‹ La littérature SyriaqueChapitre 207 sur 214 · Ms. 276 de la Bibl. nationale · texte numérisé non relu

Ms. 276 de la Bibl. nationale

5. Ms. 96 du Vatican. Un autre poème sur le repentir, dans une version arabe, ms. 58 du Vatican. Le P. Cardahi a donné quelques strophes des poésies de David, fils de Paul, dans son Liber thesauri, p. 138.

6. Ce nom étant écrit avec deux Kaf, nous préférons cette prononciation à celle de Schakko.

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DU Xni« SIÈCLE. 407

arabe de Mossoul, renommé à cette époque, lui avait enseigné la dialectique et la philosophie. Bar Schakako mourut en 1241 pendant une visite qu'il allait faire au patriarche Ignace IL Ses nombreux manuscrits passèrent après sa mort à la bibliothèque du gouverneur de Mossoul ^ . Nous avons eu souvent l'occasion de citer ses Dialogues^ œuvre encyclopédique sur les sciences enseignées aux Syriens ; nous avons cité également son Livre des trésors y compilation théologique écrite en 1231 et qui renferme d'intéressantes notices scientifiques (voir ci-dessus, p. 284). Le ms 7193 Rich du Musée britannique a de cet auteur deux lettres en vers de sept syllabes ; la première , dont chaque vers commence et finit par la lettre phéy est adressée à Mark Fakhr ad-Daula, fils de Thomas; la seconde, d'une composition aussi artificielle, avec cette différence que la lettre initiale et finale des vers est la lettre tavy est adressée au frère de celui-ci , Abou Tahir Saïd Tadj ad-Daula^. Les autres écrits de Bar Schakako sont : une confession de foi sur la Trinité et l'Incarnation; une explication des offices et des prières (ces deux écrits sont cités dans son Livre des trésors) ; une exhortation pour l'ordination des prêtres ^.

Aaron bar Madani, qui avait été nommé évêque de

1. BARHEBRiBUs, Chron, eccl,, II, 403-411. Barhebrxus dit : • Il possédait de nombreux volumes qui furent tous reçus dans le demosion du gouverneur de Mossoul. » Le mot ôî^judaiov signiQait en Syrie « bain public », « trésor de l'État », t archives publiques ». C'est ce dernier sens qu'on doit lui donner ici.

2. Catal. Rosen, p. 84; dans ce catalogue Bar Schakako est désigoc sous le nom de Jacques, évéque de Tagrit; dans d'autres manuscrits, il est appelé Jacques de Maiplierkat; ces épithétes sont inexactes; cet évêque résidait à Mossoul. Sur les fils de Thomas auxquels ces épîtres étaient adressées, voir la notice suivante.

3. Cette exhortation se trouve, sous le nom de Jacques de Mnipherkat, dans des ms. du Vatican, de la Laurentienne et de la Bibliothèque nationale.

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,Mardin sous le nom de Jean, fut élevé à la dignité de maphrien de l'Orient par le patriarche jacobite, Ignace II, en 1232. Son extérieur peu avantageux et son manque d'éloquence déplurent aux chrétiens de Mossoul. Après cinq ans, il se retira à Bagdad, où il jouit de la faveur des trois fils de Thomas, Schams ad- Daula, Fakhr ad-Daula et Tadj ad-Daula, médecins influents de la cour du calife Mostansir. A Bagdad , Bar Madani composa un panégyrique de Mar Aaron en vers de douze syllabes, et il se perfectionna dans la connaissance de la littérature arabe. La considération dont il était entouré dans la capitale des califes l'accompagna à son retour à Mossoul. La mort d'Ignace II en 1252 fut l'occasion d'un schisme, comme le fait se renouvelait fréquemment dans ces temps troublés de l'Église jacobite; quelques évêques choisirent pour patriarche Aaron Angour qui prit le nom de Denys, les partisans du maphrien élurent Bar Madani. L'accord ne fut rétabli qu'après le meurtre de Denys dans le couvent de Barsauma près Mélitène, en 1261, et Bar Madani gouverna sans rival l'Église jacobite jusqu'en 1263 ^ . Les œuvres de cet éminent prélat consistent en de nombreuses poésies^; parmi les plus remarquables on cite un poème sur l'âme , intitulé UoU seau ^ ; un autre sur la voie de la perfection * ; et un sur la prise d'Édesse et d'autres villes par le sultan seldjoucide Ala ad-Din Kaikobad en 1265. Bar Madani

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