Land, Anecdota syriaca» t. III, p
4. La première partie du deuxième document a été publiée par TuLLBERG, Dionysii Tellmahharensis chronici liber primus^ Upsal, 1851, p. 167; la seconde partie, par Ignazio Guidï, Tesli orientali inediti sopra i selle dormienti di Efeso, dans les mémoires de la Reale Accademia dei Linceij 1884, avec les autres textes orientaux (coptes, arabes, éthiopiens et arméniens) relatifs à la légende. Le texte est réimprimé dans les Acla mari, de Bedjan, I, 301. Le ms. de la Bibliothèque nationale» no 235, fol. 320, renferme un troisième texte avec des variantes peu importantes.
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abrège parfois les textes anciens. M. Guidi a édité deux recensions de cette homélie, de différente étendue, d'après deux ms. du Vatican ^
BarhebrsBus , dans sa chronique ecclésiastique , a fait de la légende un résumé qui présente quelques variantes dans les noms propres ^.
Le principal document pour l'histoire des persécutions exercées contre les chrétiens du Yémen par le roi juif de ce pays au YP siècle de notre ère , est la lettre écrite par Siméon, évêque de Beit-Arscham , à Siméon, abbé du couvent de Gabboula. Dans cette lettre, l'évêque de Beit-Arscham rapporte que , le vingt janvier 524, il avait quitté la ville de Hira en compagnie du prêtre Abraham qui avait été député par l'empereur Justin I vers le roi des Arabes , Mondhir, pour traiter de la paix avec celui-ci. Les voyageurs rejoignent Mondhir à Ramla. Aussitôt après leur arrivée, le roi des Arabes reçoit une lettre du roi juif des Himyarites (Homérites) , qui contient le récit des persécutions que ce roi a ordonnées contre- les chrétiens du Yémen. Cette missive a pour objet d'engager Mondhir à sévir contre ses sujets chrétiens. Voici, d'après cette lettre, à quelle occasion avait eu lieu le massacre des chrétiens de Nedjran dans le Yémen : le roi chrétien que les Éthiopiens avaient établi dans cette ville étant mort pendant l'hiver, les Éthiopiens n'avaient pu traverser la mer et s'occuper du successeur à donner au monarque défunt ; les Juifs avaient profité de cette occasion pour se saisir du gouvernement; le roi juif qu'ils avaient nommé s'était emparé trattreusement de la ville de Nedjran après avoir fait massacrer les Éthiopiens , au nombre de deux cent quatre-vingts hommes, religieux et laïcs, qui