‹ La liturgie aixiose [microform]: étude bibliographique et historiqueChapitre 7 sur 103 · VI. — Lectionnaire du XIV Siècle · texte numérisé non relu

VI. — Lectionnaire du XIV Siècle

2 Volumes

Arch. Dép. B.-du-R., fd. Saint-Sauveur 114 et 115.

Mss. sur parchemin, i" vol. 212 feuillets de 4.23 sur 280 millim., à 2 col., foliotés au recto en écriture cursive ; 2" vol. 235 feuillets de 457 sur 290 millim., à 2 col. foliotés au recto en chiffres romains. Enluminures des lettres initiales. Reliure bois et parchemin.

Le i" volume débute ainsi : « In die festo Pasche lectio scti evangelii, secundum Marcum.. . Omelia S. Gregor. pa. 1. I. « Le titre est en rouge. 11 en est toujours ainsi. — Le 4" feuillet n'est pas de la mfiin du premier auteur. Il a remplacé l'originel probablement détérioré : il se termine, en effet, par « Tu autem. . . » de la S"" leçon ; or la moitié de cette S""" leçon est aussi sur le 2"°° feuillet, qui est de la première main.

Naturellement les leçons, dont les Brév. ne donnent que les premières lignes, sont ici complètes, d'une longueur à peu près égale à nos leçons actuelles.

Le Sanctoral commence après la Fête-Dieu par « in natale Sei Stephani prothomartyris. Omelia Sci Fulgentii cartaginensis epi. » Celte homélie est de six leçons ; puis

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viennent trois leçons^ avec évangile , homélie de S' Jérôme.

Viennent ensuite les leçons et légendes des fêles ou saints que voici :

S' Jean, S" Innocents, S' Thomas, S' Trophime, S' Sylvestre, les octaves. S' Honorât, S'° AppoUonie (ces deux derniers sur 5 feuillets postérieurs^ encartés après coup), S' Antoine, S' Sulpice, S' Sébastien, S'° Agnès^ S'° Agnès 2°, S' Ignace, la Purification, S' Biaise, S'° Agathe, S' Valentin, Chaire de S' P., S' Mathias, Transi. S' Augustin, S'" Perpétue et Fél., S' Grégoire, S' Benoît, S' Ambroise, S' Georges , Inv. S' Antoine, SS" Philippe et Jacques, Inv. S'° Croix, SS'' Alexandre et c, Transi, de S'° Madeleine, S' Jean p. 1., S' Poncius, S' Urbain,, SS" Marcelin et Pierre, Lee. B. M. V. au temps pasc. , Comm. de S' Paul, S' Serf, S' Pierre.

Le 2"" volume commence à « Dnica II post Pentecosten, incipit plogus pmi lihri regum ». Leprol, tient 3 feuillets; au f° un commence la « 1° lect, » par « incipit primus liber regum. Fuit vir unus. . . » — Les livres scripturaires suivants ont aussi leurs prologues. — Les leçons des petits prophètes sont sans indications de jours, à cause, sans doute, de la variation de leur application, selon les occurences .

Au v° du f° clxxvj est « Dnica ante adventum Dni », év. de la multiplication des pains; c'est pour le dernier des dimanches après la Pentecôte, quel qu'en soit le nombre .

Vient alors le Sanctoral. « In festo Sci Maximini proto

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Aquensium archi . » Puis S' Barnabe, SS'' Gervais et Protais, les Dix mille Vierges , S' Jean B . précédé de vigile et suivi d'octave, SS'' Pierre et Paul, vig, et oct., Commém. de S' Paul^ SS'' Sept Frères m., S'° Marguerite. Cette dernière a 6 leçons de légende, la 7"°° leçon d'homélie et 6 lignes de la 8"°% lesquelles finissent brusquement le vol. dont manque la fin ,

— Le 1" vol. donnant le Temporal de Pâques à la Fêle- Dieu, et le 2°"% allant du 2"°° dim. Peut, à l'Avent, il manque del'Avent à Pâques, soit un vol. qui dans l'ordre liturgique était le premier. Ce vol. a dû être égaré bien avant la Bévolution, car Dubreuil (mss. cités) ne parle que des deux que nous possédons. — Quant au Sanctoral, il manque de la mi-juillet à la fin de décembre. Mais on éprouve quelque embarras à en déterminer la place, quand on observe que le 4" vol. ci-dessus (T. Pâques à Fête-Dieu) donne les saints de fin décembre à juin et que le â"" (T . Fête - Dieu à Avent) donne de S' Maximin (nones de juin) à S'" Marguerite (13 kal. d'août).

