‹ La liturgie dominicaineChapitre 113 sur 178 · SAINTE : THÉRÈSE · texte numérisé non relu

SAINTE : THÉRÈSE

au cimetière de Calipode, sur la Via Aurelia, au sommet du Janicule, puis on le rapporta à la basilique du Sainte-Marie du Transtévère, fondée par ses soins. On l’y vénère encore aujourd’hui. La mémoiïre des saints ne passe pas. Même en ce monde, ils participent à l’éternelle louange de Dieu.

Sainte Thérèse, Vierge.

LA MESSE

Infroït : « Le Seigneur lui a donné la sagesse, une grande science ; il lui a donné un cœur aussi large que le sable étendu sur le bord de la mer. — Chantez au Seigneur un:cantique nouveau, car il a fait des choses merveilleuses.

Oraison : « Dieu, notre Sauveur, exauceznous afin que, tout en nous réjouissant de la fête de la bienheureuse Thérèse votre Vierge, nous soyons nourris par l'aliment de sa doctrine céleste et formés au sentiment de sa pieuse dévotion ».

Lecture du Livre de la Sagesse, c. 7.

« Tai désiré l’intelligence et elle m’a été donnée. J’ai prié le Seigneur et l'esprit de sagesse est venu en moi. Je l'ai préférée aux royaumes et aux trônes, et j'ai jugé

La liturgie dominicaine. — VIII. 18

que les richesses ne sont rien auprès d'elle, Je ne l'ai point comparée aux pierres précieuses, parce que tout l'or, au prix d'elle, n’est qu’un peu de sable et que l’argent, en sa présence, est regardé comme de la boue. Je l’ai aimée plus que la santé, plus que la beauté ; j’ai résolu de la prendre pour lumière parce que sa clarté ne peut s’éteindre. Tous les biens me sont venus avec elle et j'ai reçu de ses mains des richesses innombrables, Je me suis réjoui en tout, parce que cette sagesse marchait devant moi, et j'ignorais qu’elle fût Ja mère de tous ces biens. Je l’ai apprise sans déguisement et je la communique sans envie. Je ne cache point ses avantages. Elle est un trésor infini pour les hommes. Ceux qui en ont fait usage sont devenus les amis de Dieu et les dons de la science les ont rendus recommandables, »

On dirait d’après ces textes de l’Introït, de l'oraison et de l’épitre qu’il s’agit d’un Docteur de l'Eglise. On ne parle que de sagesse, de doctrine. Et, en effet Thérèse de Jésus est vraiment un Docteur. Cette femme que Dieu fit passer par toutes les épreuves, se trouva tellement dégagée des choses de la terre qu’elle put pénétrer dans les profondeurs de Dieu. Elle est devenue le Docteur de la vie spirituelle. Qui veut -connaître la montée de l’âme vers Dieu, les divers degrés et les nombreuses péripéties, douloureuses souvent, de cette montée dans la lumière, doit lire ce que Thérèse en a écrit après l'avoir expérimenté en elle-même. On ne peut toucher à ces hautes questions mystiques de l'union avec Dieu sans consulter Thérèse de Jésus. Et c’est en ce sens qu'elle est le Docteur de la vie spirituelle. Docteur éclairé, lumineux, prudent, car Thérèse était, même au point de vie naturel, un esprit supérieur, d’un sens parfait. La grâce fut loin de détruire en eile, les beautés de la nature. Thérèse demeure au milieu des joies mystiques les plus profondes, aimable et spirituelle. Ses

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