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La huitième année de Yezdegerd II tombe en

4. Les unions entre proches parents chez lés rois Sassanides avaient pour objet d'empêcher le mélange du sang.

5. Cette mesure de rigueur avait été provoquée par un complot contre le roi.

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d'une expédition dans la province de Tschol*, Yezdegerd envoya l'ordre à Tahmyazgerd, le chef des Mages, de se rendre à Beit-Slok et de contraindre les chrétiens, sous peine de supplices, à apostasier et à adorer le feu. L'évêque de Beit-Slok, écrit au patriarche d*Antioche pour qu'il intercède auprès du roi; il est jeté en prison le 20 août, avec de nombreux chrétiens. Les pourvoyeurs envoyés dans les provinces ramènent à Beit-Slok une quantité de religieux et de laïcs, à la tête desquels étaient le métropolitain d'Arbèle, Tévéque de Beit-Nouhadré, Tévéque de Maalta et le métropolitain de Schargerd. Les prisonniers étaient, dit-on, au nombre de cent trente-trois mille sans compter ceux de la ville qui s'élevaient à vingt-mille. Les premiers martyrs furent l'évêque et plusieurs notables de la ville, qui furent brûlés vifs le vendredi vingt-quatre août. Le lendemain trois mille autres personnes périrent. Le dimanche , troisième jour du massacre , huit mille neuf cent quarante prisonniers furent exécutés par le glaive, le feu ou le supplice de la scie; au nombre des victimes étaient les évêques de Laschom, de Mahozé, de Harbat- Gelal et de Dara. L'héroïsme des confesseurs souleva un tel enthousiasme dans les foules qu'une femme demanda à mourir avec ses deux enfants. A ce spectacle, Tahmyazgerd est touché par la grâce divine ; il confesse le Christ et il est mis en croix, sur Tordre de Yezdegerd, le vingt-cinq septembre suivant. Les victimes, selon cette histoire, furent au nombre de douze mille. Ces massacres, quelque exagération que l'on prête à l'auteur du document, rappellent les horreurs qui signalèrent le commencement de la grande persécution de Sapor IL

1. Au sud de la mer Caspienne, y. Noeldeke, Geachichte der Perser»,, auê Tabariy p. 183, note «.

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Un monastère, qui porta le nom de Tahmyazgerd, fut construit sur l'emplacement du supplice. La fête commémorative des martyrs avait lieu pendant trois jours , les vendredi , samedi et dimanche de la sixième semaine après le jeûne des Apôtres. Ce jeûne commençait le lundi de la Pentecôte et durait sept semaines.

A la fin de cette histoire de la ville de Beit-Slok, l'auteur se donne comme étant un des moines de ce monastère. C^est donc sur le lieu même des événements qu'il écrivit son livre, au plus tôt au VP siècle, d'après Wright.

A la persécution de Yezdegerd II se rattache le martyre de saint Pélhion qui eut lieu la neuvième année du règne de ce roi. Il existe plusieurs rédactions de ce martyre. L'une d'elles a été publiée par le P. Corluy dans le tome VII des Analecta Bollandianay 1888, d'après un ms. du Musée britannique, que M. Hoffmann avait déjà fait connaître ^ Une autre rédaction, beaucoup plus développée se trouve dans le deuxième volume des Acta martyrum du P. Bedjan, p. 559- 634. Un manuscrit du Vatican (Amid. vu) renferme un poème sur saint Péthion composé par l'archidiacre Mara.

Les actes de Jacques l'intercis fixent le martyre de ce saint à l'an 732 des Séleucides (421 de J.-C), pendant la première ou la deuxième année de Bahram V ^. Ils ont été publiés par Évode Assémani, Acta sanct. martyr, y I, 242, et par le P. Bedjan. Acta mart^y II, p. 539.

1. Auizûge^ p. 61-68. On doit encore au P. Corlut la connaissance des acles d'Abdalmessih qui était juif d'origine et qui fut tué par son père, le 27 juillet 390 pour s'être fait chrétien , Analecta Bollandiana , Bruxelles, 1886; le texte syriaque a été réimprimé par le P. Bedjan dans les Acta mart., l, p. 173.

