L. Blanchin, blessé rapatrié. Paris, Delagrave
In-i6, 180 p., illustré. — 2 fr.
Entre Douai et Cattibrai, le i-j août 1914, l'auteur est blessé à la jambe et relevé par les ambulanciers allemands. Il vjt dès lors dans
les hôpitaux ennemis et les camps de prisonniers, jusqu'au jour où les échanges de grands blessés lui permettent de regagner la France, Il fait connaître avec franchise ses observations favorables à lennemi : et c'est sur cette impartialité que les éditeurs insistent surtout, en la présentant comme le caractère distinctifdu récit.
Blessé, captif, délivré (Mémoires de guerre), par le
V^e Hubert de Larmandie. Préface du général Malleterre. Paris, Blond et Gay, 19 16. In-i6, 228 p., avec pi. — 3 fr. 50.
Le capitaine de Larmandie a fait campagne dans la région de la Meuse jusqu'au 6 septembre 1914, date à laquelle il est blessé et fait prisonnier. Jusqu'au moment du retour, il séjourne successivement au Lazaret Garden, près de Brandebourg, et au camp d'officiers prisonniers, à Halle am Saale. Ses souvenirs, rédigés avec brièveté, tirent, comme les suivants, un intérêt spécial du fait qu'ils sont dus à un officier.
Onze mois de captivité dans les hôpitaux allemands,
par le capitaine Olivier. Paris, CJmpelot, 191e. In-i6,
264 p. — 3 fr. 50.
L'auteur est fait prisonnier le 22 août 1914, en Belgique. Il est amputé d'une jambe à Liège, il y demeure un certain temps ; et ses impressions sont intéressantes pour Thistoire de la Belgique envahie. Après un arrêt à Namur, il est enfermé dans la citadelle de Mayence, puis transporté à l'hôpital de Stralsund, sur les bords de la Baltique. En juillet 191$, il est envoyé à Constance, devant la commission des échanges, qui le refuse d'abord, puis l'accepte, et le rend à sa patrie.
Lorsque les grands blessés regagnent leur patrie, leur retour est triomphal ; la Suisse les accueille avec les mêmes démonstrations de sympathie que la France :
Le Train des grands blessés, par Noëlle Roger. I. A travers la Suisse, avec une notice historique de M. Eugène Pittard. II. A travers la France. Paris, Atiiuger, 1916. In-8. — 1 fr. la brochure.
(Le Carnet d'un témoin.)
On trouvera à la division Siinu- ucs indications compieincntaircs.
Les Grands blessés. Ceux qui reviennent d Allemagne,
par M""= H. Celarié. Correspondant du 25 octobre 191 5.
50 Un dernier groupe de prisonniers en Allemagne est formé par les étrangers (nous voulons dire les « non- Français ») lesquels ne sont représentés ici que par deux civils : un Anglais et une Américaine :
Les Étapes et Tévasion d'un prisonnier civil en Allemagne, par John Francis Batteler. Paris, A liuiger frères, 1916. In-8, 160 p.
C'est l'histoire très dramatique des persévérants efforts d'un civil pour s'évader du camp de concentration où on l'a parqué, et pout quitter l'Allemagne. Gravement blessé, au cours de sa tentative, par un Allemand perfide, il parvient finalement à gagner le Danemark grâce à l;i complaisance de bateliers danois.
Prisonnière en Allemagne, par Isabelle Debran. Paris^ Payoty 1915. In-8, 62 p. — i fr.
L'auteur allait pour aiFaires de Suisse en Allemagne : mais à la frontière même, elle est arrêtée, sans raison aucune, comme suspecte; elle est transportée de prison en prison, de Loerrach à Lindau, de Lindau à Munich, et finalement reconduite à la frontière qu'elle repasse avec soulagement. Sa mésaventure lui a permis maintes observations caractéristiques, et fort ironiques, sur les officiers allemands, automatiques et brutaux.
Les Armées allemandes en temps de guerre.