— Invent. Dubreuil.

Vn. — Pontifical du XIV Siècle

B. Méjanes lxxv.

Ms. sur velin, 214 feuillets de 350 sur 240 millim. foliotés chiffres romains rouges au v°. Enluminures. Reliure ancienne.

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Fol. I. La première page, encadrée d'une bordure peinte et dorée remarquable , contient Yincipii : « Pontificalis ordinis liber incipit. Ad uberiorem tamen doctrinam nonnulla inseruntur in eo.que rite valent etiam per sacerdotes simplices expediri . De sacramentis autem baptismi, penitencie, eucharistie, extrême unctionis et matrimonii, sicut in quibusdam fit pontificalibus hic non agitur ; tum quod de illis in nostris constitutionibus synodalibus diximus, tum quia illa cuilibet competunt sacerdoti. Sane liber iste très continet partes . »

Vient ensuite la table de ces trois parties, 213 titres.

Fol. III. Prima pars incipit. Suivent la confimation, « de psalmista faciendo », ordinations, « consecr. Epi » et autres bénéd . « de personis » . Les litanies qu'on y trouve contiennent les saints provençaux ; mais elles ne sont pas très exactement celles que l'on a dans les autres mss. aixois du même siècle.

A remarquer diverses bénéd . spéciales : « Ordo ad Romanum pontificem ordinandum, de monacho aut alio religioso faciendo », et quelques autres qui ne sont pas dans le Pontitical moderne.

Fol. LXXXVI. Secunda pars incipit. Bénédiction de la première pierre d'une église, consécration de l'église (avec les deux alphabets à tracer sur le sol, mis à la suite l'un de • l'autre en lettres peintes rouges et bleues, les lettres grecques ont, au-dessus des caractères, leurs noms à l'antique, , v. g, « vita, zita, ita, thita, . . »)

A remarquer les bénéd , « turibuli, cyborum seu umbra-

culi altaris, etc. . . » qui ne sont pas dans le Pontifical moderne .

Fol. CLIX. Tertia pars in qua quedam ecclesiastica officia inseruntur. Expulsion des pénitents « ex constitulione concilii Agathensis; » ofiices de la semaine sainte ; synode ; itinéraire ; visite pastorale ; règles des cérémonies pontificales .

Fol. CGXII. Couleurs des ornements aux diverses fonctions et époques de l'année.

Fol. CCXIII. Note sur le pallium que l'archev. doit recevoir- avant de faire les pontificaux et même de se signer archevêque.

Fol. CCXIII. Souscription de l'ouvrage (postérieur , comme l'indique du reste le texte). « Hic liber qui pontificalis dicitur est Aquensis metropolilane ecclesie quem scribi fecit et eidem ecclesie in suo testamenlo legavit bone memorie Armandus archiepiscopus Aquensis qui tempore mortalitatis magne anno Domini millesimo ccc""" XLViir° obiit et in eadem ecclesia requiescit ; quem, sicut hoc et aliis pluribus libris et jocalibus suis dictam ecclesiam honoravit, sic bonorum retributor omnium honorare dignetur cum beatissimis spiritibus. Amen. Amen. »

Outre la bordure signalée à la première page, ce ms . contient un grand nombre de lettres onciales en couleur sur fond or, dont une seule à personnages, et des initiales rouges et bleues. Les Rubriques sont écrites en noir mais soulignées d'un trait rouge. Les titres sont en rouge.

Des notes marginales, d'une seconde main, indiquent

d'un mot l'ordre des cérémonies du Pontifical qui ne paraît pas à première vue dans le texte * .

