‹ La liturgie aixiose [microform]: étude bibliographique et historiqueChapitre 83 sur 103 · HISTORIQUE DU CÉRÉMONIAL · texte numérisé non relu

HISTORIQUE DU CÉRÉMONIAL

En transcrivant, à la fin du siècle dernier *, l'Ordinaire de Lucien de Sens ^, l'abbé Dubreuil l'agrémentait de cette note: « Au fond, notre ancien office était le Romain ». Nos lecteurs ont pu voir déjà que celte opinion n'était pas erronée, pour ce qui concerne nos textes liturgiques. Elle est moins exacte, si on veut l'appliquer strictement au cérémonial. Cependant, là encore, se retrouve au fond la tradition romaine, qui se révèle même en des détails très secondaires. On y rencontre sans doute, indépendamment de certains usages locaux, dont plusieurs semblent venir de la vieille liturgie gallicane, bien des points totalement différents du romain tel que nous le pratiquons aujourd'hui. Mais il ne faudrait pas, à l'égard de ceux-ci, précipiter son jugement ; car on ne doit point perdre de vue qu'en matière liturgique, Rome n'a fixé dans son rite tels et tels détails, d'abord douteux ou libres, qu'après le Concile de Trente et même au cours de notre présent siècle.

(1) Doc. civiii, cîix.

(2) Doc. LXXHI.

AixoiSE . 269

Nous allons donc, en suivant le cycle de l'année liturgique, décrire d'abord les cérémonies aixoises telles que les font connaître nos documents du xiv° siècle,- du xv° et du xvV. Puis, nous parlerons de la période romaine de 1620 à la Révolution. En dernier lieu, nous traiterons des pratiques du xix° siècle.

Pour no pas allonger inutilement ce travail, nous négligerons de parti pris une foule de traits plus que secondaires et nous ne citerons, en général, que ce qui diffère de nos habitudes actuelles. Cependant, nous marquerons au passage exceptionnellement, certains détails typiques dont l'observance dénotait chez nous la tradition romaine.

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