Il n'existe pas de livres ou d'articles généraux qui étudient les armées allemandes pendant la guerre en elles-mêmes et pour elles-mêmes, soit dans leur organisation, soit dans les variations de leur état d'esprit. Pour ce qui est de leur situation matérielle, seule la question des effectifs soulève quelque intérêt et quelques discussions :
Les Effectifs allemands. — Encore les effectifs alle-
J.Vrc. 35
mands. — La Question des effectifs allemands, par
L. Gouvy. Journal des économistes de février 191 5, janvier 1916 et du 15 mars 19 16.
Pour ce qui est de leur situation morale, tout se réduit à quelques notes et papiers divers recueillis sur les prisonniers ou sur les cadavres, et publiés comme documents :
Carnets de route de combattants allemands. 1 (Un officier d'infanterie. Un sous-officier d'infanterie. Un soldat réserviste). Traduction intégrale des carnets originaux conservés aux archives du Ministère de la guerre, avec une introduction et des notes, par Jacques de Dampierre. Paris^ Berger-Levrault, 1916. In-ié, xxvi-183 p. — 3 fr. 50.
L'intérêt de ce recueil consiste en ce que la traduction des trois carnets est intégrale : l'auteur ne s'est point contente d'extraits, comme dans les ouvrages similaires. Les trois exemples sont heureusement choisis ; chacun des combattants sait observer, à son point de vue particulier, et traduire ses observations. — D'autres volumes sont annoncés.
Carnet de route d'un soldat allemand. Avant-propos de Frank-Puaux. Paris, Berge r-Levra ni t, 191 5. In-ié, 75 p. — o fr. éo.
(Bibliothèque de la guerre, 1914-1916.)
Carnet trouvé le i6 septembre 19 14, en Argonne, dans un terrain abandonné par l'ennemi. Il appartenait à un sous-officier de réserve originaire de Silésie, Erich X, mort au feu. Le journal est précis. modéré; l'auteur, jeune homme de culture distinguée, ne dissimule pas sa surprise devant la brutah'tc de ses compatriotes.
Compirer : Un carnet allemand. /?«'«<> HUm des 15-20 férrier et 27 février-6 mars 191 5.
Journal d'un officier prussien, par H. de Vere Stac- POOLE. Traduit de l'anglais par Henry Frichet. Paris, Bîoud et Gay, 191 6. In- 16, 47 p. — o fr. 60.
(Pages actuelles, n* 76.)
Ce journal, dit l'éditeur anglais, montre le travail mental effectué, au spectacle des horreurs de la guerre dans l'esprit d'un officier allemand, qui en vient à réprouver le militarisme. Malheureusement, le « document » passe pour être l'œuvre de l'éditeur lui-même, romancier connu.
Un examen de conscience de l'Allemagne, d'après les papiers de prisonniers de guerre allemands, par P. Hazard. Paris, Bloud et Guy, 1915- In- 16, 40 p. — o fr. 60.
(Pages actuelles, n* 45.)
L'abondante mine des mémoires ou correspondances imprimés en Allemagne n'est guère mise à profit ^ Un travail excellent est seul dans son genre :
Les Soldats allemands en campagne, d'après leur correspondance, par Pierre Boutroux. Revue de Paris du 15 septembre et du i" octobre 191 5.
Fort remarquable et d'une entière exactitude, cette étude est fondée non sur les extraits choisis et arrangés qui paraissent dans les grands périodiques allemands, mais sur les lettres simples et vraies que publient les petites revues professionnelles. On y voit le soldat allemand avec ses faiblesses, ses lassitudes, scs rancœurs, mais aussi avec ses préjugés fortement enracinés, et dont il n'est pas près d'être désabusé.
Sur la conduite des soldats allemands « à TaiTièrefront », en pays envahi, on possède deux livres de « souvenirs vécus », très différents d'esprit et de forme, mais fort importants l'un et l'autre :
Tels qu'ils sont. Notes d'une infirmière de la Croix- Rouge, par M^ejean Leune. Paris, Larousse, 191 5. In-i6, 188 p., avec pi. — 2 fr. 50.
M"" Jean Leune, qui, en compagnie de son mari, fit jadis dans les Balkans de si intéressants voyages d'enquête, était infirmière à Cam-
I, Coosuilter tomefois- : Sur les dntx fronts. Récits allemands, par A. Masseron. Correspondant du lo mai 191 5 (et comparer la livraison du 10 septembre 191 5. Voir aussi dans celle du 10 novembre 1915 : Lettres d'Allemands, par Louis Tarcenay).