— Ce Pontifical d'Armand de Narcès (1329-1348), resta la propriété du Chapitre jusqu^en 1428, Par un acte notarié, inscrit à la suite de la souscription ci-dessus, le Chapitre, le 6 novembre 1 428^ le vendit avec une crosse d'argent ornée de pierreries et une petite croix métropolitaine (ad poriandum coram D. Aquen. archiepiscopo), et une mitre couverte de perles, o certis preciis inter ipsas partes laudabiliter conventis », à M«' Avignon Nicolaï (1422-1443). — Il paraît probable qu'il resta à l'archevêché jusqu'à la Révolution, car Dubreuil, qui analyse les mss. du Chapitre à la fin du siècle dernier, n'en parle pas. — Nous n'avons pu savoir comment il devint la propriété de M^' Rey qui, étant secrétaire de l'archevêché, devint évêque de Dijon et dont il porte l'ex-libris. C'est lui qui l'a donné à la Méjanes.

— Invent. Albanès.

vni. — Missel de 1423

De Murri

B. Méjanes, 1039

Ms. sur velin, 835 pages de 420 sur 310 millim. Pagination moderne. Ancienne foliotation au verso,

(Ij C'est l'idée que j'ai moi-môme mise en pratique, il y a déjà plusieurs années, dans mes extraits du Pontifical, pour consécration d'églises, ordinations, sacre d'évêques, etc..

en chiffres romains au minium, divisée en deux séries : l'une allant de l'Avent (p. 38) au Sanctoral (p. 537), l'autre du Sanctoral à la fin. Splendides enluminures. Rubriques rouges. Reliure neuve.

• Ce ms,, d'une très grande valeur, est d'une importance capitale dans l'étude de la liturgie aixoise ^

On ne manque jamais de l'offrir à l'admiration des étrangers qui visitent la Méjanes. Et les étrangers admirent les pages que l'on déroule sous leurs yeux. Ce qu'ils apprécient, c'est l'art consommé qui se montre sous le pinceau de Murri. Miniatures, fleurs, arabesques, lettres d'or et de couleur : tout cela abonde.

Ne pouvant tout décrire, nous nous contentons de signaler la superbe page 37 (1" dim. de l'Avent). Elle est magnifiquement encadrée d'enluminures avec armoiries et figures de chanoines . Ceux-ci portant la tonsure monacale sont revêtus du surplis « à la romaine », ils ont l'aumusse sur le bras et point de rabat. — Citons encore, page 82, l'adoration des Mages ; page 73, la Nativité de N.-S. ; puis, page 537, la lapidation de S' Etienne qui, se développant dans toute la largeur du feuillet, est d'un mouvement remarquable. — Il y en a beaucoup d'autres.

Les initiales des grandes fêtes ont également des scènes fort délicatement rendues, en rapport avec la solennité.

(1) J'en noterai les particularités plus loin en la troisième partie de cet ouvrage, relativement aux cérémonies.

AIXOISE . 43

Citons comme exemple la lettre de la dédicace de Saint- Sauveur (page 631). L'artiste y a représenté un jeune évêque paré des ornements pontificaux, en chape, bénissant devant la porte de l'église . — L'abbé Dubreuil y a vu l'évêque des Innocents ^ Une note marginale, qui est de la main de M. de Saint-Vincens, observe que cette vignette représenterait plutôt M.^' Filholi, le coadjuteur, qui consacra Saint-Sauveur. Cette interprétation n'est pas plus heureuse^ puisque Saint-Sauveur ne fut consacré par Filholi qu'en ■1 534 , M . de Saint-Vincens a eu une distraction . Il n'y a là qu'une représentation de la cérémonie de la dédicace, au moment oii Tévêque est devant la porte.

Enfin les deux plus grands motifs, vrais tableaux occupant toute la page 380 et toute la page 381, au commencement du canon de la messe, sont d'un côté N.-S. J.-C. en croix avec la S'° Vierge et S' Jean ; de l'autre. Dieu créateur assis sur l'arc-en-ciel et tenant le globe, accosté aux angles par les animaux symboliques.

