LES VERSIONS POSTÉRIEURES
vol. I et II du même ouvrage. Skat Rœrdam a publié le livre des Juges et de Ruth à Copenhague en 1859-1861 d'après un ms. du Musée britannique. Paul de Lagarde édita en caractères hébreux, dans les Veterîs T. ab Ori" gène recensiti fragmenta (GkBttingue , 1880) , les fragments contenus dans les ms. de Londres et de Paris, savoir : des fragments de l'Exode, des Nombres, de Josué et des Rois. Dans sa Bibliotheca syriaca (Gœttingue, 1892), ce professeur a réimprimé en caractères syriaques les mêmes fragments avec de nouvelles additions, parmi lesquelles se trouvent des fragments de la Genèse.
L'Héracléenne est la révision de la Philoxénienne du Nouveau Testament faite en 616 par Thomas d'Harkel (ou d'Héraclée), évêque de Mabboug. Cet évêque, après avoir été déposé de son siège pour sa propagande monophysite, se rendit à Alexandrie et travailla à cette revision dans le couvent de saint Antoine au village d'Énaton. L'Héracléenne comprend les mêmes livres que la Peschitto et, en plus, les quatre petites Épîtres : la II* de saint Pierre, les II* et III* de saint Jean, et celle de saint Jude. Elle a été éditée par J. White d'après des ms. d'Oxford à la fin du dernier siècle et au commencement de ce siècle-ci ^
i. s. Evangeliorum versio syr. Philoxeniana ^ Oxford, 1778; Acluum Apost, et EpisloL,. Oxford , 4799-1803. La lacune que présente l'Épttre aux Hébreux dans Tédition de Wiiite a été comblée par Bensly d'après, un ms. de Cambridge, The Heraclean version of Ihe Epistle to the Hebrews, Cambridge, 1889, chap. xi, 38-xiii, 25. Le ms. de Cambridge renferme, en outre, les deux Épilres de Clément, placées entre les Épîtres catholiques et les Épîtres de saint Paul. — L*ÈvangiIe de saint Jean a été édile à part par Bernstein à Leipzig en 1833 avec les voyelles et les points diacritiques de la Massore, sous le titre de Das heilige Evangelium des Johannes,,. Cette édition était, pour Tcpoque où elle parut, un tour de force typographique. — M. Hall a reproduit par la phototypie en 4886 les quatre Épîtres qui manquent dans la Peschitto, d'après un ms. daté de 4471, The Syrian Antiiegomena Epislles ^ HaWâmore, 1886. Sur la yersion de l'Apocalypse, voir ci-dessus p. SQ,
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La Philoxénienne, FHexaplaire et THéracléenne étaientFœuvre de Jacobites. Les Nestoriens, en contact moins direct avec l'Occident, ne firent pas usage d'autre version que de la Peschitto. Il est cependant fait mention d'une version due à Mar Aba, patriarche des Nestoriens de 536 à 552. Amr rapporte que Mar Aba a interpréta l'Ancien et le Nouveau Testament et les expliqua; il écrivit un livre de commentaires ^ ». Ébedjésu, dans son catalogue^, dit : « Mar Aba le Grand interpréta et traduisit du grec en syriaque tout l'Ancien Testament ». Ces assertions dérivent sans doute de la Vie de Mar Aba^ où on lit : « Il interpréta les Livres divins (les saintes Écritures) à Alexandrie en grec ». Cette notice fait évidemment allusion aux commentaires de Mar Aba (voir ci-après, p. 83). Quant aux mots à Alexandrie en grec ^ ils s'expliquent par une confusion que Barhebrseus a déjà signalée ^. Mar Aba, avant d'être élu patriarche, avait étudié le grec à Édesse avec un moine nommé Thomas. Ce moine fut confondu ensuite avec Thomas d'Héraclée qui vivait près d'un siècle plus tard et qui traduisit, du grec en syriaque, le Nouveau Testament. Il est donc fort douteux que Mar Aba ait écrit une version syriaque de TA. et du N. T. ou de l'A. T. seulement.
1. Maris, Amri et Slibœ commentaria ^ pars altéra, éd. Gismondi, Rome, 1896, p. 41. Cette notice ne se trouve pas dans Mari, qui parle seulement d'une version syriaque des œuvres de Tliéodore de Mopsueste, t6td., pars prior, p. 50.