5 lé LES EMPIRES CENTRAUX ET LA GUERRE
brai, au moment où la ville fut envahie. Courageuse, intelligenteet spirituelle, connaissant parfaitement la langue allemande, elle sut tenir tête aux otficiers prussiens : elle traduit littéralement («n donnant en note le texte allemand des principaux passages) les conversations fréquentes qu'elle a eues avec eux, et où ils s'efforcent de concilier tant bien que mal l'arrogance et la politesse, leur mépris pour la France vaincue et leur goût pour les choses de France. Au bout de cinq mois, M"'" Jean Leune, ayant su son mari grièvement blessé, obtint de rentrer en France par Lille, Aix-la-Chapelle et la Suisse,
Dans la Belgique envahie. Parmi les blessés allemands
(août-décembre 19 14), par Joseph Boubée. Paris, Plon- Nourrit, 19 16. In-ié, 308 p. — 3 fr. 50.
L'auteur, prêtre français, se trouvait, au moment de l'invasion , dans une ville de Belgique — qu'il ne nomme pas — située sur la route des troupt'S allemandes déferlant iiach Paris. Après un récit de la prise de la ville, il consacre la plus grande partie de son livre aux observations qu'il a pu faire au service des blessés allemands, dans un couvent de sœurs françaises. 11 nous parle des majors, des officiers, des simples soldats surtout qui, sous l'effet de la douleur^ sont redevenus maris et pères, et dans leur lit d'hôpital, pleurent — un peu trop volontiers, parfois — à la pensée de leur famille. Au mois de senembre, l'avance des Alliés oblige les Allemands à quitter la villeen abandonnant leurs blessés : la plupart de ceux-ci sont alors évacués; mais la ville est bientôt reprise par l'ennemi, sans effusion de sang cette fois. Au bout de quelques mois, l'auteur parvient à regagner la France, par des moyens qu'il garde secrets. Les procédés allemands d'occupation militaire sont étudiés avec précision dans l'ouvrage d'un émirent économiste italien :
L'Occupation militaire dans le passé et dans le présent.
Barbarie ancienne et civilisation moderne, par Giuseppe Prato. Traduit de l'italien par MM. G. P. et A.R. P</r/s, M. Giardei E. Brière, 1916. In- 16. — 2 fr.
L'auteur, professeur .1 l'Université de Turin, « oppose les procédés allemands eu territoire occupé à ceux des guerres anciennes, beaucoup plus humaines... Il en analyse la genèse, la codification et la pratique, particulièrement en ce qui concerne la France du Nord ».
Ouvrages généraux sur les crimes des armées allemandes.
Après avoir, dans les précédents chapitres, choisi, parmi l'abondante littérature consacrée aux « atrocités » -allemandes, les livres, rapports, articles limités à un pays, une région ou une ville déterminée, nous en venons aux ouvrages où ces atrocités sont constatées et condamnées ■dans leur ensemble.
Aux enquêtes particulières menées officiellement en Belgique et en France, s'en ajoute une troisième, d'objet plus général, et moins directement intéressée, conduite par ordre du gouvernement britannique :
Rapport de la Commission d'enquête sur les atrocités allemandes nommée par le Gouvernement de Sa Majesté Britannique et présidée par le Très Honorable Vicomte Bryce, ancien ambassadeur britannique à Washington. PariSy Payot, 191 5. In-8, 70 p. avec 2 cartes. — o fr. 40.
Appendice au précédent, contenant les dépositions intégrales de plusieurs centaines de témoins interrogés par la commission d'enquête et 10 photographies de carnets de route allemands. Paris, Payot, 191 5. In-8, 288 p., .ivec fac-similés. — i fr.
Comparer :
La Conduite des Allemands en Belgique et en France, d'après l'enquête anglaise, par Henri Davignon. Paris, Blond et Gay, 191 5. In-ié, 39 p. — o fr. 60. (Pages actuelles, n" 52^.)
1. I.cs Russes ont eux aussi fait leurs enquêtes, témoin le livre de A. S. Rezanof : Les Atrocilés allemandes, que M. de Wyzewa prend pour base d'une étude sur Le Martyre des baigneurs russes, reproduite dans le recueil Derrière le front boche, p. i à 52.
5l8 LES EMPIRES CENTRAUX ET LA GUERRE
En dehors des dépositions orales recueillies par les commissions d'enquête, il est des documents que TAllemagne ne saurait récuser, et qui témoignent aussi contre elle, — les carnets des soldats allemands :
Les Grimes allemands, d'après les témoignages allemands, par Joseph Bédier. Paris, Colin, 1915. ln-8, 40 p., avec fac-similés. — o fr. 50.
