‹ La littérature SyriaqueChapitre 15 sur 214 · Dans son commentaire sur Zéphania, I · texte numérisé non relu

Dans son commentaire sur Zéphania, I

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36 LES ANCIENiNES VERSIONS

eu aussi ce sentiment; saint Éphrem et Jacques d'Édesse , dans leurs commentaires de la Peschitto , disent les interprètes au pluriel en parlant des auteurs de cette version.

Mais , sur la nationalité et la religion de ces traducteurs, on cesse de s'entendre. Hirzel, Kirsch, Gesenius les tenaient pour des chrétiens grecs; d'autres, comme Perles et Prager, pour des Juifs; Dathe, Nœldeke et Renan, pour des Judéo-chrétiens. Cette dernière opinion est la plus vraisemblable, si Ton prend dans son bon sens le mot de Judéo-chrétiens , c'est-à-dire dans le sens de Juifs convertis et non dans celui d'Ébionites. Dans la Mésopotamie, en effet, où la Peschitto a été composée , c'est au milieu des communautés juives que le christianisme, semble-t-il , commença à se^propager. Suivant la Légende d'Abgar, Addai, l'apôtre de l'Osrhoène , est originaire de Panéas de Palestine ; il descend à Édesse chez le juif Tobie. A sa parole, les Juifs d'Édesse se convertissent avec le même empressement que les païens. Il est certain, d'un autre côté, que la Peschitto procède de l'hébreu et non des Septante. Comme le canon hébreu, la Peschitto primitive n'avait pas les livres deutérocanoniques que renferment les Septante. L'influence des targoums sur la version syriaque a été constatée, d'une manière indéniable, par M. Perles ^ en particulier pour le Pentateuque, par M. CornilP pour Ézéchiel, et par M. Siegmund Fraenkel pour les Chroniques^.

Si l'hyphothèse de traducteurs grecs chrétiens doit être écartée, différents passages qui ont un caractère

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