LÀ CHIMIE
§ 4. — La chimie.
L'esprit pratique des Syriens que le fatalisme des astrologues avait rebuté, s'éloigna également du mysticisme de l'ancienne alchimie. La religion chrétienne exerça en ce sens une influence salutaire , plus encore que la culture grecque importée en Orient, car les Musulmans, instruits à la même école, manifestèrent un goût prononcé pour l'astrologie et l'alchimie. Les Arabes en général et les califes en particulier avaient une foi souvent aveugle dans l'action des astres sur leur destinée. D'un autre côté , les traités de chimie des Arabes contrastent d'une façon singulière avec ceux des Syriens. Nous trouvons un témoignage frappant de cette divergence dans La chimie au moyen âge de M. Berthelot^ Le second volume de cet ouvrage renferme sur la chimie syriaque une série de textes, grecs d'origine, mais retravaillés suivant la méthode expérimentale ; ce sont de vrais manuels d'orfèvres , traitant de l'alliage et de la coloration des métaux, de la transformation des corps. Au contraire, la chimie des Arabes musulmans, qui compose le troisième volume , ne nous offre que des divagations mystiques et intentionnellement obscures, présentées comme l'héritage des anciennes sciences occultes.
§ 5. — Les mathématiqnies.
Les sciences exactes semblent avoir été négligées par les anciens Syriens. Les quelques écrits syriaques que nous possédons sur cette matière sont postérieurs à l'Hégire et procèdent autant de la culture arabe