L ARMÉE ANGLAISE
français et un de ses amis anglais en juin, juillet et août 191 5. Paris, B. Grasset, 191 5. In- 16, 65 p.
— A partir du 22 mai 1916 paraît une Galette franiv-hritan)ùqtii\ hebdomadaire, à o fr. 10.
L'Armée anglaise.
Quelques articles sont consacrés à la transformation que fait subir à l'armée anglaise la levée des volontaires, bientôt suivie du service obligatoire :
L*Effort militaire anglais, par H. Carré. Revue des deux mondes au 15 janvier 1916.
La Nouvelle armée anglaise, par H.-D. Davray. Revue hebdomadaire du 26 février 19 16.
On regrette l'absence presque totale d'études sur les troupes coloniales anglaises, si pittoresques et si variées :
Les Hindous, par Louis Zadig. Paris, Nilsson, 191 5. In- 16, 45 p. — o fr. 25.
Les Armées de l'Inde. Les Templiers d'Asie, par J. Bois. Revue hedomadaire du 7 novembre 19 14.
Les Troupes indiennes au Iront, par V. Forbin. Nature du 9 janvier 191 5.
Impressions de soldats et de témoins sur le « front » anglais.
De 19 14 à 1916, les mémoires des soldats anglais n'ont fait l'objet d'aucune publication française'. Quelquesunes de leurs lettres ont été traduites :
I. Se reporter, pour ce qui est de ces mémoires, aux chroniques régulières sur les livres anglais de guerre. Consulter également : Les Impressions de guerre des « Tommies >> anglais, par A. Masscron. Correspondant du 10 février 191$ .
480 l'angletekre et la guerre
Tommy à la guerre. Lettres de combattants anglais
recueillies et traduites par J. Montvert. Paris, Payoi,
1915. In-ié, 130 p. — 2 fr.
Ce recueil réunit les traductions d'une quarantaine de lettres parues dans la presse anglaise, pour le plus grand nombre dans le journal The Times. Presque toutes sont écrites de France, et donnent sur la vie de tranchée des impressions caractéristiques. Trois rapportent de curieux détails sur la guerre en Afrique, et six sont des lettres de marins.
On a également traduit les souvenirs d'un aumônier protestant :
Avec les Français en France et en Flandre, par Owen
Spencer Watkins. Traduit de l'anglais par Henri et Jeanne Dupré. Paris, Berger- Levrauît, 191 5. In-8, vii- 113 p., avec 7 pi. — 2 fr.
Le livre est formé de lettres précises, simples et froides, écrites du front et condensées en chapitres. L'auteur a suivi les armées anglaises jusqu'à la fin de 1914. C'est de l'arrière-front qu'il a vu les grandes batailles, prenant part à la retraite, de Mons à Tournai, assistant à la victoire de la Marne, à l'avance sur l'Aisne et l'Oise, à la lutte de résistance. Lorsque le transfert de larmée anglaise est décidé, il gagne Béthune par chemin de fer. Il assiste ensuite aux combats près de La Bassée et d'Arras, à la guerre de tranchée, aux luttes dTpres et d'Armentièros. 11 prend un congé de quelque jours : et, à son retour, la guerre s'est faite immobile et tranquille.
Les interprètes français près les armées britanniques ■sont singulièrement bien placés pour voir et entendre des choses pittoresques ou significatives :
L'Interprète, par M. Lanoire. Revue hebdomadaire du 29 janvier 1916.
Pour le front britannique connue pour le truni ir.uiçais, nous possédons des « impressions » de journalistes, d'hommes de lettres et d'artistes. Mais elles sont en bien plus petit nombre, et, jusqu'au mois d'août 1916, proviennent exclusivement de Français :
l'armée anglaise 481
L'Armée anglaise sur le continent (août 1914-aoùt 1915), par René Puaux. Paris^ E. Fasquelle, 1916. In-ié, 108 p. — I fr.
L'auteur a passé près d'un an parmi les troupes anglaises : ce volume réunit deux séries d'articles par lui donnés au Temps et à l'Illustration. La première série constitue une étude sur l'armée britannique en France, sur son action et son organisation. La seconde série est formée de notes prises Dans la \one anglaise, notes simples, courtoises, très instructives.
Dans les lignes anglaises, par R.-D. de Maratray. Revue hebdomadaire Am 2'j mai 1916. .
Impressions d'un journaliste.
Une visite à Tarmée anglaise, par M. Barrés. Paris, Berger- Levrault, 191 5. In-8, né p. — i fr. 25.
Le volume réunit les articles donnés à VÈcho de Paris pendant l'été de 191S à la suite d'une visite faite en réponse à l'invitation des autorités anglaise**. Ces impressions, très élogieuses, forment une intéressante contre-partie à celles que M. Rudyard Kipling a rapportées du front français.
L'Armée anglaise. Reproduction fac-similé du carnet
de croquis, portraits et vues, pris sur le front par le
peintre Lucien ]o^as. Paris, Dorbon aîné, 1916. Un album
in-4 de 56 pi. — 40 fr.
Troupes anglaises. Troupes indiennes. Missions militaires française et belge auprès de l'armée britannique.
Plusieurs villes du littoral, bien que n'étant pas situées dans la zone des combats, ont été amicalement envahies par les troupes anglaises. Le livre de M. G. Docquois, Dans un port du détroit (cité p. 311), raconte cette invasion pour la ville de Boulogne. L'invasion de Rouen a eu aussi ses narrateurs, et même ses peintres :
Les Anglais à Rouen, par A. Dupouy. Revue de Paris du 15 septembre 191 5.
L'Armée britannique au camp de Rouen, par Marcel J. Vie. ji
CossoN. Croquis divers. Préface d'Ernest La Jeunesse. Paris, Galerie Reitlinger, 12, rue de la Boétie, 191 5. Album in-4 de 30 pi. — 6 fr. K
Les Colonies anglaises pendant la guerre.
Sur la contribution efficace et spontanée que les Dominions anglaises ont apportée à la métropole, il n'existe en français que des études partielles et courtes :
L'Esprit public dans les colonies anglaises. Correspondant du 10 octobre 19 14.
Canada.
L'Esprit public et la situation au Canada. Correspondani du lo mai 191 5 .
Les Canadiens et la guerre, par Edmond Buron. Nouvelle revue du 15 juillet 191 5.
Comparer :
L'Aide du Canada à la France, par J. P. Archambault. Éludes du 5-20 avril 191 5 2.
Les .\llemands, pour faire échec à l'attitude des colonies britanniques, ont répandu contre la politique coloniale de l'Angleterre des accusations calomnieuses. Deux brochures de propagande répondent à cette campagne ;
1. Il existe également un album de 26 planches : Rouen pendant la guerre, avec 6 pages de texte par Georges Dubosc (Rouen, L. Wolf,
1916. In-folio).
2. On sait que les Canadiens français témoignent d'une certaine indifférence pour « la guerre d'Europe ». Une preuve peut en ôtre cherchée dans la petite place faite au conflit actuel par les périodiques canadiens de lan ^u-' française. — Noas n'avons pu avoir connaissance de livres relatifs à la guerre publiés en langue française au Canada antérieurement au mois d'août 1916. (Toutefois nous mentionnons dans notre Troisième Partie Le Livre de guerre de l\uyriiulteu> . publication officielle du gouvernement canadien.)