RÉSERVÉS POUR TOUS PAYS
La
Avertissement
de la première édition (1910).
Comme le dit son sous-titre, ce précis du m>ouvement de la littérature française au XIX^ siècle est un « tableau » *. Et ce sera peut-être sa seule originalité. Un « tableau » de la littérature doit embrasser la chaîne entière des esprits. Or la plupart des manuels et même des histoires de la littérature négligent volontiers les écrivains secondaires et s* en tiennent aux chefs de file. Leurs auteurs ont de très bonnes raisons pour en agir de la sorte et l'histoire générale des idées, chez eux, gagne sans doute à ces simplifications. Il en serait autrement s'ils s'étaient proposé d'écrire une histoire ou un précis du mouvement littéraire. Nous n'avions pas, croyons-nous, pour le XIX^ siècle, d'ouvrages de ce genre. Ainsi le présent tableau, tout succinct et incomplet encore qu'il est, pourra rendre quelques services au public en lui permettant de remplir les lacunes des ouvrages spéciaux.
Enfin, pour nous conformer aux habitudes éclectiques de la maison Larousse et sans nous effacer complètement, nous avons fait entrer dans notre travail, atissi souvent que nous l'avons pu, les « opinions » des maîtres de la critique contemporaine.
I. Précisons : le premier • tableau » qui ait été dressé chez nous pour le XIX* siècle. Mot et idée ont été repris depuis lors par M. Strowski,- dont le livre est postérieur de deux ans au nôtre.
Avertissement
de la nouvelle édition (1914).
Quelques améliorations ont été apportées à la nouvelle édition du présent ouvrage. Tout d'abord et afin de permettre aux étudiants, à qui ce livre s'adresse autant qu'au public, de distinguer entre les chefs de file et le commun des écrivains, nous avons adopté deux caractères différents pour les notices : ainsi le lecteur ne risquera plus d'éparpiller son attention et connaîtra du premier coup d'œil les noms et les œuvres qu'il convient de retenir. — Sans prétendre faire concurrence aux recueils de fnorceaux choisis, qui gardent toute leur utilité, nous avons disposé, à la fin de chaque chapitre, un certain nombre de textes déjà familiers au public et qu'il retrouvera ici cruec plaisir. Tous les écrivains sans doute n'ont pas leur Lac, leur sonnet d'Arvers ou leur Vase brisé. Là oii le public n'avait pas marqué de préférence, nous avons tâché de le suppléer en choisissant des textes aussi représentatifs que possible et que, pour cette raison, nous avons appelés pages-types. — • Enfin, au cours de l'ouvrage, des omissions ont été réparées, des jugements complétés ou rectifiés, des nomenclatures allégées, sans que l'esprit général du livre en ait été modifié.
Ch. Le g.