yves de La Brière : Benoit XV et le rôle intet national de la Papauté (20 janvier et 5 février 1916). Voir encore, le 20 mars 1916, un nouvel article du même auteur,
La question fait l'objet d'un important recueil, documentaire et polémique à la fois :
Benoit XV et le conflit européen, par Tabbé G. Arnaud o'Agnel. Paris, LelbieUeux, 191 6. 2 vol. in- 16. — 7 fr.