‹ La littérature SyriaqueChapitre 95 sur 214 · Arsémani, B. 0., llh pars I · texte numérisé non relu

Arsémani, B. 0., llh pars I

%, De hermeneuticis apud Syros Aristoteleis, Leipzig, 1873,

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tation égale chez les Syriens occidentaux et chez les Syriens orientaux ^ Ce qui nous reste de ses œuvres philosophiques se trouve presque entièrement dans le ms. Add, 14658 du Musée britannique , du VII® siècle. Ce manuscrit renferme la traduction de Ylsagogé de Porphyre avec la soi-disant Table de Porphyre^ ^ des Catégories d*Aristote^, du IIsqï xoofiov nçoç ""AlêB^av âçovy et d'un traité sur l'âme, divisé en cinq sections et complètement différent du IleQl rpvyjiq. 11 renferme aussi un traité original de Sergius sur la logique , comprenant sept livres (incomplets) et adressé à Théodore de Merv ; un traité sur la négation et l'affirmation ; un autre sur Les causes de runwers selon les principes d'Aristote; un quatrième sur le genre , l'espèce et l'individu^. Le ms. Add. 14660 du même Musée contient une scolie de Sergius sur le mot axw^'y ^^ ^^' ^® Berlin, 36 ancien fonds, fol. 83 ^-104 a, un traité de Sergius sur les Catégories, adressé à Philothée^.

La version du UsqI noofiov^ a été publiée par Paul de Lagarde dans ses Analecta syriaca, p. 134 et suiv. M. Victor Ryssel lui a consacré une étude approfon-

1. Ébedjésu le classe dans son catalogue parmi les auteurs nestoriens et mentionne ses commentaires sur la logique et la dialectique, âssé- MANi, B. 0., III, pars I, 87.

3. Cette table existe aussi dans le ms. 116 de la Collection Sachau à Berlin; elle a été reproduite par M. Gottheil dans Hebraica, IV, p. 207.

3. Dans le ms. syr. du Vatican 158, remarque Wright, Syriac literature^ 8« éd., p. 91, note 2, cette version est attribuée à tort à Jacques d'Édesse, qui n'aurait guère été qu*un enfant à Pépoque ou le ms. du Musée britannique a été écrit; en outre ce n'est pas le style de cet auteur. Le ms. de Paris, n° 248, répète la même erreur. Dans le catalogue des ms. de la Laurentienne , Évode Assémani indique à tort Honein comme l'auteur de cette traduction, Renan, De philosophia peripatetica apud Syros, Paris, 1852, p. 34, note 3.

4. RCNAN, l, c, p. 2S-28; Wright, Syr, literature, 2« éd., p. 90-92.

5. Le même ms., fol. 80 a-83 6, a une scolie du philosophe Eusébe d'Alexandrie sur les Catégories,

6. Ce traité a été attribué à Aristote , mais il a été composé vraisemblablement par un philosophe postérieur.

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die, dans laquelle il a réuni toutes les variantes que présente cette version, comparée avec le texte grec^ La traduction de Sergius, dit M. Ryssel, appartient à la catégorie des traductions syriaques, peu nombreuses , qui sont littérales et cependant expriment fidèlement la pensée de l'auteur. Elle doit être considérée comme le chef-d'œuvre de l'art du traducteur, car Sergius a su rendre le sens et le contenu de l'original grec dans une version aussi claire qu'exacte, serrant de près le texte. Elle est bien supérieure à la version latine d'Apulée de Madaura qui s'est permis toutes sortes de libertés. La comparaison avec les différents manuscrits grecs permet de conclure que le syriaque ne représente pas le texte d'un manuscrit déterminé , mais qu'il reproduit les leçons tantôt d'un manuscrit, tantôt d'un autre. On peut supposer que Sergius, comme Apulée, avait sous les yeux un original qui différait de celui des manuscrits grecs connus et qui était plus ancien.

Théodore, évéque de Merv, auquel Sergius dédia un certain nombre de ses traités, s'adonna aussi à l'étude de la philosophie péripatéticienne. Parmi ses ouvrages, Ébedjésu mentionne des Solutions à dix questions de Sergius^,

Le ms. 14660 du Musée britannique, qui contient la scolie de Sergius sur le mot ox^ua, nous a conservé le traité sur la logique de Paul le Perse adressé au roi Chosroès Anoschirwan. Paul le Perse vivait au temps du patriarche nestorien Ézéchiel (567-580). « Il brilla, dit Barhebrœus^, autant dans les sciences ecclésiastiques que dans la philosophie profane, et il composa

1. Ueber den textkrilischen Werth der syr. Uebersetzungen grieehischer Klassiker^ Leipzig, !• partie, 1880, «• partie, 1881.

3. ÀssÉMANi, B. 0., III, pars I, 147; Renan, De phiîosophia peripateticay p. 29.

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