‹ La littérature SyriaqueChapitre 96 sur 214 · Chron, eccl , II, p · texte numérisé non relu

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une admirable introduction à la logique. 11 avait espéré devenir métropolitain de la Perse, mais, n'ayant pas réuni les suffrages de ses concitoyens , il se convertit, dit-on, à la religion des mages. » Son livre est intitulé Traité sur la logique d'Aristote le philosophe, adressé au roi Chosroès, Il a été publié avec une traduction latine et des notes par M. Land^

C'est sans doute aussi de la philosophie d'Aristote que traitait le livre des questions grecques que composa vers la même époque le périodeute Boud , plus connu chez nous pour sa traduction des contes de Kalila et Dimna. Ce livre portait le singulier titre d'Aleph Mîgin^.

Au commencement du VII® siècle , le couvent de Kennesré sur la rive gauche de TEuphrate ^ devint célèbre par l'enseignement da grec qui y était donné. L'évêque Sévère Sebokt se livra dans ce couvent, vers 640, à l'étude de la philosophie, des mathématiques et de la théologie. Les ms. du Musée britannique, Add, 14660 et 17156, renferment quelques-uns des ouvrages philosophiques de cet évêque : un traité sur les syllogismes des Analytica priora d'Aristote, une lettre au prêtre Aitilaha sur différents termes du IIsqî €Qf.i7iv6laç ; des fragments d'un commentaire sur le TIsqI sQjLirivsiuç] et une lettre au périodente Jonas pour expliquer quelques points de la Rhétorique d'Aristote*.

1. Anecdota syriaca, t. IV, texte, p. 1-32; traduction, p. 1-30, noies, p. 90-113. Renan a édité et traduit la première partie do l'Inlroduciion. Jouimal asiatique, 4« série, t. XIX, 1852, p. 312-319; De philosophin peripalelica, p. 19-22.

2. AssÉMANi, D. 0., in, pars 1,219. On a donné plusieurs explications de ce ti ire; M.Steinsclineldery voit la corruption du grec r 6 aXifa/uéyciyt c'est-à-dire, livre A des Métaphysiques d'Aristote.

3. liC couvent de Kcnncsrin ou Kennesrô se trouvait en lace d'Euro pus (Djcrabis des Arabes), et avait été Tonde par Jean Ijar Aphtoni;i. comp. noFFMAXx, Auszûge, p. 1C2, note 12C0.

A. Renan, De philos, peripal., p. 29-30; WmciiT, CalaL, p. 1160-1 IC3.

258 LA PHILOSOPHIE PERIPATETICIENNE.

Deux disciples de Sévère Sebokt, Jacques d'Édesse et Athanase de Balad , continuèrent la tradition de leur maître dans les sciences philosophiques.

Jacques d'Édesse est l'auteur d'un Enchiridion ou traité des termes techniques de la philosophie , qui est conservé dans le ms. Add, 12154 du Musée britannique. Wright^ pensait qu'on pouvait aussi attribuer à cet auteur deux compositions métriques sur des sujets de philosophie qui se trouvent dans deux ms. du Vatican , n*** 36 et 95 , et que les manuscrits donnent sous le nom de Jacques de Saroug. On a cru pendant quelque temps que Jacques d'Édesse avait traduit les Catégories et le IlBql sQf,i7iv6laç d'Aristote. Wright a reconnu que la version des Catégories était de Sergius de Reschaina (voir ci-dessus p. 255, note 3); quant à la version du IIsqI €Qf,iTiv6laç, M. Hoffmann a montré qu'elle était d'un autre auteur^.

Athanase de Balad, qui devint patriarche des Jacobites en 684, s'était retiré dans le couvent de Beit-Malka du Tour Abdin, après avoir étudié sous Sévère Sebokt dans le couvent de Kennesrè^. Là il traduisit en 645, VIsagogé de Porphyre. Sa traduction est conservée dans le ms. du Vatican 158 et dans des ms. des bibliothèques de Florence, Paris et Berlin , qui sont des copies du ms. du Vatican; elle est précédée dans ce dernier manuscrit d'une introduction qui reproduit, en grande partie, l'introduction d'Ammonius^. Le ms. Add. 14660 du Musée britannique contient une traduction , faite par le même Athanase , d'une autre Isagogé d'un auteur grec anonyme.

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