Voici maintenant quelle est l'importance liturgique de ce ms. Elle va ressortir de l'analyse de l'œuvre et de quelques citations de textes. Nous n'appuyons que sur ce qui diffère du missel romain actuel ^.

Page i . Calendrier. Les saints d'Aix et en général de la

(1) Ms. 1018 B. Méj.

(2) Dans toutes les comparaisons de cette nature, il ne faut pas perdre de vue que les livres liturgiques romains ont été reformés en exécution

Provence y sont indiqués. Les signes du zodiaque, le « habet dies, . . » de chaque mois, le « dies eger » avec les vers (cette fois mis au bas de la page) qui y correspondent: rien n'y manque.

Page 45. Gloria et Credo (le texte). On a préparé les portées, mais omis les notes, pour les intonations . Celles-ci se trouvent plus loin, page 35, quatre Gloria et deux Credo, plus un cinquième Gloria à la page suivante.

Page 21 . Oraison de S' Augustin, « quam dicebat ante- « quam missarum sacramenta celebraret ». C'est le « Summe sacerdos et pontifex. »

Page 26 . Prières, en prenant les ornements .

Page 28. Ordinaire de la messe. Après ï Introibo » et le ps. (c Judica » (C. R.)^ « ^ Ostende nobis Dne. . . ^ Etsalutare... — Dne exaudi. — Dns vobisc... — Or. Aufer a nobis, quesumus Dne, cunctas iniquitates. . . (C. R.). — Conscientias nostras. . . (C. R. ailleurs). Adsit nobis, quesumus, Dne, virtus Spiritus sancti que et corda nostra clementer expurget et ab omnibus tueatur ad versis. f Pone, Dne, custodiam cri meo. — ^ Et oslium circumstantie labiis meis. — ]^ Gonfitemini D. q. bonus. — ^ Quon. in s. mis. ejus.

« Tune dicat : Et ego reus et indignus peccator confiteor

des décrets du concile de Trente. Il y a donc tels et tels détails de nos mss, antérieurs au xviio siècle, qui étaient aussi bien dans les usages de Rome avant la réforme commencée par Pie V.

(1( Ce signe (C. R.) signifie : comme au Romain actuel.

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oranipotenli Deo, gloriosJssime Virgini Marie, Scis apost. Petro et Paulo, Sco Maxiraino et omnibus Scis, el tibi, frater, me graviier peccasse per superbiam meam in vana cogitalione delectalione consensu visu verbo et opère et obmissione et in cunctis viciis meis mea culpa, mea maxima culpa. Ideo precor gloriosam Virginem Mariam et omnes sanctos et scas Dei et te frater orare pro me ad Dnum Deum nostrum.

« i|l, Misereatur vestri, omnipotens Deus, et dimittat vobis peccata veslra . Liberet vos ab omni malo , Conservet et confirmet in omni opère bono. Et perducat vos ad vitam eternam . »

Le prêtre dit « Amen ». Le clerc reprend « Et ego reus ...» que suit le « Misereatur » ci-dessus du prêtre, lequel poursuit : « Indulgentiam et absolutionem omnium peccalorum nostrorum tribuat nobis omnip, et mis. Dus. k). Amen.

« f. Deus tu convertens vivif. nos. — i^. Et plebs. . .

« f. Adjutorium nostrum... — f. Sit nomen... — f Benedicamus Dno. 15I. Deo gr. — f Et gratiaSci Spiritus illuminare dignetur corda. et corpora nostra. 15). Amen.

« Judicium pro peccatis meis. Pater n. Ave Maria. »

En baisant l'autel : a Oramus te, Dne, ut per mérita scorum quorum hic reliquie sunt et omnium scorum indulgere digneris omnia peccata mea. Amen. »

• A la bénédiction du Diacre, pour l'évangile, le prêtre dit la formule actuelle, sauf la finale qui est: « Evang. suum pacis et benedictionis. In nomine P., etc. » Et le « munda

cor (G. R.) » a cette différence : « Ita me queso tua gratissima iniseratione digneris mundare ut sanctum evangelium pacis digne valeam nuneiare. Per Xpm. . . »

En baisant le texte, le prêtre dit : « Credo Dne » .

