Zeitschr. der deut. morgenl. Gesellschaft, XXXII, p
5. Lexicon syriacum, auctore Bar Bahlule, éd. R. Duval, Paris, 1888- 1896, col. 1364, 1. 6. Georg Hoffmann fit connaître la première de ces gloses, Zeitschr. f. die AU, Wissenschaft, 1881, p. 159; j'ai ajouté la seconde glose, Journal asiatique ^ juin 1884, p. 5C0.
LA MASSORE SYRIENNE. 73
pages^ une note surmontée d'un samkat (la lettre s]y cette lettre indique ce que ce Saba changeait à la leçoù de Toubana, parce que Fun rapportait une leçon et l'autre en donnait une autre. Nous avons écrit ceci pour faire connaître le fait. » Cette glose du lexique de Bar Bahloul nous indique ce qu'il faut entendre par les mots Toubana et Saba que l'on trouve dans les ms. de la massore jacobite ^ Saba de Reschaina était un habile copiste ; on possède, écrits de sa main , plusieurs ms. , à la fin desquels il se vante de ne pas avoir empâté la boucle d'un seul taç (la lettre t)^. Ces ms., datés de 724 et 726, précisent l'époque où la massore jacobite florissait.
La massore ne donne pas un texte biblique continu, mais reproduit les versets qui méritent d'être expliqués , qui renferment des mots dont la prononciation exacte doit être fixée, ou qui offrent des variantes dans les versions grecques et syriaques ^. Les versets omis sont plus ou moins nombreux suivant les ms. Le texte est vocalisé, dans la massore jacobite au moyen des voyelles dites grecques, dans la massore nestorienne au moyen des points-voyelles; les points diacritiques qui indiquent l'aspiration ou la non-aspiration de certaines consonnes, les points d'interponction ou d'accentuation, tous les signes orthoépiques, en un mot, sont marqués avec soin.
On connaît dix ms. de la massore jacobite, dont les principaux sont : le ms. 152 du Vatican'* daté de 980;
\, Comparer Wright, CataL of the syr, ms»,, p. 109, col. 2.
2. Wright, CalaL of the syr. ws., p. 9, col. 1 ; p. 46, col. 1 ; p. 2S, col. i. Wright, ibid., p. 38, col. 4, estime que le ms. daté de 749 et contenant les deux livres de Samuel dans la revision de Jacques d'Édesse , est de la main même de ce Saba.
3. Nous rappelons que la massore nestorienne ne connaît pas l'Hexaplaire ni THéracléenne.
4. Décrit parle card. Wiseman, Horse syriac», 449 et suiv.; comp. Abbé Martin, Tradition karkaphienne^ p. 245.
74 LA MASSORE SYRIENNE.
deux ms. du Musée britannique, Tun, Add. 1278, du IX® ou X® siècle, semblable au ms. du Vatican S et Tautre, Add. 7183, probablement du XII® siècle, renfermant moins de versets que le ms. du Vatican^ ; le ms. Barberini daté de 1089 ou 1094 (la date est incertaine) ^ ; et un ms. de la Bibliothèque nationale du XI® siècle, conforme au ms. du Vatican^. Suivant TAbbé Martin', il doit exister encore un ms. daté de 1015 à la cathédrale de Mossoul.
Le ms. de Paris que nous venons de citer et le ms. de Londres, Add. 14684, renferment une partie consacrée à la massore des œuvres des docteurs qui étaient lues dans les écoles, savoir : des passages du Pseudo- Denys TÂréopagîte, de saint Basile, de saint Grégoire de Nazianze, de Sévère d'Antioche et (dans le ms. de Londres) du Disetetes de Jean Philoponus.
La massore nestorienne est conservée dans un important ms. du Musée britannique , écrit dans le couvent de Mar Gabriel près de Harran en 899 *.
Barhebrœus a fait usage des deux massores non seulement dans son commentaire, Le magasin des mystères, mais aussi dans sa grande grammaire. Le livre des splendeurs '^.
i. Wright, CalaU of the syr. ms., p. 108, n<» 162.