SAINT CLÉMENT
était comme un père. Il les consolait, il leur parlait de Jésus, il leur montrait au bout. de leurs supplices, la béatitude éternelie.
Ces pauvres gens l’écoutaient avec avidité, Un jour l’eau vint à manquer et la soif épuisait ces forçats du Christ. Clément se mit en prières pour obtenir de Dieu ce que les hommes refusaient. Il monta sur le sommet d’une colline et ses yeux émerveillés y virent un Agneau qui de son pied droit marquait une source. Les chrétiens purent étancher leur soif. Cette source, à telle hauteur, parut si merveilleuse que de nombreux païens demandèrent le baptème.
Un agneau, l’Agneau divin, fait jaillir une source d’eau vive. Symboie gracieux du baptême et de la vie nouvelle que le Christ apportait au monde. Les chrétiens furent frappés de cette noble image. Ils la reproduisirent dans les catacombes et plus tard sur les mosaïques qui décorent l’abside des églises romaines. On y voit souvent l’Agneau Vainqueur, au pied duquel l’eau jaillit en abondance.
Mais Trajan n’y fut point sensible. Il ordonna de mettre Clément à mort. On lui attacha une ancre au cou et on le jeta dans la mer. Il y mourut. Mais les chrétiens, pleura:t leur Père, se mirent à genoux sur, le rivage. La mer recula de trois milles et laissa à découvert un petit temple où réposait le corps du martyr, et près de lui, l'ancre, instrument de son supplice. Les anges avaient enseveli C'ément dans le marbre. Sous le pontificat de Nicolas I, son corps fut transporté à Rome. Il le plaça dars sa propre maison du Coœælius, convertie en église. Aujourd’hui encore on l’y vénère avec joie. C’est Saint- Clément, ravissante petite église, qui a succédé
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à celle de Nicolas I. Eglise dominicaine depuis | de longues années, desservie par des Domini- . cains Irlandais. Eglise chère aux Dominicains français, car elle reçut le Père Lacordaire et ses premiers fils. Pas longtemps, c'est là que vint les trouver l’ordre de Grégoire XVI, qui exigeait leur dispersion en plusieurs maisons dominicaines. Le P. Lacordaire était présent. Il arrivait de France, après son fameux discours à Notre- Dame sur la Vocation de la nation française, Je 12 février 1841.
I! ne se laissa pas abattre. Il savait d’où venait la suspicion qui planaïit sur lui et son œuvre ; il savait aussi que ne travaillant pas pour son propre intérêt, ni pour l'intérêt d’une secte quelconque, mais bien pour l'intérêt exclusif de Dieu, il n'avait qu’à laisser agir la Providence. Avant tout l’obéissance au Pape. Cet acte de soumis- - sion, c’est tout ce que voulait Grégoire XVI. En le faisant si spontanément, le Père Lacordaire mettait à nu son âme de saint. li donnait la preuve évidente de l'esprit qui le dirigeait dans son entreprise. }
Saint Clément le protégea, l’éclaira, le fortifia lui, qui aux jours pénibles de son pontificat avait connu aussi que rude est le chemin du calvaire. Mais aux cœurs humbles et vaillants la peine est douce. L’Agneau, l’Agneau divin fait jaillir sous son pied la source de toute joie.
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Secrète : « Seigneur, sanctifiez ces offrandes que nous vous présentons et, par l’intercession du bienheureux Clément, votre Martyr et Pontife, purifiez-nous de la tache de nos péchés ».
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Communion : « Heureux le serviteur que 1e