‹ La liturgie dominicaineChapitre 114 sur 178 · SAINTE THÉRÈSE · texte numérisé non relu

SAINTE THÉRÈSE

saillies d'esprit jaillissent comme les étincelles d’un feu de joie. A Jésus lui-même, elle réplique gaiement. Quand, un jour, elle sort trempée d’une rivière et se plaint qu’il la traite ainsi, Jésus lui dit : c’est ainsi que je traite mes amis. — Ah Seigneur ! riposte Thérèse, c’est pourquoi vous en avez si peu !

Cette franchise gracieuse lui ouvre les cœurs. :

Graduel : « À celui qui me donne la sagesse, je donnerai la gloire ; j'ai désiré ardemment le bien et je ne serai pas confondue. — Mon âme s’est remplie d’elle, et c’est elle qui m’a affermie.

Alleluia, Alleluia. Seigneur, la connaissance de vos paroles illumine, elle donne l'intelligence aux humbles ».

Thérèse a recu la sagesse, mais par cette sagesse elle a rendu gloire à Dieu. Et quelle gloire ! C’est la sagesse qui, par elle, a rétabli le Carmel dans sa primitive observance. Elle le disait spirituellement. Thérèse n’est rien, un ducat n’est rien, mais Thérèse, un ducat et Jésus, c'est tout ! En effet, Jésus est la sagesse divine et avec lui Thérèse rendit l'esprit de ferveur à l'Ordre du Carmel. Malgré toutes les oppositions, malgré toutes les difficultés de l’indigence, elle bâtit trente-deux monastères. Elle fut aidée dans sa réforme, dans sa vie spirituelle par les lumières de plusieurs Docteurs dominicains, car elle avait une singulière estime pour l’Ordre des Prêcheurs. À Ségovie même elle reçut de saint Dominique de suprêmes encouragements. Et, dans une vision prophétique, Thérèse annonça que l'Ordre aurait beaucoup de martyrs. Les événements confirmèrent cefte prophétie, car les

der.

Prêcheurs des Philippines, en particulier, donnèrent au Japon, au Tonkin, en Chine, des martyrs nombreux. Et les temps ne sont pas finis.

Evangile : Respondens Jesus, p. [17].

Offertoire : « Il y eut dans mon cœur comme un feu dévorant, renfermé dans mes os. Je tombais en défaillance, car je ne pouvais le supporter ».

La sagesse divine illumine l'intelligence et, d'elle-même, par la lumière qu’elle répand elle embrase le cœur. Elle y met comme un feu dévorant d'amour pour Dieu.

Thérèse n’échappa point à cet incendie divin. Elle comprit à tel point l’amour infini de Dieu dans la douloureuse Passion de Jésus, que son bonheur était de souffrir avec lui. Ou souffrir ou mourir, disait-elle. Elle était pour ainsi dire incorporée totalement à Jésus crucifié et avec lui elle sauvait les âmes par sa souffrance personnelle. Un jour que son âme était perdue dans la contemplation divine, un ange lui perça le cœur d’une flèche. Thérèse s’affaissa comme frappée à mort. .

Secrète : « Seigneur, que par les prières de la bienheureuse Thérèse, notre dévotion soit acceptée par votre majesté, elle dont le cœur vous fut un holocauste si agréable ».

Holocauste parfait d'amour, car c’est d'amour et non de maladie que Thérèse mourut au monastère d'Albe en 1582. Là elle commença sa - Jouange éternelle à la bonté de Dieu.

Communion : « Seigneur, je chanterai éternellement vos miséricordes ! »

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