Après le « Suscipe » de l'offertoire , il y a ; « Alia oro. Grata libi sit, Dne, liée noslra oblatio quam libi offerimus pro nostris delictis et pro ecclesia tua sca catholica, ut nos tibi placere valeamus, Per Xpm D. N. »

En mettant l'eau dans le calice: « Ex latere Dni N. Jesu Xpristi pendentis in cruce exisse sanguis et aqua peribetur. Et ideo nos pariter comiscemus vinura et aquam ut misericors Deus utrumque ad medelam animarum nostrarum sanciificare dignetur. Per eumd. . . »

En reposant le calice après l'offerimus : « In tuo conspectu, Dne, bec nostra nuraera sint accepta ut nos tibi placere valeamus , Per Xpm ...»

Le « Veni, sanctificator » finit par : « Per Xpm . »

En bénissant l'encens: « Ab illo benedicaris. . . . Dirigatur.... Elevatio vespertinum. In nomine Patris, etc. »

En encensant l'autel : « Stetit angélus juxta aram templi. . . (tout ce Répons connu.). . . in conspectu Dni in manu angeli », suivi de l'oraison des anges ; « Deus qui miro ordine angelorum ...»

Le diacre (flexis genibus) encensant le célébrant, celui-ci dit : « Non nobis, Dne, .... da gloriam. »

Après le « lavabo », le prêtre incliné au milieu de l'autel, dit : « In Spiritu humilitatis. ... a le Dne, Et sic fiât

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sacrificium nostnim ut a te suscipiatur hodie et placeat tibi, Dne, Deus. In nomine Patris, etc. . . »

Et se tournant vers le peuple : « Obsecro vos fratres ut oretis pro statu sancte Dei matris ecclesie et pro me indigno et fragili peccatore ut oranipotens Deus placide ac bénigne sacrificium nostre humilitatis dignetur suscipere, Per Xpm... /. Ostende nobis. . i^. Et salutare. . . f- Dne exaudi or. — Dns vobisc. »; puis il dit la Secrète (celle de l'oiBce du jour évidemment) et ensuite : « Deus qui de indignis dignos facis de peccatoribus justes de immundis mundos purifica cor meum ab omni cogitatione et sorde peccati et fac me dignum atque strenuum sanctis altaribus tuis ministrum et concède propitius ut ad hoc altare ad quod indignus accedo hostias acceptabiles atque placabiles pietali tue offeram pro peccatis et offensionibus atque innumeris colidianis excessibus meis et pro antislite nostro cum omni grege sibi commisse et pro eis qui me in suis commémorant orationibus et qui se in meis commendaverunt omnibusque parenlibus et benefactoribus nostris et omnibus circumstantibus atque omnibus me odio execrabili inseclantibus cunctisque simul christianis. Et per eum sit tibi accepiabile votum atque sacrificium qui se tibi Dec Patri obtulit in sacrificium pro nobis et tecum et cum Spiritu Sancto vivit et régnât Deus, per omnia secula seculorum. Amen.

« Alla oratio : Deus qui in sanclissimam virginem matrem tuam ignem carnalis concupiscentie rore Sci Spiritus fundilus extinxisti ut flos virginitatis illius nec conceptum violaret nec partum sed illibata et immarcessibilis et in

eternum permanens suo odore sanctam ecclesiam jugiter recrearet, per ejus sacra mérita et intercessione[m] queso carnis mee sliraulos mortifica, ardorem extingue libidinis, cor meum et corpus ab omni adversitate et iniirmitate custodi ut mundo corde et casto corpore tibi debitum reddere valeam famulatum. Qui vivis. . . »

Page 37 commence le Temporal : « In nomine Sce et iridividue Trinitatis. Incipit missale secundum usum sancte ecclesie Aquensis, »

Page 353, samedi saint, sont les litanies ; c Letania septena, quinta et terna ». Chacune se compose d'un groupement de quelques saints de chaque ordre. La 4 " : Kyrie . . . Pater. . . Sca Maria, etc. — La S"" Kyrie. . . Fili Red. . .— La 3"" Kyrie... Spiritus S... ^ On répétait les mêmes invocations 7 fois à la 1" ; 5 fois à la a"" ; 3 fois à la 3"°.

