‹ La littérature SyriaqueChapitre 6 sur 214 · XVI AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

XVI AVANT-PROPOS

ne comprît pas un chapitre sur la liturgie si bien représentée chez les Syriens^. Nous avouons notre incompétence pour écrire ce chapitre. De plus, le sujet est, semble-t'il, trop vaste pour être renfermé dans quelques pages, il devrait être traité dans un volume spécial de la Bibliothèque de l'enseignement de l'Histoire ecclésiastique 2.

Paris, novembre 1899.

1. M. TixERONT, V Université catholique de Lyon, août 1899, p. 633; M. Chabot, Revue critique, 16 octobre 1899, p. 298.

2. Les personnes que le sujet intéresse pourront consulter : BiCKELL, Conspectus rei Syrorum litlerariae, Munster, 1871 , VIT, De liturgiis Syrorum, p. 59 et suiv., et les ouvrages cités dans ce livre. — Eberhard Nestlé, Syrische Grammatik mit Litteratur, Chrestomathie und Glossar, Berlin, 1888, Litteratura, 111, Libri ecclesiastici (liturgici, Rituales), 31-34. — P. Bedjan, Breviarium chaJÂaicum (en syriaque), I-Ill, Paris, 1886-1887. — Liturgid S. Apostolorum Addaei et Maris, cui accedunt duae aliae in quibusdam festis et feriis dicendae, necnon Ordo baptismi (en syriaque), Ourmia, Mission de l'Archevêque de Canterbury, 1890. — Bréviaire à Vusage du clergé maronite, 2« éd., Beirouth, 1893 (en syriaque) — Arthur John Maclean, East Syrian Daily Offices translated from the syriac with introduction, notes and indices... Londres, 1894. — F. E.Brightmann, Eastern and western liturgies, Oxford, 1896, t. l, Eastern liturgies — Ephraemii Rahmani, Testamentum Domini Nostri Jesu Christi, Mayence, 1899, Dissertatio III, De liturgia Missae, p. 169.

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La littérature syriaque s'est formée et développée d'abord dans la Mésopotamie sous l'influence du christianisme auquel elle doit le caractère religieux qui la distingue. Elle est par-dessus tout une littérature ecclésiastique , les œuvres qu'elle nous a laissées ayant pour auteurs, presque sans exception, des membres du clergé ou des théologiens. Les docteurs mêmes qui se consacrèrent à l'étude de la philosophie grecque, comme les Maîtres de l'Ecole d'Edesse au V® siècle, ou aux sciences naturelles et médicales, comme Sergius de Reschaina, au siècle suivant, et les célèbres médecins syriens de Bagdad au temps des califes Abbassides, tous étaient versés dans la théologie. Les sciences, en effet, étaient résumées on Orient dans le mot philosophie ^ et la première et la plus importante des branches de la philosophie, c'était la connaissance de Dieu et des dogmes de la religion. Cette direction des études tenait à l'esprit religieux des Sémites, aussi profondément enraciné chez les Syriens que chez les Israélites et les Arabes. On sait que l'activité intellectuelle des Juifs était surtout concentrée dans l'étude de la Thora, c'est-à-dire de la loi religieuse, et que l'enseignement se donnait chez les Musulmans dans les J/a-

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