‹ La littérature SyriaqueChapitre 3 sur 214 · X AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

X AVANT-PROPOS

ceux qui présentent quelque intérêt littéraire , mais nous avons laissé de côté les publications faites dans un but pratique, telles que liturgies, rituels et bréviaires.

La littérature syriaque n'est réellement entrée dans le domaine des études orientales que depuis le XIX* siècle, quoique, dès le commencement du XVIIP, Joseph Simon Assémani en ait révélé l'importance en écrivant sa célèbre Bibliotheca orientalis. Cette œuvre capitale demeura sans rivale ; elle suffisait aux besoins du temps. Autrefois l'étude du syriaque , qui avait principalement en vue l'exégèse biblique, n'était pas poussée très loin. La version syriaque de l'Ancien et du Nouveau Testament, dite La Peschitto^ avait été éditée dans les Polyglottes; en 1669, Edmond Castell avait rédigé son Lexicon heptaglotton pour la Polyglotte de Londres. C'est sur ce fonds, grossi de quelques autres publications analogues, que l'on vivait; il fournissait la matière des livres d'enseignement : grammaires, chrestomathies et lexiques. Quand la Bibliotheca orientalis d' Assémani eut paru, on lui emprunta quelques textes, mis à la portée des élèves; le Chronicon syriacum de Barhebraeus, édité par Bruns et Kirsch, à Leipzig en 1789, procura ensuite quelques nouvelles contributions aux chrestomathies.

Si Ton excepte Renaudot qui , dans sa collection des liturgies orientales , traduisit les liturgies

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syriaques , il faut reconnaître que c'est aux Maronites et notamment à la famille des Assémani que revient Fhonneur d'avoir initié les savants de TEurope aux richesses littéraires renfermées dans les manuscrits syriaques. Ces manuscrits n'étaient pas encore très nombreux dans nos bibliothèques.

J.-S. Assémani avait doté la Bibliothèque du Vatican d'une belle collection, qu'il tira en partie du couvent de Notre-Dame des Syriens, situé dans le désert de Nitrie (ou Scété) en Egypte ; c'est dans cette collection qu'il prit les matériaux de sa Bibliotheca orientalis. Le catalogue des ms. orientaux du Vatican, qu'il rédigea avec l'aide d'Etienne Evode Assémani, permettait à d'autres Orientalistes de continuer et d'améliorer son œuvre , mais la Bibliothèque Vaticane était alors peu accessible aux étrangers. Les autres bibliothèques de l'Europe, moins riches, n'avaient pas encore publié leurs catalogues, à l'exception de la Laurentienne de Florence, dont Évode Assémani avait décrit les ms. orientaux, parmi lesquels figurent quelques ms. syriaques.

De nos jours , les Syrologues sont mieux partagés; le fonds syriaque des principales bibliothèques s'est largement accru , surtout celui du Musée britannique qui a acquis l'importante collection du couvent de Notre-Dame des Syriens, que J. Assémani avait seulement entamée. Des catalogues descriptifs et analytiques , rédigés par des biblio-

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