‹ La littérature de guerre. Manuel méthodique et critique des publications de langue française. Préf. de Gustave LansonChapitre 83 sur 216 · L OPINION' PUBLIQUE EX SUISSE ALÉMANIQUE · texte numérisé non relu

L OPINION' PUBLIQUE EX SUISSE ALÉMANIQUE

développement des inquiétudes que provoqua en Suisse « le régime politique instauré par le Conseil fédéral et les Chambres en août 1914.» La seconde partie « em^iruntée zu Journal de Genève, examine la situation militaire de la Suisse à chaque tournant de la guerre » . La troisième partie invoque l'histoire. Elle étudie « Comment on viole les neutralités perpétuelles » : neutralités de la Suisse même en 1813, du Luxembourg et de la Belgique en 1914. C'est sur le dernier cas que l'auteur insiste surtout, en montrant qu'on ne saurait se fier aux apparences, et aux assurances d'un violateur éventuel. Dans la Préface « qui est en même temps une conclusion », l'auteur conseille à ses compatriotes d'écarter, devant lo danger, toute cause de désunion.

— Comparer l'ouvrage de ^L Marcel Guinand : Un procès militaire. L'affaire des deux colonels. (Genève, Georg, 1916.111-16.)

Il est en Suisse certains esprits qui, se tenant en dehors des grands mouvements d'opinion, dirigés vers l'un ou vers l'autre des partis ennemis, réprouvent la guerre en elle-même et dans son principe :

La Lutte de la vérité contre les dieux infernaux, par

Spartacus. P\'vey, Degéiuitidan, 1915- In-8, 20 p. —

C'est ici un réquisitoire contre la guerre en général, dont le vrai responsable, soutient l'auteur, est « l'argent ».

La Crise européenne. La Guerre, ses causes, ses résultats, la cour d'arbitrage, l'armistice, etc. au point de vue neutre et objectif, par Georges Wettstein. Lausanne, Impr. delà Sociélé suisse de puhîiciléf 19 14. In-8, 81 p.

L'auteur, Suisse de Zurich, flétrit la guerre et ses méthodes, tenant chacun des belligérants pour également responsable. Il no croit pas au triomphe de l'un ou do l'autre parti, et préconise une paix sans victoire, déterminée par l'arbitrage des neutres.

Comparer :

Comment faire cesser la guerre, par Louis Junod. Genève, Impr. populaire, 1916. In-8, iv-24 p. — o fr. 25'.

I. Consulter encore : Dieu et la guerre, par le Professeur Fulliquet. (Genève,]. H. Jeheber, 1915. In- 16.) L'auteur, de religion protestante, est d'avis que l'I'vangile n'a rien de commun avec la guerre.

Deux professeurs suisses considèrent que leur pays, neutre parmi les peuples en guerre, peut servir d'intermédiaire entre les élites intellectuelles des belligérants, et prennent sur eux-mêmes d'inviter à des recherches communes leurs confrères des différents partis. Leur offre est déclinée du côté français:

Un projet de rapprochement intellectuel, par G. Lax-

sox. Non posswnus, par E. Lavisse. Revue de Paris du !«•■ avril 191 5.

Il s'agit d'un projet dû à l'initiative de MM, P. Hœberlein de Berne et G. de Reynold de Genève. Ces deux savants mettent à l'étude une série de questions sur l'avenir du droit international et des neutralités. M. Lanson demande que tout d'abord ils se prononcent sur le droit international et les neutralités dans le présent, qu'ils envisagent les faits et reconnaissent nettement les responsabilités.

La Mobilisation suisse.

La mobilisation des milices crée dans le petit pays suisse une situation nouvelle et curieuse, dont plusieurs ouvrages ou albums présentent le côté anecdotique ou pittoresque :

L'Arme au pied, par Henri Chardox. Préface de Maurice MiLLiouD. Laiisanue, Payoi^ 1916. In-i6, 256 p., 2; croquis à la plume de Ch. Clément. — 3 fr. 50.

Croquis de Frontière. Mobilisation suisse, 1914-1915.

Suivi de Récits militaires ; par Charles Gos. Préface de G. de Reynold. Lausaviie^ Payai, 1916. In-i6, 506 p. —

3 fi'- 50-

La Guerre sans ennemis, par G. Hoffmann. Genhe, Alar, 1915- In-i6, 139 p. — 2 fr. 50.

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