(Études et documents sur la guerre.)
Dans cet opuscule, écrit en vue de la propagande, mais établi seloii toutes les règles de la critique scientifique, l'auteur emprunte presque exclusivement ses témoignages à ces jourvaux de guerre que l'article 75 du Règlement de service en campaone de l'armée allemande recommande aux soldats de rédiger en cours de loute, et qui ont été saisis, à titre de papiers militaires, sur des prisonniers », Les pages probantes de ces carnets sont reproduites par la photographie, transcrites dans le texte allemand et traduites en français.
La brochure de M. Bédier, traduite en plusieurs langues étrangères, fut répandue parmi le public neutre, et les Allemands s'émurent de Peffet que pourrait produire un tel réquisitoire. Ils tentèrent de le réfuter soit dans des articles de presse, soit dans des opuscules, dont certains, fort habiles et qui visent aussi à la rigueur scientifique, furent traduits en français. M. Bédier répondit en apportant des preuves nouvelles :
Comment l'Allemagne essaie de justifier ses crimes,
Dar Joseph Bédier. Paris, Colin, 191^. In-8, 48 p — fr. 50.
(Études et documents sur la guerre.)
L'auteur discute les critiques qui lui sont faites, d'avoir traduit de façon inexacte ou tendancieuse, et il montre que, même justifiées, ces critiques, portant sur quelques lignesà peiue, ne sauraient en rien affaiblir la valeur de ses conclusions. Pour ajouter encore à la force decelles-ci, il présente de nouveaux « cirnets », contenant de nouveaux aveux de crimes révoltants, « commis presque tous en service commandé ».
Des juristes de renom ont également consacré aux
atrocités allemandes des études conçues dans un esprit scientifique :
Les Attentats allemands contre les biens et les personnes, par P. Fauchille. Revue générale du droit international public de juillet-octobre 191 5.
Importante étude, qui prend pour base les rapports des commissions officielles d'enquête.
Le Guerre allemande par la combustion, Tasphyxie et
l'empoisonnement de l'adversaire, par E. Cluket. Paris,
Impr. de Cadet, 191 S- In- 16, 48 p.
(Extrait revu et augmenté du iournal Vlnformation des î et 8 mai 1915.) L'auteur est l'ancien président de l'Institut de droit international.
— Mentionnons encore la brochure : Les Lois de la guerre {guerre sur terre). Leur violation systématttfue par rAlletruigne. Réparations et satictioHs. Conférence par J. Champcommunal, professeur à la Faculté libre de Lirrogcs. (Paris, Librairie de Droit usuel, 1915- In-8, î2 p. — I fr <;o.)
— Voir aussi, p. 178 et 17g. diverses études sur « les armes déloyales » et la « chimie meurtrière » des Allemands.
Plusieurs ouvrages généraux sur la destruction des monuments et des villes d'art complètent les études particulières citées antérieurement en si grand nombre :
Les Allemands destructeurs de cathédrales et de trésors du passé. Mémoire relatif aux bombardements de Reims, Arras, Senlis, Louvain, Soissons, etc., accompagné de photographies et de pièces justificatives. PariSy Hachette, 191 5. In-8, vin-80 p. avec 17 pi. — i fr. 50.
Recueil composé d'après des documents du Sous-Secréuriat d'Etat des Beaux- Arts et publié par un Comité d'artistes et d'hommes de lettres.
Les Villes d'art mutilées. Numéro spécial de Je sais tout, 15 septembre 191 5.
Les Villes détruites, par P. Marcel. Grande revue de mars 191 5 '.
Conférences.
Les Villes martyres de France et de Belgique, par Marius Vachon. Statistique des villes et villages détruits par les Allemands dans les deux pays, avec 41 vues de villes et de monuments historiques avant et après leur incendie. Paris, Payot, 191 5. In- 16, 212 p. avec table. — 2 fr. 50.
« Ce livre, dit l'Introduction, est la réunion en volume, ainsi que le complément par de nombreux documents nouveaux, de la série de conférences publiques organisées en Suisse pour y faire connaître les crimes de vandalisme commis par les Allemands dans les régions de la France et de la Belgique envahies. » II forme un répertoire précis et abondant des villes et villages détruits. L'auteur, au cours de missions officielles, avait eu jadis l'occasion de visiter les cités et monuments dont il parle : il donne une description émue de ce qu'ils étaient avant leur destruction.
