XII AVANT-PROPOS
thécaires compétents, sont maintenant à la disposition de tous les travailleurs. D'un autre côté, les relations que les savants de l'Europe ont nouées avec le monde oriental, permettent d'utiliser les trésors littéraires qui sont restés en Orient.
Grâce à ces heureuses circonstances, il s'est produit pendant notre siècle une renaissance des études syriaques qui ont, dans une grande mesure, participé au nouvel essor imprimé à l'orientalisme et à l'histoire ecclésiastique. De récents travaux ont mis à nu les lacunes et les imperfections du grand travail de J. Assémani; néanmoins la Bibliotheca orientalis demeure toujours une source abondante d'informations. La fièvre de l'inédit qui s'est emparée de la jeune génération des Orientalistes ne parait pas, heureusement, près de se calmer.
Ce livre a été écrit pour le public savant autant que pour les Orientalistes ; nous avons donc jugé à propos d'adopter, pour la transcription des noms propres syriaques, la forme la plus simple et la plus répandue , alors même qu'elle ne rendrait pas exactement la prononciation orientale. Dans ce dessein, nous avons négligé les signes conventionnels dont on marque les lettres syriaques qui n'ont pas leur équivalent dans notre alphabet, et nous avons supprimé toute distinction entre la prononciation des Syriens occidentaux et celle des Syriens orientaux, nous en tenant à la première que les Maronites ont popularisée chez nous. Nous écrivons Barde-
AVANT-PROPOS. xnf
?ane, Éphrem^ Narsès^ selon l'orthographe vulgaire; Barhebrœus avec la forme latinisée de ce nom ; Ébedjésu selon la prononciation des Maronites (et non Abdischo ou Audischo^ qui reproduirait mieux la prononciation nestorienne), etc.
Une carte géographique , jointe au volume, donne un aperçu du domaine littéraire des Syriens et aidera le lecteur à s'orienter dans les diverses contrées qui sont mentionnées dans l'ouvrage.
Paris, janvier 1899.
byGoogk
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