‹ La littérature SyriaqueChapitre 173 sur 214 · Voir ci-dessus, p · texte numérisé non relu

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3. Land, Anecdota syr,^ III, 289; BARBEBRiBus, Chron. eccU, I, 207; comparer aussi sur Sergius : Assémàni, B. 0., II, p. 323 ; Wright, Syriac UL^ 2* éd., p. 88; Bacmstark, Lucubrationes syro^rœcœ, p. 358 et suiv.

4. Et non Ascolius^ voir Kleyn, Het Leven van Johannes van Tella^ p. 59.

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tioche et Théodose d'Alexandrie, exilés et retirés auprès d' Anthimius ; Anthimius dut s'expatrier, suivi de Sévère. Sergius mourut à Constantinople en 536 *, et Agapet ne lui survécut que quelques jours. Le compilateur de Zacharie, qui rapporte ces faits, voit dans ce double trépas un événement miraculeux.

Ahoudemmeh ^ , qu'Ébedjésu catalogue à tort parmi les écrivains nestoriens , avait été d'abord évêque du Beit-Arbayé (ou Tour-Abdin) ^ ; son élévation au siège métropolitain de Tagrit par Jacques Baradée en 559 ne laisse pas de doute sur sa confession monophysite. Cet évêque convertit un grand nombre de persans et, parmi ceux-ci, un jeune prince de la famille royale, qu'il baptisa en lui donnant le nom de George. Ces conversions excitèrent la colère de Chosroès Anoschirwan qui fit mettre en prison Ahoudemmeh ; celui-ci mourut dans sa prison en 575^. Sur ses écrits philosophiques et grammaticaux, voir ci-dessus, p. 250 et 290.

Moïse d'Aghel est connu par sa traduction de Vlïistoire de Joseph et Asenaih (ci-dessus, p. 92), et la version des Glaphyra de Cyrille d'Alexandrie qu'il entreprit à la demande du moine Paphnutius. On a encore la lettre de ce moine et la réponse de Moïse d'Aghel, mises en tête de la version des Glaphyra, et quelques fragments de cette version dans le ms. syr. 107 du Vatican ; un court fragment dans le ms. 96 du Vatican ; et d'autres fragments au Musée britannique, Add, 14555 ^. La lettre de Paphnutius nous apprend

i. Voir sur cette date Baumstarr, Lucubrationes syro-grœcœy p. 365. S. Ce nom signie qui ressemble à sa mère,

3. Barhebrjeds, Chron. eccL, II, 99; comp. Assémani, B, 0., II, 4i4; m, pars I, i92.

4. Il ne fut pas décapité , comme Barhebraeus le prétend ; voir Nocl- DÈKE, Litter. Centralblatt, 4890, n» 3K, p. 1216.

5. Les lettres de Paphnutius et de Moïse ont été publiées avec les Tragments des ms. du Vatican par Guidi dans les comptes-rendus de VAcca*

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que le traité de Cyrille sur Y Adoration en esprit et en mérité avait été traduit précédemment en syriaque ^ ; nous savons aussi (voir ci-dessus, p. 342) que le traité De recta fide avait été traduit, du vivant même de Cyrille, par Rabboula. Il résulte d'un passage de la réponse de Moïse d'AgheP que cet auteur écrivit après la mort de Philoxène et de Polycarpe, car il cite la version de l'A. et du N. T., dite la Philoxénienne (voir cidessus, p. 64). On ne sait rien de la vie de Moïse; Wright 3 le place au commencement de la seconde moitié du VP siècle entre 550 et 570 : « Il ne peut être beaucoup postérieur, ajoute-t-il, à cause de sa traduction de VHistoire de Joseph et Asenath qui a passé dans la compilation de Zacharie de Mitylène. »

Nous terminons ce paragraphe par Pierre de Callinice ou Petrus junior y qui fut nommé patriarche d'Antioche en 578 et mourut en 591^. Ce patriarche fut célèbre par ses controverses christologiques avec Damien, patriarche d'Alexandrie. Le traité qu'il écrivit contre son adversaire est divisé en quatre livres, comprenant chacun vingt-cinq chapitres ; il en existe des parties dans des manuscrits du Vatican et du Musée britannique. Pierre est encore l'auteur d'une liturgie, d'un traité contre les Trithéistes, de plusieurs lettres et d'une homélie métrique sur le Crucifiement*.

demia dei Lincei, mai et juin 1886, p. 399 et suiv. M. Guidi a reconnu, d'après la description du CataL de Wnicnr , que les fragments de Londres et de Rome ne sont que des disjectà membra d'un seul et même manuscrit.

1. La version syriaque est contenue dans le ms. Add, 13166 du Musée britannique, daté de 553; Wright, Catal.t p. 491.

3. Ce passage avait déjà été imprimé par Assémani, B. 0., II, 82-83. a. Syriac Hier,, *» éd., p. 112-113.

4. Voir AssÉMANi, B. 0., H, 69 et 332; comp. Barhebrjeus, Chron, eccL, 1,250.

5. AssÉMANi, B. 0., H, 77 et suiv.; Wright, Catal.y p. 671, 951 et 1314.

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LES ÉCRIVAINS SOUS LBS ÀBABES.

