LES MATHÉMATIQUES
que de la culture grecque. Les dialogues de Jacques ou Sévère bar Sehakako ont une section (4® section du II® livre) pour les mathématiques, qui comprennent l'arithmétique, la musique, la géométrie et l'astronomie. Cette section a été éditée avec une traduction allemande par M. Julius Ruska*. L'auteur, remarque M. Ruska, ne s'était pas proposé d'écrire un manuel de mathématiques , mais de parvenir par les idées abstraites des mathématiques au plus haut degré de la pensée philosophique, à la théologie. L'introduction et les deux premières questions rappellent l' JSaaywyrl dçLOf^r^TiKflde Nicomaque, que les Syriens ou les Arabes connaissaient sans doute par un extrait d'un auteur néopythagorîcien. La quatrième question et, en partie, la troisième dérivent des IlQoXsyofisva avv d-sm T^ç g}iXoaog)laç d'un pythagoricien anonyme dont Bar Sehakako possédait une version syriaque. Mais les définitions et les dissertations sur l'arithmétique, la musique, la géométrie et l'astronomie, concordent avec celles des auteurs arabes.
Barhebrseus, dont les études embrassèrent toutes les connaissances humaines, professa les mathématiques d'après Euclide à Maragha en 1268 2, mais il ne laissa aucun ouvrage sur ce sujet.
i. Dos Quadrivium ans Severus bar Schakku's Buch der Dialoge, Leipzig, i896. La réunion de ces quatre sciences, qui furent désignées BOUS le nom de Quadrivium, est due chez les Grecs à Jamblique, comp. Merx, Historia artis grammaticss apud Syros, p. 209. Voir aussi Julius Ruska, Studien zu Severus bar Schakku's ■ Buch der Dialoge * dans la ZeiUchr. fur Assyriologie^ XII, 1897, p. 8 et 1 45.
S. ASSEMINI, B, 0., Il, 253.
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