Les Droits de l'art et l'Allemagne, par André Michel. Paris, Librairie de Foi et vie, 19 16. In-ié. — o fr. 50.
(Pour le droit et la liberté des peuples. L'effort des alliés.)
Les Villes martyres. Reims, Soissons, Senlis, Arras, par André Michel. Louvain, par Mgr Baudrillart. Paris, Plon-Nourrit, 191 5. In-ié, 96 p. — o fr. 25.
(Société des Conférences. La Revue hebdomadaire.)
La Guerre et les monuments, par Lucien Magne (Cathédrale de Reims, Ypres, Louvain, Arras). Paris, Berger- Levrauît, 1915. In-i6, 104 p., 16 pi. — i fr. ^.
(Pages d'histoire, n° 64.)
Deux conférences faites au Conservatoire des Arts tt Métiers.
L'indignation soulevée par les crimes allemands se iraduit sous toutes les formes. On les stigmatise dans des
1. Nous omettons plusieurs articks de revues simples exercices litté- -airss.
2. Parmi les albums d'estampes, il nous faut citer ici tout au moins celui de Robida : Les J'Hles martyres.
albums illustrés, — documentaires, satiriques ou artistiques :
Où l'armée allemande a passé. Londres « The Daily Chroiilcle », 1916. Gr. in-8, 63 p. — i fr. 25.
Album de photographies représentant les ravages commis par les troupes allemandes, avec un appendice reproduisant le rapport officiel sur les atrocités allemandes.
La Dernière guerre, par Hermann-Paul. Préface par Anatole France, Paris, Dorbon aine, 19 16. Album in-4 oblong, de 20 planches. — 7 fr. 50.
Illustration « âpre et mordante « des rapports officiels.
Le Livre rouge des atrocités allemandes, d'après les rapports officiels des gouvernements français, anglais et belge, par l'image. [Suite de 40 estampes de M.J.G. Domergue avec Prologue de Paul Escudier et épilogue de Jean Richepin.] Paris, Le Magasine, 20, rue Sainl-Laiare, 1916. In-4. — 5 fr.
Des recueils populaires, des brochures de propagande sont consacrés aux crimes de nos ennemis :
Les Barbares modernes, par Ch. Noiht. Les atrocités et les cruautés exercées par les Allemands en Belgique, en Alsace-Lorraine et en France pendant la guerre de 1914; épisodes et faits de guerre s'y rattachant. Paris, IValUr, 1914. In-i6. — 3 fr. 50 le volume.
(i*' volume, mois d'août, 196 p. — 2' volume, mois de septembre, 520 p.)
— Un recueil de même genre, illustré, œuvre de M. J. Poirier, avait été annoncé par la librairie Tallandier. mais l'Introduction seule a paru (comme prospectus).
Gott mit uns! Dieu avec nous !, par Franciscus. Prétace de M. le chanoine Collin. Paris, Lclhielleux, 19 16. In-ié, 355 p. — 4fr.
L'auteur fait connaître les atrocités allemandes; il les oppose aux
actes d'héroïsme des Français et aux actes de dévouement du clergé
catholique ^
La Bête, par J. Cathcart Wason. Londres, Hachette, 1916. In-i6, 40 p. — o fr. 25.
L'auteur expose les méthodes barbares adoptées parles Allemands dans la présente guerre et le mépris total dont ils font preuve pour les principes d'humanité universellement admis. Comparer :
Barbarie et humanité, par G. Belot et Th. Ruyssen. Paris, « La Paix par le droit », 1915- In-8. — o fr. 30.
Dans cette brochure, M. Belot s'élève contre la conception allemande d'une guerre sans pitié ; M. Ruyssen donne le récit de quelque? atrocités dont il a eu connaissance, et il y oppose plusieurs actes d'humanité qui font honneur à certains soldats ou infirmiers allemands.
Divers ouvrages littéraires prennent également pour sujet les atrocités allemandes, — ouvrages où s'expriment, suivant la personnalité de l'auteur, l'indignation, Tironie, la menace;, l'appel à la colère divine :
Prouesses allemandes, 1914-1916. La guerre en Flandre. Sur la Meuse et la Meurthe. Senlis et Gerbéviller. Les carnets des Vandales, par Arthur Chuq.uet. Paris, E. de Boccard, 1916. In-ié, 285 p. — 3 fr. 50.