Page 362, les Préfaces. La notation est celle du missel Romain, avec ces deux légères différences que le mot « vere » a ses deux notes sur la même corde (fa) ; et qu'aux mots « equum et salutare » est appliquée la cadence finale (ré mi fa mi ré do ré mi ré mi ré). Toutes sont notées sur le ton solennel, sauf la commune. — Mêmes textes (« avec Communicantes » et « Hanc igitur ») que le Romain, sauf pour la S'° Vierge où le titre est « De annunciatione » et qui porte : « Et te in annunciationebeate et gloriose semper Virginis Marie exultantibus animis laudare, benedicere », etc.

(1) A Laon, d'après le dict. de Dortigues, on chantait les septena au chœur; les quinta en allant aux fonts bapt.; les terna en en revenant. Je pense qu'à Aix on faisait de même.

LITURGIE AIXOISE

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DU MISSEL DE MURRI (Doc. VIII J

LA LITDRGIE

eternum permanens suo odorc sanctam ecclesiam jugiter recreaiet, per ejus sacra mérita et iniercessione[m] queso Garnis mee slimulos inorliGca, ai'clorem extingue iibidinis, cor meum et corpus ab omni adversilate et inlirmitate custodi ut mundo corde et casto corpore tibi debitum reddere valeani famulatum. Qui vivis. . . »

Page 37 commence le Temporal : « In nomine Sce et iridividue Trinitalis. Incipit missale secundum usum sancte ecclesie Aquensis. »

Page 353, samedi saint, sont les litanies : c Lctania septena, quinia et terna ». Chacune se compose d'un groupement de quelques saints de chaque ordre. La 4 '° : Kyrie . . . Pater. . . Sca Maria, etc. — La '2"° Kyrie. . . Fili Red. . .— La 3"' Kyrie... Spiritus S... ■■ On répétait les mêmes invocations 7 fois à la 1'° ; 5 fois à la S"" ; 3 fois à la 3"°.

Page 362, les Préfaces. La notation est celle du missel Romain, avec ces deux légères difTcrences que le mot « vere » a ses deux notes sur la même corde (fa) ; et qu'aux mots « equum et salutare » est appliquée la cadence finale (ré mi fa mi ré do ré mi ré rai ré). Toutes sont notées sur le ton solennel, sauf la commune. — Mêmes textes (« avec Communicantes » et « Hane igitur ») que le Romain , sauf pour la S'° Vierge où le titre est « De annunciatione » et qui porte : « Et te in annunciatione heate et gloriose semper Virginis Marie exultantibus animis laudare, benedicere », etc.

(1) A Laon, d'après le dict. de Dortigues, on chantait les septena au chœur; les quinta en allant aux fonts bapt.; les terna en en revenant. ]c pense qu'à Aix on faisait de même.

LITURGIE AIXOISE

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DU >riSSEI. DE MUliKt (DOR. VIII)

Page 383. Le Canon, au Mémento des vivants, il y a : « Et omnium circum astantium atque omnium fidelium Xpristianorum, quorum tibi, etc.. »

Après la consécration, la rubr, est : « Et extendat bracchia ».

A Supplices : « Osculetur altare ad modum crucis. »

Au Mémento des défunts, une bande de velin ajoutée et collée par un bout, porte .■ « Mémento eliam Dne anime famuli tui Francisci Aquensis quondam archiepiscopi. » — Il est clair qu'il s'agit de M^' François de Brillac (ioOS- 1307), du seul « Francisci » arch. d'Aix, entre 1423 et la Révolution.

Au Libéra nos, après le Pater, les mots « apostolis tuis » sont suivis de cette rubrique : « Hic tangit in tribus partibus calicem cum patena » .

