LA DÉDIC. DE LA BASIL. DU T:-S. SAUVEUR
son de Dieu, la porte du ciel. Son nom est le- Palais de Dieu. — Que j'aime vos tabernacles, Seigneur des armées célestes ; mon âme soupire après eux, elle défaille du désir de voir la maison du Seigneur ».
Il s’agit en premier lieu du temple de Jérusalem. Dans toute la Judée, dans le monde entier, il n’y avait pour les Juifs qu'un temple unique, une maison du Seigneur. Hors du temple de Jérusalem, ils ne trouvaient que des synagogues ou lieux de réunion où on lisait les Ecritures, où on les expliquait, où on chantait des psaumes.
A Jérusalem seulement, dans le temple du Seigneur, on offrait les sacrifices, on célébrait ces grandes liturgies des fêtes de la loi où l’on immolait d'innombrables victimes. Tout Juif pieux avait le désir de voir de ses yeux le
Temple-Saint, d'assister aux rites sacrés, de se
prosterner sur le pavé sanctifié par tant de bénédictions. C’est ce désir, que redit l’Introiït. Désir mêlé de terreur, car le Dieu d'Israël était surtout le Seigneur, le Maître, le Souverain. Il dominait plutôt par la crainte que var l’amour. Dans nos églises au contraire, c’est l’amour qui l'emporte, Car dans nos églises, ce n’est
‘plus Jéhovah qui régne, c’est la croix de Jésus
qui se montre à nos regards et, dans le tabernacle, c’est Jésus lui-même, c’est-à-dire l’amour de Dieu fait homme. Nous aimons plus Dieu, que nous ne le craignons. Il nous a tant aimés lui-même, que nos cœurs sont familiers avec lui. Nous l’appelons Notre Père, nous l’appelons Notre Ami. Et nous avons avec lui des relations de famille et d'amitié.
Oraison : « Dieu, qui renouvelez tous les ans
pour nous le souvenir de la consécration de ce temple et qui nous conservez en état d'assister aux saints mystères, exaucez les prières de votre peuple et accordez que quiconque entrera dans ce temple pour implorer vos bienfaits se réjouisse de les avoir obtenus ».
Lecture du Livre de l’'Apocalypse du bienheu- . heureux Jean, apôtre, c. 21.
« En ces jours-là, je vis la Cité sainte de la Jérusalem nouvelle, descendant du ciel, venant de Dieu, parée, ornée
comme une épouse pour plaire à son époux. Et j’entendis une voix forte qui sortait du trône et disait : Voici la maison de Dieu parmi les hommes, il habitera avec eux. Et les hommes seront son peuple, et Dieu lui-même sera au milieu d’eux leur Dieu. Et Dieu essuiera toutes les larmes de leurs yeux et la mort ne sera plus désormais, ni le deuil, ni les sanglots, ni la douleur, car tout ce passé aura disparu. Et celui qui était assis sur le trône dit : Voici que j’ai fait tout à neuf. »
Vision de lumière et de joie, qui nous transporte dans la vie invisible, cette vie qui doit être la nôtre éternellement. La cité nouvelle de Jérusalem, la cité des saints, a reçu toute sa parure. Ils se présentent dans la maison de Dieu, chacun avec sa gloire personnelle. Ils font partie des murs et des portes de la cité sainte. Chacun par ses épreuves, par ses souffrances a été taillé, façonné, sculpté, selon les dessins spéciaux de sa prédestination. La grâce de Dieu a poli ces pierres, elle les a travaillées d’après le modèle éternel, et chacune, dans les murs de la cité sainte est placée à sa place, par le divin archi-" tecte. C’est à lui de bâtir selon le plan qu'il a conçu ; c’est à nous, les pierres de la bâtisse, de” nous laisser façonner au gré du divin architecte." Quelquelois son ciseau nous arrache quelques