§ 1. — Le VII» siècle.

Le VIP siècle ouvre une nouvelle ère de la littérature syriaque. Après la conquête musulmane, Tempire des Sassanides s'écroule et disparaît du monde : en même temps la domination des Romains prend fin en Syrie et en Mésopotamie ; elle est reléguée, pour ce qui concerne l'Orient, dans l'Asie Mineure. En 636 la conquête de la Syrie et de la Babylonie est assurée aux Arabes par les batailles de Yarmouk et de Kadésia ; les places fortes qui avaient résisté ouvrirent leurs portes l'année suivante.

Le commencement du siècle n'avait pas été propice aux études. L'avènement de Phocas en 602 avait été la cause de la reprise des hostilités entre les Perses et les Romains. Pendant plus de vingt ans Chosroès II ravagea l'Asie antérieure. Édesse tomba en son pouvoir en 609 ; une importante partie des habitants fut trans* portée dans le Ségestan et le Chorassan^ La prise de Damas, en 613, et celle de Jérusalem, l'année suivante,

1. BARBEBRiEcs, ChroH. eccl,, î, 964; comp. R. Do val, Histoire (TÉdesset Paris, i892 (Extrait du Journal asiatique 1 1891), p. 223 et suiv.

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amenèrent l'occupation par les Perses de l'Egypte et l'Asie Mineure. C'est seulement en 622 qu'Héraclius, libre de ses mouvements , put reprendre l'offensive ; il s'avança, de victoires en victoires, jusqu'au cœur de l'empire perse , et força l'ennemi à évacuer le territoire romain. Ces succès ne rendirent pas le calme aux infortunés Syriens. Héraclius profita de sa présence en Orient pour chasser les évoques et les moines jacobites et livrer aux Orthodoxes leurs églises et leurs couvents. La conquête arabe achevée, la paix régna en Syrie sous les Omayades. Les grandes luttes religieuses ont cessé ; les chrétiens oublient leurs dissensions et s'unissent pour défendre leur foi et leurs biens contre leurs nouveaux maîtres ^ Les livres didactiques vont succéder aux traités dogmatiques : l'exégèse des Saintes Écritures perdra le point de vue élevé où l'avait portée l'étude des dogmes; elle s'attachera davantage à la forme et à la prononciation exacte du texte biblique ; elle sera surtout grammaticale et philologique. Cette nouvelle direction de l'enseignement s'accentuera par le sentiment que l'arabe , la langue officielle , deviendra l'idiome populaire et que le syriaque littéraire devra être appris à l'école.

t Les écrivains nestoriens sont plu^ nombreux pendant I ce siècle que les écrivains jacobites. Beaucoup d'entre eux, complétant l'œuvre de leurs devanciers, publièrent des vies des saints de leur Église, des histoires monastiques et des traités ascétiques ; de brèves notices ont été données plus haut ^ sur la vie et les œuvres de ces auteurs. Ceux qui n'ont pas encore été mentionnés ne nous retiendront pas longtemps.

1. En 680, dit BARHEBRjnis, Chron. ecc2., I, 287, un concile fut réuni à Reschaina et les partis dissidents furent réconciliés. S. voir ci-dessus, p. 221-223, 231-239.

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DU Vn« SIÈCLE. 37^

Jésuyab II, originaire de Gedala (près de Mossc^ avait professé à l'école de Nisibe ; il était évéque'' de Balad lorsqu'il fut élevé à la dignité patriarcale, en 628, après la mort de Chosroès IL En 630, Bohran, la fille de Chosroès, le chargea d'une mission auprès de l'empereur Héraclius , auquel le patriarche remit le bois de la Croix, enlevé par les Perses après la prise de Jérusalem. Quand les Musulmans envahirent la Babylonie, Jésuyab fut assez habile pour obtenir d'eux un diplôme en faveur des chrétiens de sa province. Les écrits de ce patriarche se composent, d'après Ébedjésu^, d'un commentaire sur les Psaumes (ci-dessus, p. 83), de lettres, d'histoires et d'homélies. On ne possède de ces écrits qu'une hymne insérée dans le Psautier nestorien, ms. Add, 14675 du Musée britannique.

Jésuyab de Gedala était accompagné dans son ambassade auprès d'Héraclius du fameux Sahdona ^ et de Jésuyab d'Adiabène qui devient patriarche, sous le nom de Jésuyab III, à la mort de Maremmeh en 650 (comp. cidessus, p. 147). Jésuyab III était né en Adiabène de parents fortunés; il fit ses études à Nisibe; avant de devenir patriarche , il avait été évêque de Mossoul et ensuite métropolitain d'Arbèle et de Mossoul. Pendant son épiscopat il eut à lutter contre les Jacobites qui voulaient construire une église à Mossoul et il fut l'un des adversaires de Sahdona. Élu patriarche, il rencontra une vive résistance dans le métropolitain de Rivardaschir, Siméon, qui refusait de lui prêter obéissance et avec lequel il entretint une longue correspondance. Ses œuvres, dans le catalogue d'Ebedjésu, comprennent : Une Réfutation des opinions [hérétiques); des traités de controverse; des oraisons funèbres ; des

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