Après la fraction de l'bostie, en mettant la particule dans le calice, (ceci est après l'Agnus, mais c'est évidemment une faute du copiste), le prêtre dit : « Hec sacrosancta commixtio corporis et sanguinis Bni N. Jesu Xpristi fiât mihi et omnibus sumentibus salus mentis et corporis et ad vitam capescendara eternam preparatio salutaris. Pereumd.... »

A l'Agnus Dei, aux messes des déf-,-le 3"° finit ainsi: « Dona eis requiem et locum indulgentie cum Scis tuis in gloria. »

Formule du baiser de paix ; « Pax t. (tecum ou tibi) Xpi et ecclesie Sce Dei. »

La 2°"° or. avant la communion est : « Ave verum cor-

pus.... cujus latus,,.. vero fluxit sanguine.... etc. Amen. » Puis : a Dne Jesu Xpriste non sum dignus te suscipere sed tantum obsecro propitius esto mihi peccatori et presta ut hec vera corporis et sanguinis tui portio non sit milii ad juditium neque ad dampnationem. Sed sit omnium peccalorum meorum optata remissio animeque et corporis mei pià gubernatio et potens ad vitam eternam introductio qui cum Pâtre etSpir

« Dne Jesu Xpiste Fili Dei vivi (G. R.) . . . libéra me per hec sancta mysteria corporis et sanguinis tui ab omnibus inquinamentis meis et ab universis peccatis meis et fac me tuis obedire mandatis et a te nunquam in perpetuum separari permittas. Qui vivis ....

« Panem celestem. . . Dne non sum dignus. . . (G. R.)

« In manus tuas Dne commendo spiritum meum. Redemisti me Dne Deus veritatis.

« Corpus Dni Nostri Jesu Xpisti prosit mihi in remis-^ sionem omnium peccatorum meorum et custodiat animam meam in vitam eternam. Amen. »

La formule de la comm. du Précieux Sang est calquée sur la précédente.

« Quod ore. . . . capiamus ut de corpore et sanguine Dni Nostri Jesu Xpisti fiât nobis reraedium sempiternum. Amen. »

Au Placeat (G. R.) il y a « omnipotens Deus », après « Sca Trinitas », et « divine » avant « majestatis ».

Page 393. Pâques et suite du Temporal.

Page 337. Sanctoral. « Incipiunt sanctoralia propria et

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communia ». C'est la fête de S' Etienne qui est la première.

Page 679. Transfiguration. Forme de la Bénédiction des raisins traditionnelle à Saint-Sauveur.

Page 777. Du commun, « Incipit commune Scorum qui proprietatem non habent. »

Page 829. « Explidt ordo missalis secundum consueludinem Sce Aquen. Eccle. Quod missale scriptum fuit per me Jacobum Murri cleficum beneficiatum sub anno Dni M° CGCG° XXTIP, et die ullima men. aprilis. »

Même page. Bénédiction du pain et autres.

Page 831. Bénéd. des arrhes pour le mariage. Et au verso^ bénédiction nuptiale, comme à la lin du Brév. imimprimé de 1499 (infra).

Ajoutons pour compléter cette analyse que ce missel contient plusieurs proses. Il y en a une à chacune des principales fêtes.

A Noël, a Letabundus exultet fidelium chorus ».

A Pâques, « Victime paschali (G. R.), avec ce verset en plus ; « Veteri[s] fermenti sordes esu purgantur agni », lequel est ajouté au bas de la page, mais de la même époque. Il est à remarquer que le dialogue du « Die nobis Maria » répété (que l'on trouve ailleurs) n'est pas ici marqué. A la fin, précédant immédiatement le cri de foi « Scimus Xpristum », il y a cet autre verset : « Gredendum est magis soli Marie veraci quam Judeorum turbe fallaci. »

A l'Ascension, « Rex omnipotens ».

A la Pentecôte, (c. Sci Spiritus adsit nobis gloria »,

A la Fête-Dieu, « Lauda Sion ».

A la Transfiguration, « Letetur hodiematris Ecclesie sca devotio. »

A l'Assomption, « Sce Dei genilricis »,

A la Nativité de la S. V. « Nativitas Marie Virginis, que nos lavât a labe criminis, celebratur hodie, dies est leticie ».

A la Toussaint, « Superne riiatris gaudia représente! ecclesia ».

Le « Dies irse » n'y est pas.

— Invent. Dubreuil, Rouard, ch. Albanès.

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