SAINT PIERRE CHRYSOLOGUE
Sixte le. regarda. Quand il se présenta avec les autres ambassadeurs de Ravenne, il le reconnut aussitôt et, malgré leurs instances, c’est lui qu’il créa archevêque. Cette nomination miraculeuse eut lieu l’an du Christ 435.
Il fallut une sévère admonition de Dieu pour faire accepter aux ambassadeurs cet archevêque dont ils ne voulaient point. Ils n’eurent pas lieu de s’en répentir.
Pierre fut reçu avec honneur à Ravenne, alors capitale de l’empire, par l’empereur Valentinien, sa mère Galla Placidia, et tout le peunle. l'Homme de Dieu, qui était effrayé du fardeau mis sur ses jeunes épaules, demanda seulement aux princes et au peuple de l’aider dans son gouvernement par leur fidélité à la foi chrétienne et la soumission à ses enseignements, Son éloquenceétait si ardente que, quelquefois, la voix lui manquait.…
Ses écrits contre les hérétiques, qui se révoltaient contre l'Eglise, furent pour elle une lumière et une force. Ils lui méritèrent le titre de Docteur.
Signalons ce fait intéressant pour la France. Saint Germain d'Auxerre mourut à Ravenne.
L’archevêque avait une telle vénération pour lui que, en l’ensevelissant avec honneur, il garda son vêtement et son cilice. Trésors précieux dont il ne voulut pas se séparer.
Sentant sa fin prochaine, après dix-huit ans d’épiscopat, il quitta Ravenne et rentra dans sa ville natale. Il déposa sur l’autel de saint Cassien, titulaire de la cathédrale, un grand diadème d’or, orné de pierres précieuses. Puis, il congédia les habitants de Ravenne qui l'avaient accompagné, en leur recommandant de choisir pour son successeur un prêtre excellent.
La liturgie dominicaine. -- VIII ; 26
# se PANNES
Pierre Chrysologue mourut, peu après, le 4 décembre. =
Il est une de ces grandes figures épiscopales du V° siècle, qui honorèrent par leur sainteté l'Eglise catholique et la défendirent par leurs écrits. Hommes de Dieu, remplis du Saint-Esprit, oublieux d'eux-mêmes, serviteurs très humbles et très intrépides de la cause du Christ. Nous sommes devant ces géants de la foi de chétifs chrétiens. Eux, ils avaient la passion de Dieu, nous, nous avons la passion de nous-inêmes. Ils étaient dans la vérité, et c’est nous qui sommes dans l'erreur. Ils comprenaient le christianisme et en vivaient à fond. Nous, nous en prenons ce qui nous plaît, et nous n’en avons que la surface.
Saint Nicolas, Evêque.
MESSE : Sfatuit, p. [12].
Oraison : « Dieu, qui avez illustré par d’innombrables miracles le bienheureux Pontife Nicolas, accordez-nous, par ses mérites et-ses prières, d’être délivrés des flammes de l'enfer ».
Saint très populaire, car il fut et il est encore en beaucoup de lieux le patron des jeunes gens. Catherine, la martyre, pour les jeunes filles, Nicolas pour les jeunes gens. D’innombrables