2. La première année est indiquée à la Un des acles, et la seconde au

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i46 LES ACTES DES MARTYRS

Le patriarche Babôé fut mis à mort par Péroz en 481 sur la dénonciation de Barsauma qui avait surpris une lettre de ce patriarche sollicitant l'intervention des Romains. Les actes de ce martyr contiennent un récit conforme à celui d'Amr et de Barhebrœus *.

A la dixième année de Chosroès I, ou Chosroès Anoschirwan, est rapporté le supplice de Grégoire qui, de son vrai nom, s'appelait Pirangouschnasp, était originaire de Rai et appartenait à la famille perse de Mihran^.

Le martyre de Yezdepanah suivit de près celui de Grégoire. Yezdepanah, de la province de Karka de Lédan, était gouverneur et juge dans son pays^.

La vingt-cinquième année de Chosroès II, ou Chosroès Parwez (615 de J.-C), fut martyrisé le prêtre George , qui appartenait à une famille noble de la Perse et dont le vrai nom était Mihramgouschnasp ; il reçut le baptême de Siméon, évêque de Hira. Sa sœur Hazarowai se convertit également au christianisme , prit le nom de Marie et se lit religieuse. Les actes de ce saint ont été écrits par Mar Babai , abbé du couvent du mont Izla *, Ils renferment des notices importantes pour l'histoire de l'Église nestorienne à la fin du VP siècle.

La trentième année du même roi , eut lieu le supplice de Jésusabran, un ascète nestorien, persan d'origine,

commencement f comp. Nceldf.ke, Geschichte dcr Perser... aus Tabari^ p. 420; Mari et Amr, éd. Gismondi, pm** I, 31; pars H, 28.

1. Amr, éd. Gishondi, p.30-3i; Barhed., CAron. ffcc.,ir, p.61-63.Le texte de ces actes se trouve dans Bedjan« Acta mart,, II, 631.

2. Les actes de ce martyr ont été analysés par Hoffmann, Auszûgc.y p. 78, et ont été publiés par Bedjam, Histoire de Mar-Jabalaha, de trois autres patriarches..., Paris, 1895, p. 347-394.

3. Les acles de ce martyr ont été analysés par Hoffmann, l. c, p. 87, et ont été publiés par Bedjan, l. c, p. 394-415.

4. Ils ont été analysés par Hoffmann, Auszûge..,, p. 91 et ont été publiés par Bedjan, Histoire de Mar-Jabalaha ^ de trois autres patriarches..., p. 416.

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qui passa une partie de sa vie en prison. Les actes de ce martyr furent écrits quelques années après sa mort par Jésuyab III, qui devint patriarche des Nestoriens vers 650^. Avec Jérusabran périrent douze autres chrétiens notables, dont l'histoire, rapporte Jésuyab, fut écrite par un autre auteur,

§ 3. — Les textes syriaques sur les martyrs en dehors de la Mésopotamie et de la Perse.

La légende des Sept dormants d'Ephèse qui, dans la tradition de l'Église, est rapportée à la persécution de Dèce^, est représentée dans la littérature syriaque par deux textes principaux et par une homélie métrique de Jacques de Saroug. L'un de ces textes est inséré dans la compilation syriaque intitulée Histoire de Zacharie de Mitylène^; l'autre se trouve dans la chronique de Pseudo-Denys de Tellmahré, probablement d'après l'histoire de Jean d'Asie, et dans des manuscrits de Londres, de Paris et de Berlin^,

L'homélie de Jacques de Saroug contient des détails qui ne se trouvent pas dans les versions et qui peuvent avoir été ajoutés par l'auteur. Jacques, d'un autre côté,

1. Ils ont été publiés par M. Chadot avec une analyse dans les Archives des missions scient., vn, p. 486.

2. SuRius, Vitœ sancLy au 27 juillet; les Bollandistes, Acla sanct.^ VI, 375-397; KocH, Die Siebenschlœ fer légende y Leipzig, 1883; V. Ryssel, Thcol, Zeilschr. aus der Schweiz^ 1896, p. 48.

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