Recueil d'articles dont la plupart portent sur les atrocités allemandes,
La Guerre à 1 allemande, par Jeanne et Frédéric Réga-
MÈY. Pans, Berger-Levrault, 191 5. In-8, 156 p — 1 fr. 50.
Les auteurs prouvent que les procédés de guerre allemands furent, au cours de l'histoire, constamment aussi déloyaux et aussi cruels.
Échos de guerre. France et Kultur, par Tabbé M. -M. GoRSE. Paris, Téqtii, 191 5. In-ié, xvi-500 p. — 3 fr. 50.
I. Par là l'ouvrage se rapproche de ceux du Comité catholique de propagande, en certaines de leurs parties. Se reporter à la p. 61.
LES ATROCITES ALLEMANDES 52}
L'auteur fait un tableau de tous les crimes commis par l'Allemagne et ses armées pendant cette guerre : il leur oppose la noblesse du patriotisme et de l'héroïsme français.
Les Crimes allemands et le châtiment libérateur, par
le Père Ange Cipriaki. Paris, Ch. Amat, 1915. ln-8, loi p.
Sommaire. — Une race de barbares. Les anciens Barbares. Les nouveaux Vandales. La foi allemande. La piraterie allemande. Les enquêtes des Alliés sur les crimes allemands. Le châtiment libérateur.
Des discussions naissent dans la presse quotidienne et dans les revues ; des représailles sont réclamées par les plus ardents, déconseillées par les pacifistes :
Comment les punir?, par Jules Delafosse. Revue hebdomadaire du 27 février 191 5.
Les Crimes allemands et notre indulgence, par Fabre des Essarts, doyen de la Société des Poètes. Nouvelle revue An \" juillet 191 5.
Représailles, par Th. Ruyssen. Grmid^ revue de mars
L'auteur combat l'idée de représailles.
Comparer :
Le lendemain de la guerre. Réparations et sanctions nécessaires, par L. Nor.maxd. Correspondant du 10 décembre 191 5.
L'auteur réclame, après la guerre, des réparations matérielles, et la coudamuation des coupables par les Alliés réunis en assises solennelles. — Voir aussi le chapitre Paix.
Les neutres ont associé leurs protestations à celles des Alliés ' :
Les Cruautés allemandes, par Léon Maccas. Réquisitoire d'un neutre. Préface de Paul Girard. Paris, Nouvelle librairie nationale^ 1915- ln-i6, xvi-312 p. — 3 Ir. 50,
I. On trouvera dans la division Portugal (p. 4K9) l'indication de la protestation des Portugais.
Paru au mois de mai 1915, ce réquisitoire, œuvre d'un savant grec, fit grandî impression par la clarté de l'ordonnance, la précision et l'abondance des faits avancés.
Louvain... Reims. I. Articles originaux d'André Sua- RÈs, Romain Rolland, René Morax, D*" A. Forel. Lettres et témoignages. II. Documents, protestations, témoignages, illustrations, etc. Lausanne, Tarin, 191 5. In-i6, 70 et 15e p. — I fr. le vol.
(10' et 12'' cahiers Vaudois.)
Deux réquisitoires : le « Schwarzbuch » allemand, les dossiers des « Cahiers vaudois », par A. Masseron. Correspondant du 25 mai 191 5.
L'auteur oppose l'un à l'autre l'ouvrage précédent et le livre officiel allemand des « atrocités des Alliés ».
Une fois connues les atrocités allemandes, on cherche à les « expliquer » ; et on les explique — tout comme la guerre elle-même — par la mentalité et les doctrines de nos ennemis. Beaucoup des ouvrages relatifs aux origines profondes de la guerre, cités dans notre Première Partie, tendent à rendre compte de ces crimes tout autant que de la préméditation du conflit. D'autres études ont pour objet principal ou exclusif de montrer la cause de ces actes inhumains dans une hypnose ou folie collective de l'Allemagne :
La Psychologie des Allemands actuels. Alcooliques, fous criminels, par le D"" Capitan. Paris, Alcan, 191 5. In-8, lé p. — ofr. 60.
(Cours d'anthropologie préhistorique de l'Ecole anthropologique
de Paris, année 1914-19:5. Leçon du 9 octobre 1914.)
L'Hypnose collective de TAUemagne, par Y. Didier. Grande revue de juin 191 5 .
L'empereur Guillaume 11 a jadis proposé les Huns